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Une nouvelle étude explique les bénéfices du bilinguisme chez les enfants

Alors que certains parents s’inquiètent parfois du risque que ferait peser le bilinguisme sur leurs enfants, notamment en matière de retard linguistique ou d’échec scolaire, la recherche permet aujourd’hui de lever toutes les craintes. Les études démontrent les unes après les autres que, non seulement le bilinguisme procure des gains matériels et économiques évidents (meilleures opportunités professionnelles, salaires plus élevés…) mais qu’il apporte également de nombreux avantages d’un point de vue du développement cérébral.

Une récente étude menée par l’Université de Washington (Institut d’apprentissage et des sciences du cerveau) démontre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément et que le bilinguisme est porteur de nombreux avantages cognitifs.

VivaLing vous en livre les principales conclusions.

the effects of bilingualism

1- L’apprentissage des langues dans la première année de vie

Jusqu’à l’âge de 6 mois environ, les nourrissons sont capables d’entendre les différences entre les consonnes et les voyelles qui composent universellement les mots dans toutes les langues. À l’âge de 12 mois, la discrimination des sons de la langue maternelle du nourrisson s’améliore significativement, alors que la discrimination des sons non indigènes diminue (Kuhl et al., 2006). Ainsi, cela signifie qu’à l’âge de 12 mois, les nourrissons perdent leur capacité d’auditeur universel et se spécialisent dans leur(s) langue(s) maternelle(s).

Par ailleurs, la recherche montre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément. Cependant, la qualité et la quantité de la langue qu’ils entendent jouent un rôle clé dans ce processus d’apprentissage. Une étude montre que les nourrissons exposés à une nouvelle langue à l’âge de 9 mois à l’occasion de séances de jeu interactives avec un professeur apprennent en seulement 6 heures à discriminer les sons des langues étrangères à des niveaux équivalents aux enfants exposés à cette langue dès leur naissance. Toutefois, aucun apprentissage ne se produit si le même enseignement est présenté via des cassettes audio ou vidéo (Kuhl, Tsao, & Liu, 2003). Ainsi, l‘apprentissage précoce des langues dépend fortement des interactions sociales et de la qualité de la parole que les enfants entendent.

Que ce soit chez les enfants monolingues ou bilingues, le niveau de maitrise d’une langue reflète la qualité et la quantité de langue que les enfants entendent. Les jeunes enfants apprennent mieux grâce à des interactions sociales fréquentes et grâce à la qualité des conversations avec des locuteurs natifs.

 

the benefits of bilingualism

2- Vocabulaire et développement grammatical

 

Les jeunes enfants exposés à deux langues dès la naissance commencent généralement à produire leurs premières syllabes et leurs premiers mots au même âge que les enfants exposés à une seule langue. En outre, l’évolution du vocabulaire et de la croissance grammaticale ressemble beaucoup à la trajectoire suivie par les enfants monolingues. Les types de mots que les enfants apprennent et la relation entre le vocabulaire et la croissance grammaticale dans chaque langue reproduisent le modèle monolingue.

Néanmoins, l’effet de l’expérience bilingue sur la production et la compréhension de la langue se manifeste souvent par un décalage dans le vocabulaire et l’acquisition grammaticale. Bien que certaines études aient montré que les enfants bilingues respectent les normes monolingues, plusieurs études rapportent que les bilingues disposent d’un vocabulaire plus restreint dans chaque langue que les monolingues (Hoff et al., 2012). Étant donné que les recherches montrent que les compétences linguistiques des enfants reflètent la quantité de langue qu’ils entendent, ces résultats ne sont pas surprenants. Les bilingues divisent leur temps entre deux langues, et ainsi, en moyenne, entendent moins de chaque langue. Cependant, il est important de noter que les enfants bilingues ne sont pas en retard par rapport à leurs pairs monolingues lorsque l’on prend en compte les deux langues. Par exemple, les tailles de vocabulaire bilingues, lorsqu’elles sont combinées dans les deux langues, sont égales ou supérieures à celles des enfants monolingues. Des constatations similaires sont rapportées sur les mesures des connaissances grammaticales.

 

3-Apprendre à lire

La lecture est un processus complexe acquis par une formation explicite, généralement après que l’enfant ait appris à parler en phrases complètes. Des études portant sur des enfants monolingues démontrent le rôle essentiel du langage oral dans la lecture et la réussite scolaire. Des milliers d’enfants américains se retrouvent dans des situations où ils doivent acquérir les bases de la lecture dans une langue qu’ils ne parlent pas ou où leurs connaissances linguistiques sont extrêmement pauvres. Cependant, la recherche démontre que l’exposition à deux langues augmente la conscience phonologique, qui est la capacité de reconnaître et de manipuler les unités sonores de la langue et qui est l’un des meilleurs prédicteurs de la capacité de lecture.

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4-Les avantages cognitifs du bilinguisme

Contrairement à ce que l’on pensait autrefois, le bilinguisme ne cause aucune confusion. La recherche montre même que l’exposition simultanée à deux langues engendre plusieurs avantages cognitifs. Une partie de la préoccupation concernant la confusion provient de ce qu’on appelle «mélange de code» ou «changement de code» (« code switching » en anglais).

Les enfants bilingues combinent parfois des mots ou des expressions des deux langues lorsqu’ils interagissent avec leurs pairs, leurs parents  ou leurs enseignants. Il est important de comprendre que le changement de code est naturel pour les adultes et les enfants bilingues et reflète le fait que les bilingues connaissent souvent certains mots mieux dans une langue que dans l’autre. Le changement de code chez les adultes et les enfants bilingues est régi par des règles et non pas au hasard, et les enfants bilingues suivent les mêmes principes que les adultes bilingues (Paradis, Nicoladis et Genesee, 2000).

Plutôt que de provoquer de la confusion, on comprend maintenant que le besoin constant de gérer l’attention entre deux langues favorise la pensée des enfants sur le langage en soi et conduit à une augmentation des compétences métacognitives et métalinguistiques (Bialystok, 2007). Les enfants bilingues dès l’âge de 7 et 12 mois se sont révélés être des apprenants plus flexibles comparés aux enfants monolingues (Kovacs & Mehler, 2009).

De plus en plus de preuves suggèrent que les bilingues présentent de meilleures performance en matière de fonctions exécutives (Bialystok, Craik et Luk, 2012) notamment en ce qui concerne l’attention, la flexibilité de la pensée (flexibilité cognitive) et la mise à jour des informations dans la mémoire de travail. Le bilinguisme exige une attention constante à la langue cible. L’expérience des bilingues avec deux langues améliore les réseaux cérébraux pertinents, ce qui les rend plus robustes pour le fonctionnement exécutif tout au long de leur vie. Il est intéressant de noter que l’effet cumulatif des deux langues se traduit également par des effets protecteurs contre le déclin cognitif avec le vieillissement et l’apparition de la maladie d’Alzheimer (Craik, Bialystok et Freedman, 2010). De récentes études cérébrales indiquent que les différences en matière de fonctions exécutives entre les monolingues et les bilingues se vérifient dès la petite enfance (Ferjan Ramírez et al., 2016) et persistent tout au long de la scolarité (Arredondo et al., 2016) et à l’âge adulte (Abutalebi et al Stocco et Prat, 2014).

 

 

the benefits of bilingualism

Conclusion

De plus en plus de recherches indiquent que le bilinguisme modifie non seulement les modes d’acquisition et d’utilisation du langage, mais aussi les processus cognitifs dès le plus jeune âge. Les enfants bilingues présentent des performances égales ou meilleures  que les monolingues lorsque les deux langues sont prises en compte. Les études suggèrent que l’apprentissage optimal est obtenu lorsque les enfants commencent à apprendre deux langues à un âge précoce (c’est-à-dire entre la naissance et l’âge de 3 ans) grâce à des interactions de qualité avec des êtres vivants et que l’exposition aux deux langues est maintenue tout au long de l’enfance. On constate que les environnements les plus propices à l’apprentissage bilingue sont ceux où les parents considèrent le bilinguisme comme un atout qui apporte des avantages cognitifs, sociaux et économiques importants et qui utilisent quotidiennement un langage de qualité pour communiquer avec leurs enfants.

 

Source: http://ilabs.uw.edu/Bilingual_Language_Learning_in_Children.pdf

 

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Etre bilingue, c’est bon pour le cerveau!

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est bilingue ou multilingue. Il existe des avantages évidents à être bilingue, comme la capacité de communiquer avec des gens partout dans le monde pour les affaires ou simplement pour socialiser. Mais au-delà de ses avantages « sociaux », la recherche scientifique a mis en évidence de nombreux autres avantages au niveau cérébral. VivaLing vous propose un état des lieux des dernières découvertes scientifiques.

 

Bilinguisme VivaLing

 

  • Les enfants bilingues sont plus attentifs et concentrés

Les enfants bilingues sont capables de fixer leur attention sur un objectif précis et inhiber les éléments perturbateurs. Ceci a notamment été démontré par une expérience menée par Diane Poulin-Dubois (Université Concordia à Montréal) en 2010. La différence entre les enfants bilingues et les enfants monolingues tient au fait que le lobe frontal, partie du cerveau qui est notamment associée dans l’élaboration de processus cognitifs complexes tels que la planification ou le raisonnement déductif, est plus sollicité chez les bilingues.

 

  • Le bilinguisme permet de développer des facilités d’adaptation

 

En 1999, Ellen Bialystok (Université York à Toronto) a démontré que le bilinguisme permet de développer des facilités d’adaptation précoces. Pour son expérience, la chercheuse avait formé deux groupes d’enfants : un groupe d’enfants monolingues et un groupe de bilingues de 4 à 5 ans. Chaque enfant devait classer des cartes sur lesquelles figuraient des cercles ou des carrés, rouges ou bleus, par forme puis par couleur. Résultat : les enfants bilingues ont mieux réussi ces deux tâches que les enfants monolingues. Ces derniers, perturbés par le changement de consigne (classement par forme puis par couleur), ont moins su s’adapter.

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  • Le bilinguisme permet de retarder l’apparition des maladies mentales

 

En 2010, des chercheurs de l’Université York à Toronto ont étudié 211 patients présentant une démence, en analysant plus particulièrement l’historique de la maladie (âge à partir duquel elle s’est déclarée, différents stades d’aggravation, etc.) et le niveau d’éducation (et notamment la maîtrise ou non de deux ou plusieurs langues). L’analyse de ces données a permis de démontrer que chez les patients multilingues la maladie s’est déclarée 4,3 ans plus tard que chez les patients monolingues. Une autre étude parue dans la revue Neurology en 2013 a confirmé ces résultats. Le bilinguisme permet un retard de 4 à 5 ans en moyenne de l’acquisition de certaines maladies comme Parkinson ou Alzheimer. Une activité cérébrale intense entretient en quelque sorte le “jeu cérébral” et permet donc de retarder les dégénérescences neurologiques.

 

  • Les enfants bilingues sont plus créatifs

 

Dans une étude menée en 2010 en Israël, des enfants de 4 à 5 ans (bilingues et monolingues) ont dessiné soit une maison soit une fleur fantastique. L’examen des dessins a montré que les enfants bilingues étaient plus imaginatifs, plus créatifs et qu’ils maîtrisaient mieux les concepts abstraits.

 

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  • Le bilinguisme améliore les compétences de planification et de résolution de problèmes

 

En 2015, des chercheurs espagnols ont mis en évidence le fait que les personnes maîtrisant deux langues sont plus rapides et performantes sur des tâches cognitives complexes faisant appel aux fonctions de contrôle exécutif telles que la planification et le raisonnement. De manière générale, les neuropsychologues s’accordent sur le fait que le bilinguisme augmente les performances du système cognitif des fonctions exécutives, qui sont responsables de tous les processus impliquant l’attention, la sélection, l’inhibition, le changement, etc… Le bilinguisme permet donc de créer de nouvelles connexions au sein du cerveau. Grâce à une capacité de développement plus avancée, les enfants ont alors la capacité de comprendre et de passer plus facilement d’une matière à l’autre. D’où l’importance de développer le bilinguisme dès le plus jeune âge afin d’acquérir des facilités dans d’autres domaines par la suite.

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6 Astuces pour une rentrée réussie !

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Ça y est, c’est la fin des vacances et avec elles une certaine forme d’insouciance et de légèreté. La rentrée est pour beaucoup synonyme de stress et d’appréhension.  Pour les enfants, il faut se refaire de nouveaux amis, rencontrer de nouveaux professeurs et, pour les parents, installer une nouvelle routine avec une myriade d’activités et une multitude de contraintes à gérer. VivaLing vous aide à aborder cette période de l’année avec confiance et sérénité en vous livrant 6 conseils.

 

  • Favorisez le sommeil.

Pendant l’été, les enfants n’ont pas d’horaire de coucher fixe, ce qui est compréhensible. Mais le sommeil est essentiel pour une année scolaire sereine et productive. Aidez vos enfants à se remettre sur la bonne voie en les mettant au lit et en les réveillant plus tôt au moins une semaine avant la reprise des cours.

  • Rencontrez les enseignants de vos enfants.

Vous aurez certainement l’occasion d’assister à des journées portes ouvertes et à de multiples réunions de présentation au début de l’année scolaire, mais aucune ne vous donnera la chance de passer du temps de qualité avec les enseignants de vos enfants. Essayez de trouver quelques minutes avant ou après l’école pour les rencontrer en tête-à-tête. À tout le moins, envoyez-leur un e-mail d’introduction afin de vous présenter et demander des conseils sur la meilleure façon d’aider votre enfant tout au long de l’année.

  • Faites des devoirs un moment privilégié.

Planifiez dans l’emploi du temps de votre enfant un créneau quotidien pour les devoirs. Définissez avec lui un endroit tranquille et confortable dans la maison où il pourra travailler (sa chambre, un bureau…) et équipez-le des fournitures nécessaires pour bien étudier (recharges de stylo, feuilles, cahiers…). Plus votre enfant disposera d’un moment et d’un endroit privilégié, plus il sera motivé pour faire bien travailler tout au long de l’année.

  • Planifiez un temps de lecture quotidien.

La lecture est un facteur clef de réussite scolaire : cela permet d’enrichir le vocabulaire de votre enfant, son aisance à l’oral comme à l’écrit. Cela développe son imagination, sa créativité et enrichit son univers intérieur. C’est aussi un moment de partage unique qui vous permet d’explorer de nouveaux mondes et de vivre de nouvelles aventures avec votre enfant. Essayez donc de consacrer chaque jour 20 minutes pour lire avec votre enfant. En grandissant, votre enfant conservera ce gout et ce plaisir de lire au quotidien.

  • Encouragez et motivez.

Chaque année scolaire qui commence est un nouveau défi à relever pour votre enfant. Quel que soit ses résultats passés, faites-lui part de votre soutien et de votre confiance pour cette nouvelle année. Encouragez-le à faire de son mieux, dédramatisez les échecs et rappelez-lui qu’il peut toujours vous solliciter en cas de besoin.

  • Sélectionnez les bonnes activités.

Chaque enfant a des goûts et des aptitudes différents. En ce début d’année, prenez le temps de vous asseoir avec votre enfant pour comprendre ce dont il a envie et besoin, et voir ce qui peut tenir raisonnablement dans son emploi du temps et dans le vôtre. Apprendre une nouvelle langue vivante fait partie des activités qui dotera votre enfant d’un formidable atout pour l’avenir, tant au niveau personnel que professionnel. VivaLing vous offre la possibilité de faire ce magnifique cadeau à votre enfant dans les meilleures conditions : des cours ludiques et interactifs, 100% personnalisés avec un professeur particulier qualifié et expérimenté, sans avoir à sortir de chez vous !

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Pourquoi les enfants apprennent mieux : la science nous éclaire enfin

Le commun des mortels l’a observé et la science expérimentale l’a confirmé : les enfants sont plus aptes que les adultes à apprendre les langues étrangères et à atteindre un niveau élevé. Quelles en sont les raisons ? Toutes choses égales par ailleurs, ce sont la neurologie et la psychologie qui vont nous fournir la réponse.

Les explications neurologiques s’intéressent à l’état du cerveau et sa capacité à mener à bien une tâche donnée à un certain stade de son développement. Plusieurs pistes furent explorées dès les années 60. L’une portait sur la maturation du cerveau et suggérait que celui-ci était comme une tablette d’argile : une fois gravée avec la langue maternelle elle ne pouvait s’effacer, être réécrite ou complétée par une langue étrangère. Une autre explication se concentrait sur les interférences de la langue maternelle et affirmait qu’une fois celle-ci acquise, c’est le mécanisme d’apprentissage lui-même qui était complètement démantelé, afin de réaffecter les tissus neuronaux – ressource rare – à d’autres tâches. On sait aujourd’hui que ces explications extrêmes sont pour certaines fausses et pour d’autres incomplètes et simplistes.

En revanche, on en sait beaucoup plus sur d’autres phénomènes liés à l’âge et affectant la capacité à apprendre une langue étrangère. Le premier d’entre eux est la diminution de plasticité cérébrale avec le temps. La neuro-plasticité, ou plasticité cérébrale, ou encore plasticité du cerveau, désigne le changement des circuits neuronaux sous l’effet de l’environnement ou de l’expérience. A chaque nouvel apprentissage (que ce soit un savoir ou une aptitude), de nouveaux câblages cérébraux se créent de sorte à permettre la transmission de l’information et son traitement. A l’inverse les connexions inutilisées sont détruites pour optimiser le fonctionnement et la performance du cerveau. A la naissance, chaque neurone (et on en compte quelque 100 milliards) possède 2500 synapses permettant les connexions neuronales. A l’âge de 2-3 ans, ce nombre de synapses par neurone a augmenté à 15000, soit … le double de la quantité à l’âge adulte. En effet par élagage neuronal, la densité synaptique décroit progressivement à partir du milieu de l’enfance et de l’adolescence à un rythme propre à chaque partie du cerveau. De plus, la myélinisation (« gainage » des axones) renforce encore l’efficacité des transmissions neuronales retenues, au détriment de flexibilité du cerveau à établir de nouveaux circuits neuronaux. La spécialisation des zones du cerveau à des fonctions spécifiques et très précises se poursuit. La neuro-plasticité diminue donc inexorablement avec la maturation du cerveau. Les processus comme l’apprentissage des langues connaissent une fenêtre d’opportunité privilégiée qui succède aux fonctions sensorielles de base et précède les fonctions cognitives supérieures.

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Sur la base de la plasticité cérébrale, l’apprentissage connait des périodes sensibles successives concernant : les sens à la petite enfance, les langues et les fonctions motrices à l’enfance, et plus tard les fonctions cognitives supérieures (mathématiques, pensée critique, etc…) (credit : adapté de Hensch, 2005, Nature Reviews Neuroscience)

 

David Birdsong, l’un des chercheurs actuels en pointe sur les effets de l’âge d’acquisition, en recense d’autres causes. D’abord, le déclin généralisé des capacités cognitives avec l’âge est un phénomène régulier qui n’épargne pas l’apprentissage des langues. Ensuite, les interférences de la langue maternelle augmentent probablement avec l’âge – qui marque la durée d’usage de cette langue. Enfin, selon les psych0-linguistes, avec l’âge disparaît l’accès à la Grammaire Universelle – cette capacité innée à apprendre le langage chère à Chomsky – ou tout autre mécanisme d’apprentissage spécifique aux langues.

Les causes socio-psychologiques liées à l’âge sont de nature complètement différente mais non moins significatives. Les enfants ne ressentent pas de gêne à la nouveauté, puisque tout est nouveau et que du même coup rien n’est vraiment anormal. Les sons même très différents de ceux de la langue maternelle ne sont pas effrayants pour autant. Les enfants les prononcent avec conviction là où les adultes pourraient hésiter à les appuyer avec la même énergie, tant ils sont « étranges ». De manière plus importante encore, l’enfant n’aura pas peur d’essayer même sans être complètement sûr, de se lancer, quitte à se tromper et à recommencer. Les autres enfants ne porteront d’ailleurs pas de regard critique, du moins pas dans les mêmes proportions. L’adulte, lui, pourra ressentir une certaine gêne, celle de faire des erreurs ou de ne pas être à la hauteur. Il pourra craindre que son statut social exprimé naturellement dans sa langue maternelle se trouve dégradé par une maitrise moins bonne de l’autre langue. Bref, la conscience sociale plus aigüe joue parfois contre l’apprentissage des langues par les adultes.

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Indépendamment de la qualité des conditions d’apprentissage – dont nous reparlerons-, l’enfant aura donc plus de facilité à apprendre une langue étrangère que l’adulte, pour des raisons à la fois neurologiques et socio-psychologiques. Voilà pourquoi il faut profiter de la période sensible de l’enfance, si favorable.

Portrait of smart schoolgirls and schoolboys looking at the laptop in classroom

Peut-on oublier une langue apprise dans sa petite enfance ?

 

Portrait of smart schoolgirls and schoolboys looking at the laptop in classroom

Qu’en restera-t-il ? C’est la question récurrente – et un peu angoissée –  que se posent les parents au sujet des langues apprises par leurs rejetons dans l’enfance ou la petite enfance, en particulier lorsqu’elles ne sont pas pratiquées par la suite. Nous y avions déjà consacré un billet de blog que vous aviez été extrêmement nombreux à lire.

La conclusion, basée sur une étude de C. Pallier datant de 2003, semblait sans appel : une langue apprise dans la petite enfance peut être oubliée aussi vite qu’elle est apprise si elle n’est pas utilisée ou du moins conservée jusqu’au-delà de la puberté.

Et pourtant. L’interprétation fine des résultats de cette étude a été remise en cause par de nombreuses autres publications. Fin 2014, J. Pierce, de l’université McGill au Canada, démontrait pour la première fois que la représentation neuronale d’une langue acquise dans la petite enfance est solidement ancrée dans le cerveau, même si le sujet n’a aucun souvenir conscient de cette langue suite à une cessation totale d’exposition.

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La démonstration faisait appel à des orphelins chinois adoptés vers l’âge de 13 mois par des familles françaises, et complètement coupes de leur langue d’origine. 12 ans plus tard, alors qu’ils n’avaient aucun souvenir conscient de leur langue, leur cerveau réagissait au système tonal de la langue chinoise exactement comme des locuteurs natifs chinois. En effet, à l’écoute de phonèmes prononcés avec des tons différents, leur cerveau faisait appel dans l’hémisphère gauche à ses centres du langage, alors qu’un groupe témoin de français sollicitait dans l’hémisphère droit les fonctions de traitement acoustique de signaux complexes non linguistiques.

Avoir un cerveau qui semble garder des traces de la langue de jadis alors que le sujet n’en a aucun souvenir conscient, cela sert-il à quoi que ce soit ?

Oui, comme l’avait écrit Leher Singh de la National University of Singapore des 2011. Elle aussi s’était intéressée à des orphelins, cette fois du sous-continent indien, adoptes dans leur toute petite enfance par des familles américaines et complétement coupés par la suite de leur langue d’origine. Les langues indiennes comportent des contrastes phonétiques sur les “t” et les “d” qui sont imperceptibles á l’oreille des américains. Bien des années après leur changement de continent, nos petits adoptés non plus ne semblaient percevoir ces contrastes. Du moins initialement. Car après un mois d’exposition, les petits adoptés avaient fait des progrès considérables dans la discrimination de ces sons, contrairement à un groupe témoin de jeunes américains.

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Voici donc ce que la science nous enseigne à ce jour :

  • vers l’âge de un an, le cerveau du nourrisson perd à jamais la faculté de discriminer des sons (consonnes, voyelles, tons) absents de sa propre langue ou de son environnement linguistique. Pour percevoir des contrastes d’autres langues il doit y être expose pendant cette période critique phonétique autour de l’âge de un an.
  • la non-exposition à la langue d’origine, par la suite, ne signifie pas qu’elle sera entièrement oubliée. Il en restera des traces inconscientes, neurologiques, qui en faciliteront le réapprentissage de manière significative.

Des lors, il ne faut pas hésiter à exposer son enfant à une ou plusieurs langues cibles alors qu’il est encore nourrisson, même si ces langues ne sont destinées a être utilisées ou réapprises que plus tard. C’est un investissement qui ne peut être fait qu’a cette période critique de la vie. La quasi-totalité des parents l’ignore. Pas vous.

 

Pour en savoir plus :

 

Lara J. Pierce, Denise Klein, Jen-Kai Chenc, Audrey Delcenseried, and Fred Geneseea (2015). Mapping the unconscious maintenance of a lost first language. PNAS, february 2015, vol 112

Leher Singh, Jacqueline Liederman, Robyn Mierzejewski and Jonathan Barnes (2011). Rapid reacquisition of native phoneme contrasts after disuse: you do not always lose what you do not use. Journal of developmental science. 14:5 (2011), pp 949–959

Pallier C, et al. (2003). Brain imaging of language plasticity in adopted adults: Can a second language replace the first? Cereb Cortex 13(2):155–161.

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La perception des sons : avant l’âge de 1 an, ou jamais

Les enfants naissent “auditeurs universels”. Pendant les premiers mois de leur vie, ils peuvent distinguer tous les sons produits par les humains. Ce n’est pas une mince affaire : vous et moi en sommes parfaitement incapables. Un adulte japonais typique est incapable d’entendre la différence entre les sons /l / et /r/ de l’anglais. Un adulte anglais typique ne peut détecter la nuance entre les sons /ɕ/ and /t͡ɕ/ du mandarin. Les sons /k/ et /q/ des langues américaines indigènes ne sont pas différenciés par les adultes Américains non Indiens. Et le contraste entre les voyelles mi-fermées et mi-ouvertes (/e/, /ɛ/) du catalan est difficile à percevoir même pour les adultes espagnols parlant le castillan.

Les bébés écoutent, et écoutent longuement. Et tandis qu’ils écoutent, leur cerveau fait des statistiques sur les langues parlées dans leur environnement. Ce qu’il se produit à l’âge de 1 un est transformation linguistique extraordinaire. Les bébés s’améliorent à la perception des contrastes sonores de leur propre langue (contrastes natifs) ; mais ils perdent complètement et irrémédiablement la capacité à détecter les différences sonores présentes dans d’autres langues mais pas la leur (contrastes non natifs). L’âge auquel se produit cette transformation est appelé période phonétique critique. C’est la plus claire de toutes les périodes critiques linguistiques.

De manière étonnante, avant qu’ils n’atteignent cette période, les bébés peuvent être sensibilisés aux autres langues. Dans son TED Talk mémorable de 2010, Patricia Kuhl décrit comment 12 séances dispensées par un locuteur de mandarin sur des bébés américains ont le même effet que dix mois et demi de mandarin natif sur des bébés taiwanais : à la fin de l’expérience les deux groupes sont également bons dans leur perception des contrastes du mandarin. Au bout du compte, les contrastes sont soit perçus avant le premier anniversaire, soit jamais.

Deux miracles supplémentaires sont à souligner. D’abord, le cerveau du bébé est un cerveau social. Si le bébé est exposé aux contrastes des autres langues par l’intermédiaire d’une bande sonore ou vidéo, leur performance est aussi mauvaise que s’il n’y avait pas de formation du tout. Mais si le bébé est formé par une personne bien vivante, alors sa capacité à percevoir les contrastes sonores devient aussi bonne que s’il était un locuteur natif. Sarah Roseberry, chercheur au laboratoire de Patricia Kuhl, a démontré en 2011 que l’impact social est ressenti indépendamment de la présence physique de la personne ou non : une interaction vidéo en ligne, synchrone, de type Skype, aura le même effet.

Le second miracle réside dans la façon dont les adultes peuvent déterminer si les bébés entendent ou non les contrastes. Les bébés, évidemment, ne savent pas parler, ne comprennent pas le but des chercheurs et ne pourraient de toute façon pas exprimer les résultats de manière consciente. Dans une vidéo de 2009, Derek Houston résume 3 méthodologies utilisées communément et historiquement pour explorer les capacités de perception du discours des nourrissons :

– La succion à forte amplitude (High Amplitude Succion) : des capteurs mesurent l’amplitude et la vitesse à laquelle un bébé suce sa tétine. Quand des sons différents (et perçus comme tels) sont diffusés, la fréquence de succion augmente.

– Le conditionnement de l’orientation du regard (Conditional Head Turns) : on enseigne au bébé à tourner la tête à l’audition d’un signal particulier, en l’occurrence lorsqu’un contraste sonore est diffusé. Si le bébé ne tourne pas la tête c’est qu’il n’a pas entendu le contraste.

– Les méthodes d’habituation visuelle (Visual Habituation Methods) : lorsque le bébé est habitué à un son donné, le temps qu’il passe à fixer une cible visuelle a tendance à diminuer. Une augmentation soudaine signifie que le bébé a entendu un son nouveau.

Aujourd’hui les scientifiques ont de plus en plus recours aux techniques d’imagerie électro-physiologique et neuronale, comme mentionné dans la vidéo de Patricia Kuhl. Cela nous permet de voir directement ce qu’il se passe à l’intérieur du cerveau, et de déduire si les contrastes sonores sont perçus ou non.

 

Pour plus d’information :

Houston, D. M., Horn, D. L., Qi, R., Ting, J. Y. and Gao, S. (2007) : Assessing Speech Discrimination in Individual Infants. Infancy, 12: 119–145

Kuhl, P. K., Tsao. F.-M., & Liu, H.-M. (2003). Foreign-language experience in infancy: Effects of short-term exposure and social interaction on phonetic learning. Proceedings of the National Academy of Sciences, 100, 9096-9101

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10 bonnes raisons d’apprendre une langue étrangère

  • Se découvrir soi-même

Souvent il est une langue qui joue un rôle particulier dans l’histoire familiale. Cette langue est celle du terroir, des ancêtres, des origines, de la culture ou de la religion, ou encore de la belle-famille. Sans-doute reconnaîtrez-vous ce petit enfant dont la famille a immigré il y a une génération. Il ne peut communiquer, faute de langue commune, avec ses grands-parents restés au pays. Avec l’âge il se pose de plus en plus de questions. En apprenant la langue de ses parents il découvrira aussi la culture et le pays de ses ancêtres, et comprendra mieux ses origines.

  •  …et découvrir l’Autre

Vous êtes dans une grande ville ou un petit village, dans le désert ou la jungle, dans un bureau ou sur la plage, à l’étranger ou dans votre pays. Lorsqu’il vous voit faire l’effort de s’adresser à lui dans sa propre langue qui n’est pas la vôtre, l’Autre détourne son regard vers vous, l’y fixe, et esquisse un sourire. Que votre accent soit presque indiscernable ou plus marqué, que votre grammaire soit parfaite ou perfectible, l’Autre est touché par le respect que vous lui témoignez. Il se détend, s’ouvre, s’apprête à partager des pensées plus intimes maintenant qu’a sauté un filtre psychologique. La connaissance de la langue de l’Autre vous est une porte d’entrée précieuse.

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« Si vous parlez à une personne dans une langue qu’elle comprend, cela va à son esprit ; si vous lui parlez dans sa langue, cela va à son cœur » Nelson Mandela

 

  • Voyager occasionnellement

Que ce soit pour des vacances, une escale, une mission professionnelle, la connaissance de la langue locale peut changer complètement la physionomie du séjour. Alors que vous ne parliez pas la langue locale, avez-vous déjà été prisonnier de l’emprise exclusive d’un guide qui monopolise les échanges avec le monde extérieur ? Avez-vous vu des étrangers se faire une idée complètement fausse du pays traversé parce qu’ils ne pouvaient communiquer ? A l’inverse, la langue locale n’a-t-elle pas déjà facilité vos contacts, prévus ou impromptus, avec les locaux ? Elle vous permettra parfois de trouver votre chemin, manger le soir, voire récupérer votre passeport ou passer la douane.

 

  • … ou faire le grand saut

De 1990 à 2010, environ 160 millions de migrants ont quitté leur pays vers d’autres cieux. En faites-vous partie ? Qu’elle qu’en soit la raison, c’est un changement de vie. La maîtrise de la langue est un élément indispensable à l’intégration sociale et économique. Dans certains pays l’obtention d’un visa – et à plus forte raison de la nationalité – est conditionnée à un niveau minimal en langue du pays d’accueil. Les parents peinent parfois et la connaissance préalable de la langue est un avantage décisif ; les enfants s’adaptent beaucoup plus rapidement et dépassent vite leurs parents.

Global Migrations 2005-2010 (credit Abel, Sander et al)

Migrations mondiales 2005-2010 (credit Abel, Sander et al)

 

  • Réussir sa vie professionnelle

Avec la globalisation croissante rares sont les professions et les postes ne demandant plus de compétences dans au moins une, voire deux ou trois langues étrangères. L’anglais est la lingua franca incontestée de la science. En entreprise, l’un des entretiens d’embauche pourra se tenir dans une langue autre que la sienne. Les connaissances linguistiques permettront au candidat, s’il met en avant au juste moment sa connaissance du japonais, de l’espagnol ou du bahasa, de se différencier parmi de multiples candidats au CV comparable. Quant aux employés en poste, certains voient leur évolution bloquée par leurs limitations à la communication internationale.

  • … et commencer par réussir ses études

Le rôle des langues à l’école s’accroît avec l’importance des langues dans la vie. A Singapour par exemple, les élèves passent à la fin de l’école primaire l’un des deux examens les plus importants de leur vie ; la moitié des épreuves porte sur deux langues, l’anglais et leur langue maternelle. Ailleurs dans le monde, la performance en langues déterminera l’entrée au lycée, comptera pour beaucoup dans l’obtention du baccalauréat ou donnera un avantage important dans un dossier pour l’université.

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La rubrique Langues d’un CV trouvé sur LinkedIn, exceptionnel et de plus en plus banal à la fois

 

 

  • Vivre mieux, plus longtemps

La pratique des langues partage certains mécanismes cérébraux avec ceux impliqués dans les maladies neurologiques du grand âge. Il a ainsi été observé que la maladie d’Alzheimer se déclenche en moyenne cinq ans plus tard chez les bilingues que chez les monolingues. Faites votre gymnastique linguistique et vivez mieux !

  • … et augmenter ses capacités cognitives

Connaître plusieurs langues c’est avoir la faculté de passer de l’une à l’autre en se concentrant sur la langue utilisée et en « inhibant » simultanément les autres. Les multilingues utilisent cette faculté dans tous les domaines, même non linguistiques. Ils possèdent ainsi une plus grande flexibilité intellectuelle, une meilleure capacité à gérer l’ambiguïté ou la contradiction apparente, et peuvent jongler avec l’information en ignorant les signaux inutiles ou parasites.

factorial-task (credit dimensional-overlap.com)

Les bilingues réussissent mieux que les monolingues aux tests classiques Stimulus-Réponse où le stimulus est brouillé par des éléments contradictoires à ignorer (credit dimensional-overlap.com)

 

  • S’émerveiller des autres langues

Peut-être ferez-vous partie de ces passionnés pour lesquels la découverte de chaque langue est un sujet d’émerveillement jubilatoire. Cette nouvelle langue, quels sons a-t-elle produits ? Quel génie va-t-elle déployer pour exprimer telle ou telle notion ? Sera-t-elle isolante, à déclinaison, ou agglutinante ? Comment traitera-t-elle le complément de nom, par exemple, où tantôt le déterminant, tantôt le déterminé se voient modifiés, parfois les deux, parfois encore aucun ; recourra-t-elle à une préposition ou s’en passera-t-elle élégamment ? Pourquoi ce billet compte-t-il 1001 mots en français (soit 5340 lettres), 963 en anglais (soit 4885 lettres), et 2174 caractères en chinois ?

  • … et mieux comprendre sa propre langue

La langue maternelle représente pendant longtemps l’évidence, celle que l’on a trouvée sans jamais la chercher, la seule option possible qu’on ne tente même pas d’expliquer. Mais ouvrir son horizon à une seconde langue remet les choses en perspective. Une langue supplémentaire permet indiscutablement d’approfondir la connaissance de sa propre langue. La structure linguistique que telle ou telle langue a choisie prend du relief lorsqu’elle se trouve comparée à d’autres : la genèse des mots se révèle, les fonctions dans la phrase s’organisent, la signification des mots se précise. Si ombre se traduit en anglais par shadow et shade c’est bien que le terme français recouvre deux notions totalement distinctes. Même l’accord du participe passé avec le verbe avoir peut se mesurer à l’aune de l’ergatif en hindi.

Levels of language structure (credit glogster.com)

Différents niveaux de structure du langage : Phonologie – Morphologie – Syntaxe – Sémantique – Pragmatique (credit glogster.com)

 

Et vous, quelles sont vos raisons ?