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L’essence de VivaLing : la pédagogie communicative structurée

La méthode VivaLing ViLLA – innovante et enrichie constamment grâce aux derniers rapports scientifiques en neurolinguistique, a construit son identité autour d’un courant de pensée linguistique né dans le monde anglo-saxon dans les années 70 et restructuré au début des années 2010.

Un courant né aux USA et au Royaume-Uni d’un linguiste hongrois

L’approche communicative structurée de l’enseignement des langues est née officiellement en 2009, d’une petite révolution de pensée de la part d’un linguiste hongrois, Zoltán Dörnyei, alors professeur à l’Université de Nottingham, qui avait à coeur de structurer l’approche communicative, déjà développée par ses pairs anglo-saxons depuis quelques décennies. Cette dernière, qui commençait à voir le jour dans le monde de l’enseignement des langues, ne manquait plus qu’à être vulgarisée et développée pour une meilleure application au quotidien.

Avant elles, la méthode audio-linguistique, alors largement répandue depuis les années 60 et encore aujourd’hui pratiquée dans le monde de l’enseignement académique, était fondée principalement sur les exercices et la mémorisation. Montrant ses limites en terme de développement de compétence en communication, elle allait bientôt se voir bouleversée par l’arrivée d’une nouvelle approche novatrice.

D’un apprentissage classique à un apprentissage pragmatique de la langue

En effet, l’approche audio-linguistique avait montré jusque là ses limites – en témoigne une génération entière d’adultes frustrés car inaptes ou presque à s’exprimer dans une langue étrangère; malgré parfois des années passées dans les salles de classe. Une nouvelle ère s’ouvrait grâce à l’approche communicative structurée de l’enseignement des langues, fruit de la neuroscience et d’une expérimentation de terrain riche en enseignement.

Cette méthode nouvelle, en se focalisant sur l’expérience participative de l’apprenant, utiliserait désormais des tâches linguistiques moins académiques et plus en phase avec le monde moderne. Les dialogues scénarisés et répétitifs du type du très fameux “Brian is in the kitchen” allaient être remplacés par des interactions ludiques, des exercices de résolution de problèmes et des jeux de rôles spontanés – pour une plus grande fluidité d’apprentissage.Dans les années 2000, Zoltán Dörnyei finira de peaufiner le tout avec son texte de référence, structurant l’approche communicative.

Approche communicative, schéma

Sept principes fondamentaux

L’approche communicative structurée, adoptée chez VivaLing, offre à ses enseignants une pédagogie fondamentalement structurée, au travers 7 principes. L’apprentissage doit avoir un sens pour l’apprenant et être expliqué clairement grâce au principe de déclaration durant lequel on fournit des règles claires et concises et des exemples. L’apprenant peut ensuite interpréter et répéter, permettant la prise de conscience et l’appropriation de la compétence.

La séance se déroule grâce à des activités pratiques structurées, identique à la préparation physique et psychologique d’un musicien ou d’un athlète. L’enseignant se doit de préserver un équilibre optimum entre un contenu de séance significatif et des matériaux adaptés, tout en développant un langage formel nécessaire pour répondre à un besoin de communication moderne et réaliste.

C’est la raison pour laquelle nos coaches pratiquent une conversation spontanée et fonctionnelle avec leurs apprenants, tout en prenant soin de leur apporter durant les séances un apport linguistique riche.

Un succès linguistique fondé sur un retour aux origines

L’approche communicative structurée de Zoltán Dörnyei est en réalité largement inspirée, disons-le, d’un mécanisme qui a fait ses preuves depuis des millénaires, la fantastique alchimie neuro-linguistique de l’apprentissage de la langue maternelle. N’avons-nous pas tous appris avec succès notre langue maternelle, instinctivement, durant nos premières années, en communiquant fonctionnellement et spontanément avec nos parents et éducateurs ?

Une habilité particulièrement développée chez les jeunes enfants qui leur permet d’absorber une quantité phénoménale d’éléments linguistiques et de multiplier avec aisance l’acquisition des langues. En témoigne Layla, 3 ans et demi et toutes ses dents, qui apprend aujourd’hui l’espagnol chez VivaLing avec Nuria après avoir assimilé français et anglais, ses deux langues natales et le grec, langue de son pays d’adoption.

La pédagogie des langues vous passionne ? Découvrez une vidéo conférence de Zoltán Dörnyei à l’université de Cambridge, en anglais..

les aires Broca et Wernicke

Remise à niveau avant la rentrée ou nouveau challenge linguistique avec VivaLing

Continuez de muscler votre hémisphère gauche cet été ! Les vacances d’été – les doigts de pieds en éventail sur la plage ou sur la terrasse – sont idéales pour consolider ses acquis en langues. Cela est prouvé scientifiquement, une langue étrangère doit s’entretenir et être nourrie régulièrement pour s’inscrire durablement dans les zones cérébrales dédiées : les aires Broca et Wernicke, respectivement aires de production et de compréhension du langage.

La complexe alchimie neuro-linguistique

Paul Broca, neurochirurgien français, autopsia en 1861 les cerveaux d’individus avec des difficultés d’expressions et découvrit qu’une zone spécifique du cerveau était dédiée à la production linguistique, d’où sa conclusion célébre “nous parlons tous avec l’hémisphère gauche”.

Pas question donc de relâcher les muscles de votre cerveau

Ces deux parties du cortex vous sont précieuses pour comprendre et organiser les différentes langues qui cohabitent dans votre vie quotidienne et nécessitent une pratique régulière et soutenue pour produire leurs meilleurs résultats.

les aires Broca et Wernicke

Oui, car laisser ces deux pôles neurocognitifs trop longtemps au repos, c’est un peu comme reprendre l’écoute d’une de ses chansons préférées après des années d’interruption, on saurait bien volontiers siffloter l’air mais on ne se souvient plus vraiment des paroles. Il faudra surement réécouter la chanson plusieurs fois pour se la remettre en tête.

Evitez l’attrition- maintenez la cadence !

La gymnastique est identique avec les langues. Une mise en sommeil trop longue contraint à faire quelques pas en arrière avant de pouvoir reprendre là où on en était réellement resté.

Il y a un vieil adage connu des bilingues “use it or lose it”

Pour ceux qui ont peu utilisé l’anglais récemment : “s’en servir ou la perdre”. En effet, il peut se produire un phénomène savamment appelé attrition, où l’absence de pratique fait oublier une langue bien connue ; on peut le constater dans la vie courante et le mesurer en laboratoire, et la règle est valable pour une langue maternelle comme secondaire.

Trop dommage, lorsque l’on a investi de son temps et de son argent, de baisser la garde durant les vacances alors que c’est justement le moment idéal pour mettre un coup d’accélérateur dans son parcours linguistique – la disponibilité psychologique est à son optimum !

Voyagez aux quatre coins du monde avec VivaLing

Le séjour tant rêvé en Alaska, au Pérou ou encore en Chine n’aura finalement pas lieu cet été ?

Vous rêvez de dépaysement culturel et de remplir un nouveau défi ?

L’occasion est tout aussi opportune ! VivaLing est là pour vous procurer l’immersion et le voyage nécessaires, depuis chez vous ou votre lieu de vacances, grâce à ses cinq langues proposées : anglais, français, allemand, espagnol et mandarin.

Alors ne relâchez pas la pression et mettez tout le temps libre à profit pour consolider les acquis, ou en créer de nouveaux. Le cortex moteur et ses deux associés vous en remercierons à la rentrée quand il s’agira de se remettre dans le bain des études et du travail – vous aurez une longueur d’avance !

VivaLing propose des cours ludiques ou académiques, toujours communicatifs. Nos professeurs s’adaptent à tous les besoins et nos stages intensifs créés sur mesure permettent de se focaliser sur la thématique de votre choix, à raison de 25 ou 55 minutes par jour.

Chez VivaLing, il y a une offre pour tous les budgets et tous les besoins !

maintenir la langue française en expatriation

5 activités ludiques pour maintenir le français des jeunes expatriés

Comment entretenir ou renforcer la maîtrise de la langue française quand nos enfants ont la chance d’habiter à l’étranger et vivent en immersion dans une autre culture ? VivaLing a sélectionné l’équipement minimal pour un impact maximal ! Sans oublier notre touche ludique et qualitative, bien entendu.

 

1- Jouer d’abord (et apprendre sans s’en rendre compte)

Le mot clé est S’A.M.U.S.E.R. Il n’est pas utile d’informer les joueurs que la partie leur permet indirectement de pratiquer le français ou d’étendre leur culture générale, c’est un bonus collatéral ! Il est beaucoup plus motivant d’associer l’usage de notre langue à l’humour qu’à la mécanique du subjonctif !

Jeu de devinettes et mime qui renforce la fluidité

Time’s up junior

Les cartes sont remises en jeu 3 fois pour faire deviner sans le prononcer le mot caché de chaque carte, puis le faire deviner avec un seul mot et enfin le mimer. Inventivité, rapidité, mémoire, fous rires, action. Le jeu réunit toutes les générations, garantit une ambiance de ouf et le boitier peut se glisser dans toutes les valises! Idéal pour chauffer une soirée mollassonne, animer un anniversaire languissant ou enflammer une après-midi pluvieuse! En somme, un outil parfait pour développer la fluidité d’expression.

Time’s up existe en version Petit, Junior et Famille!

activité de défi et connaissance qui booste la culture

TTMC, Tu Te Mets Combien?

Une bande d’amis a transformé le principe du Trivial Pursuit en une combinaison de connaissances, humour et notation. Fini le lancé de dé. Le défi nait de l’auto-notation de l’équipe qui parie (de 1 à 10 ) sur sa capacité à résoudre chaque question (à chaque note correspond une question plus ou moins difficile). Si l’équipe trouve la réponse, elle avance du nombre de sa note auto-évaluée. L’objectif est d’arriver le premier au bout du plateau en se frottant à une foule de sujets. 4132 questions pour 540 cartes à l’heure où cet article s’écrit. Tout cela dans une ambiance bon enfant puisque la carte pour démarrer peut vous proposer, par exemple, de choisir l’équipe avec le joueur s’étant lavé les dents le plus récemment (ou si égalité, celui qui a l’haleine la plus fraîche). De toute évidence, une activité propre à manipuler les champs lexicaux de la culture!

 

2- Écouter des podcasts trop biens!

Des podcasts de qualité, tellement biens que les parents les écouteront avec autant de plaisir que leurs enfants.

podcast d'histoires originales

Des auteurs fabuleux racontent les histoires originales qu’ils ont imaginées : vive Une histoire de France Inter et … Oli!

Sous ce titre alléchant, ce podcast pour enfant est offert depuis le mois de septembre 2018. Disponible depuis le site de franceinter.fr, mais aussi iTunes, Weezer et Orange, ces contes à destination des 5 à 7 ans sont écrits et narrés par une ribambelle d’auteurs à faire mourir de jalousie le salon du livre. Delphine de Vigan, François Morel, Katherine Pancol, Guillaume Maurice, Tatiana de Rosnay, ZEP, Alain Mabanckou…

La diversité des récits et des voix rend ce podcast incontournable ! Désormais, vous disposez d’une pépite pour occuper les enfants lors des voyages en voiture.

podcast d'une collégienne et sa vie en sixième

Justine raconte tous les mercredis sa vie de collégienne dans la série « ENTRE », le podcast qui rentre dans la tête d’une sixième

« Entre » suit l’arrivée de Justine au collège, ses craintes d’adolescentes, son quotidien, ce chemin étroit de la sortie de l’enfance. La fillette se raconte sans détours, d’une voix juste et spontanée. Les jeunes y entendront l’écho de leurs propres interrogations. Les parents y découvrent les préoccupations de leur progéniture. C’est gagnant-gagnant. Charlotte Pudlowski, créatrice du podcast « Transfert » est aux manettes de cette formidable première saison de 26 épisodes.

 

3 – Booster sa culture générale

Quand votre enfant dessine des éléphants à la place des vaches dans les prés, il est temps de le frotter à la culture française.

activités bilingues via les histoires de Charlie

Charlie au secours de la Tour Eiffel

Charlie au secours de la Tour Eiffel: Rien de mieux que des histoires pour découvrir l’Histoire de France !

Avec ce premier tome bilingue (français-anglais) , la boîte de Charlie propose de suivre les aventures de Charlie (6 ans). La fillette fait des sauts dans l’Histoire de France à chaque fois qu’elle pose sur sa tête la couronne trouvée dans sa nouvelle chambre à Paris.

Initiative de deux mamans passionnées par le multiculturalisme, la boîte de Charlie accompagne ses livres de jeux et d’ateliers créatifs. La petite fille bilingue emmène ses lecteurs à la découverte de la France, son Histoire et ses régions. Des mots-clés colorés font ressortir les locutions communes aux deux langues (et leur phonétique) pour faciliter compréhension et prononciation.

Pour les enfants de 4 à 7 ans.

jeux pour découvrir la culture française

PiouPiouRiCo

PiouPiouRiCo: Cocorico devient un jeu d’enfant

Une maman expatriée souhaitait transmettre à ses enfants son amour et sa connaissance de la culture française. Comme elle ne trouvait rien de ludique et sympa, elle a créé elle-même 3 jolis jeux. Un loto gourmand pour bosser la gastronomie, un memory pour découvrir les monuments importants et un jeu des 7 familles pour être incollable sur les fêtes françaises.

En bref, l’épiphanie en Bretagne, les bêtises de Cambrai ou le Beffroi de Lille, le choix est difficile!

 

4- Placer la France au coeur de ses voyages

mappemonde à gratter pour les expatriés

Parcourir le monde et vivre à l’étranger, c’est formidable. Mais sans GPS, on peut se perdre rapidement. De fait, il est important que les enfants visualisent leurs trajets et leur distance jusqu’à la famille en métropole. La mode des mappemondes à gratter résout cette problématique. Multicolores, sous-mains à poser sur le bureau ou affiches à caler sur un mur, ces planisphères abondent dans le commerce.

Vos enfants grattent au fur et à mesure les pays visités et visualisent leurs déplacements. Excellent travail de mémoire et pilier de conversation sociale si la carte est exposée dans un lieu de passage dans la maison.

Offrez-en une aux grands-parents ! Ils imagineront vos pérégrinations et tisseront du lien avec les petits-enfants à distance.

5- Des sessions de français avec les super coaches de VivaLing

les professeurs de VivaLing enseignent le FLAM

Pour conserver de bonnes relations avec la langue française, les retours en métropole et la communication en français à la maison ne suffisent pas. Il est bien difficile de cumuler la casquette de parent et de professeur de français improvisé. La solution est de déléguer à un professionnel.

Chez VivaLing, nos coaches sont de véritables enseignantes, diplômées et expérimentées, qui couvrent les compétences requises par l’Éducation Nationale avec une approche fraîche, dynamique et ludique. Nos supers jeux avec les Minions sur le participe passé sont réclamés à chaque session!

Sous l’oeil bienveillant de nos coaches passionnées, votre enfant attend chaque semaine avec impatience sa session afin d’améliorer et garantir son niveau de français au fil de ses pérégrinations.

 

Bon voyage!

A quel âge apprendre l'anglais

Une nouvelle étude du MIT révèle quel est le meilleur âge pour apprendre les langues !

 

 

De nombreuses études suggèrent qu’il est plus difficile d’apprendre une nouvelle langue à l’âge adulte que pendant l’enfance. Les scientifiques ont ainsi mis à jour ce qu’on appelle la “période critique” pour l’apprentissage des langues.

Une nouvelle étude réalisée par le MIT suggère que les enfants ont une capacité accrue à apprendre une nouvelle langue jusqu’à 17 ou 18 ans. Cependant, l’étude révèle également qu’il est presque impossible d’atteindre des compétences semblables à celles d’un locuteur natif à moins de commencer à apprendre une nouvelle langue avant l’âge de 10 ans.

 

“Si vous voulez avoir une connaissance et une maîtrise de la grammaire anglaise de type natif, vous devez commencer vers l’âge de 10 ans. Nous ne voyons pas beaucoup de différence entre les gens qui commencent à la naissance et ceux qui commencent à 10 ans, mais nous commençons à voir un déclin après 10 ans “, déclare Joshua Hartshorne, professeur adjoint de psychologie au Boston College, qui a mené cette étude en post-doctorat au MIT.

 

L’étude démontre que les personnes qui commencent à apprendre une langue entre 10 et 18 ans apprennent quand même rapidement, mais comme elles ont moins de temps avant que leur capacité d’apprentissage ne diminue, elles n’atteignent pas le niveau de compétence des locuteurs natifs.

 

Les résultats sont basés sur l’analyse d’un test de grammaire auquel ont répondu près de 670 000 personnes, ce qui constitue de loin l’ensemble de données le plus important que quiconque ait réuni pour une étude sur les capacités d’apprentissage des langues.

 

“Il a été très difficile jusqu’à présent d’obtenir toutes les données dont on avait besoin pour répondre à la question de savoir combien de temps dure cette période critique “, explique Josh Tenenbaum, professeur au MIT en sciences du cerveau et cognitives et auteur de l’article. “C’est l’une des rares occasions en sciences où nous avons pu travailler sur une question très ancienne, à laquelle de nombreuses personnes intelligentes ont pensé et adopter une nouvelle perspective et voir quelque chose que d’autres personnes n’ont peut-être pas vu.

 

Un apprentissage rapide

 

Bien qu’il soit typique pour les enfants d’apprendre les langues plus facilement que les adultes – un phénomène souvent observé dans les familles qui immigrent dans un nouveau pays – cette tendance a été difficile à étudier en laboratoire. Les chercheurs qui ont amené des adultes et des enfants dans un laboratoire, leur ont enseigné de nouveaux éléments de langage, puis les ont testés, ont constaté que les adultes étaient en fait meilleurs pour apprendre dans ces conditions. Mais de telles études ne reproduisent probablement pas fidèlement le processus d’apprentissage à long terme, déclare M. Hartshorne.

 

Suivre les gens dans leur apprentissage d’une langue pendant de nombreuses années est difficile et prend beaucoup de temps, c’est pourquoi les chercheurs ont proposé une approche différente. Ils ont décidé de prendre des instantanés de centaines de milliers de personnes qui en étaient à différentes étapes de l’apprentissage de l’anglais.

 

En mesurant la capacité grammaticale de nombreuses personnes d’âges différents, qui ont commencé à apprendre l’anglais à différents moments de leur vie, ils ont pu obtenir suffisamment de données pour arriver à des conclusions significatives.

 

L’estimation initiale de Hartshorne était qu’ils avaient besoin d’au moins un demi-million de participants – un nombre sans précédent pour ce type d’étude. Face au défi d’attirer tant de sujets, il a entrepris de créer un quiz de grammaire qui serait suffisamment divertissant pour être viral.

 

Avec l’aide de quelques étudiants du MIT, Hartshorne a parcouru des articles scientifiques sur l’apprentissage des langues pour découvrir les règles grammaticales les plus susceptibles de faire trébucher un non-anglophone. Il a écrit des questions qui révéleraient ces erreurs, telles que déterminer si une phrase comme “Yesterday John wanted to won the race” est grammaticalement correcte.

 

Pour inciter un plus grand nombre de personnes à passer le test, il a également inclus des questions qui n’étaient pas nécessaires pour mesurer l’apprentissage des langues, mais qui étaient conçues pour révéler quel dialecte de l’anglais parle le candidat au test. Par exemple, un anglophone du Canada pourrait trouver la phrase “I’m done dinner” correcte, alors que la plupart des autres ne le trouveraient pas.

 

Quelques heures après avoir été publié sur Facebook, le quiz de 10 minutes “Which English ?” était devenu viral.

“Les semaines suivantes ont été consacrées au fonctionnement du site Web, car la quantité de trafic que nous recevions était tout simplement incroyable “, explique M. Hartshorne. “C’est comme ça que j’ai su que l’expérience était suffisamment amusante.”

 

Une longue période critique

 

Après avoir répondu au questionnaire, les utilisateurs ont été invités à révéler leur âge actuel et l’âge auquel ils ont commencé à apprendre l’anglais, ainsi que d’autres informations sur leurs antécédents linguistiques.

Les chercheurs se sont retrouvés avec des données complètes pour 669 498 personnes, et une fois qu’ils ont eu cette énorme quantité de données, ils ont dû trouver comment les analyser.

 

“Nous avons dû nous demander combien d’années quelqu’un a étudié cette langue, quand il a commencé à la parler et quel genre d’exposition il a eu : apprenaient-ils en classe ou étaient-ils immigrés dans un pays anglophone ?” Hartshorne dit.

 

Les chercheurs ont mis au point et mis à l’essai divers modèles de calcul pour déterminer lequel correspondait le mieux à leurs résultats, et ils ont constaté que la meilleure explication de leurs données est que la capacité d’apprentissage de la grammaire demeure forte jusqu’à 17 ou 18 ans, date à laquelle elle diminue.

 

Les résultats suggèrent que :

 

la période critique pour l’apprentissage de la langue est donc beaucoup plus longue que ne l’avaient cru les spécialistes des sciences cognitives.

 

“C’était surprenant pour nous, dit Hartshorne. “Le débat était de savoir s’il déclinait dès la naissance, commençait à décliner à l’âge de 5 ans, ou commençait à décliner dès la puberté.”

 

Les auteurs notent que les adultes sont encore bons dans l’apprentissage des langues étrangères, mais qu’ils ne pourront pas atteindre le niveau d’un locuteur natif s’ils commencent à apprendre dès l’adolescence ou à l’âge adulte.

 

“Bien qu’il ait été observé depuis longtemps que l’apprentissage d’une langue seconde est plus facile au début de la vie, cette étude fournit la preuve la plus convaincante à ce jour qu’il existe un moment précis dans la vie après lequel la capacité d’apprendre la grammaire d’une nouvelle langue diminue “, dit Mahesh Srinivasan, professeur adjoint de psychologie à l’Université de Californie à Berkeley, qui ne participe pas à cette étude. “C’est un grand pas en avant pour le terrain. L’étude ouvre aussi des questions surprenantes et nouvelles, car elle suggère que la période critique se termine beaucoup plus tard que prévu.”

 

On ne sait toujours pas ce qui cause la fin de la période critique vers l’âge de 18 ans. Les chercheurs suggèrent que les facteurs culturels peuvent jouer un rôle, mais qu’il peut aussi y avoir des changements dans la plasticité du cerveau qui se produisent autour de cet âge.

 

“Il est possible qu’il y ait un changement biologique. Il est également possible qu’il s’agisse de quelque chose de social ou de culturel “, dit M. Tenenenbaum.

Dans de nombreuses sociétés, il y a à peu près une période où l’on est mineur jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans environ. Après cela, vous quittez votre domicile, vous travaillez peut-être à temps plein ou vous devenez un étudiant universitaire spécialisé. Tout cela pourrait avoir un impact sur votre rythme d’apprentissage pour n’importe quelle langue.

 

Hartshorne prévoit maintenant de mener des études connexes dans son laboratoire du Boston College, dont une qui permettra de comparer les hispanophones natifs et non natifs de l’espagnol. Il prévoit également d’étudier si les aspects individuels de la grammaire ont des périodes critiques différentes, et si d’autres éléments de la compétence linguistique comme l’accent ont une période critique plus courte.

 

Pour en savoir plus sur l’étude: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0010027718300994

Cerveau et apprentissage des langues

Mieux apprendre les langues grâce aux neurosciences

Cerveau et apprentissage des langues

Comment le cerveau fait-il pour maîtriser une langue?

Même si les recherches récentes montrent que de nombreuses régions de notre cerveau s’activent lors de la moindre opération mentale, les fonctions utiles au langage trouvent leur source dans deux aires qui ont donc une importance primordiale : l’aire de Wernicke et l’aire de Broca. La première nous permet de comprendre les langues et la deuxième sert à s’exprimer oralement dans une ou des langues. Le fonctionnement de ces deux aires est différent. L’aire de Broca crée un espace spécifique pour chaque langue alors que celle de Wernicke ne fait aucune différenciation.

Les cerveaux des enfants élevés dans des milieux bilingues ou multilingues sont un peu différents de ceux des enfants monolingues puisque l’aire de Broca ne distingue pas les langues apprises simultanément. Ce qui explique pourquoi les enfants bilingues n’ont aucun mal à passer d’une langue à l’autre dans une même phrase.

Sachant qu’il y a deux aires cervicales impliquées dans la maîtrise d’une langue, on conçoit alors qu’il soit possible de comprendre très bien une langue tout en ayant des difficultés à la parler. Si c’est le cas de votre enfant, ne le découragez pas : faites seulement travailler un peu plus son aire de Broca en pratiquant son expression orale. Ce qui rejoint complètement l’adage qui dit que “pour maîtriser une langue, il faut pratiquer” !

cours de langues pour enfants

Quelle est la meilleure méthode pour apprendre?

La grande majorité des experts s’accorde aujourd’hui sur une chose : l’apprentissage des langues sur le modèle « traditionnel » ne fonctionne pas au niveau neurologique. En effet, il faut envoyer au cerveau des signaux indiquant clairement que l’on est dans un processus d’apprentissage linguistique, pour que les fonctions dévolues au langage se mettent en activité. Alors, si votre enfant apprend une langue comme il apprend un cours d’histoire, par exemple, en mémorisant des listes de mots comme des dates d’évènements, cela ne fonctionnera pas. Il retiendra des listes de dates et des règles de grammaire, mais il sera incapable de sortir trois mots ou de comprendre une phrase simple dans la langue cible…

Les recherches scientifiques démontrent qu’il existe 4 éléments nécessaires pour bien maîtriser une langue :

1- L’utiliser régulièrement.

2- L’utiliser avec un but, ajouter un projet en parallèle qui justifie l’apprentissage (exemples : monter une pièce de théâtre, jouer à un jeu etc.).

3- Avoir accès à du matériel authentique. Il faut des extraits audio et vidéo provenant de réels échanges et situations qui emploient le langage (verbal et non verbal).

4- L’utiliser en interaction avec les autres.

Il n’y a donc pas de solution magique pour apprendre une langue, ni de “code génétique national” plus apte que d’autres à l’apprentissage linguistique. Si les Allemands et les Danois parlent l’anglais mieux et plus tôt que les Français, c’est tout simplement parce qu’ils apprennent mieux cette langue. Cela exige de la patience et beaucoup de pratique.

Il est donc préférable de faire pratiquer la langue le plus tôt possible, avec différents interlocuteurs. L’immersion obligera le cerveau à assimiler plus rapidement et durablement le vocabulaire et la grammaire afin de se faire comprendre des autres.

Sources: Cursus.edu

VivaLing dévoile les résultats de son étude «L’apprentissage des langues étrangères par les enfants»

Aujourd’hui, plus d’un parent sur deux se dit insatisfait par la qualité de l’enseignement des langues étrangères dans le système éducatif français (53%) selon les résultats de l’étude menée par l’institut de sondage YouGov pour VivaLing*. Ils se disent prêts à investir dans une activité extra-scolaire autour des langues pour pallier cet apprentissage encore trop fragile.

Un apprentissage des langues trop tardif.

Parmi les parents insatisfaits, 57% considèrent que l’enseignement des langues vivantes débute trop tardivement dans le parcours scolaire, 51% estiment qu’il n’y a pas assez d’heures de cours consacrées aux langues étrangères, 47% que la pédagogie est trop centrée sur l’écrit et pas assez sur l’oral, et 45% qu’il y a trop d’élèves par classe.

Apprendre une langue étrangère, avant tout, pour une meilleure réussite professionnelle.

Les parents sont conscients de la nécessité de maîtriser une langue étrangère dans notre société actuelle et seraient même prêts à dépenser 74€ par mois et par enfant pour l’apprentissage extra-scolaire des langues vivantes. Dans le TOP3 des raisons invoquées, 74% considèrent que la maîtrise des langues étrangères favorise la réussite professionnelle, 60% qu’elle permet un enrichissement personnel et 60% qu’elle facilite les voyages à l’étranger.

Parmi les langues les plus plébiscitées par les parents (hors anglais), plus de 4 parents sur 10 estiment que l’Espagnol (45%) et le Chinois (44%) sont de véritables atouts professionnels pour leurs enfants.

Plus d’un parent sur 5 a déjà envisagé l’apprentissage du chinois pour ses enfants !

Actuellement, les élèves et étudiants français sont en moyenne 30 % de plus chaque année à choisir d’apprendre le chinois et plus de 50 000 lycéens et collégiens suivent des cours. Aujourd’hui, selon l’étude YouGov réalisée pour VivaLing*, 22% des parents ont déjà envisagé d’inscrire leurs enfants à des cours de chinois et 9% déclarent qu’ils suivent déjà des cours. En outre, 50% des parents avouent n’y avoir jamais pensé mais estiment cela intéressant pour leurs enfants.

 

Etude VivaLing sur l'apprentissage des langues

Quel rôle joue la mémoire dans l’apprentissage des langues?

Xavier Alario

Chercheur du Laboratoire de psychologie cognitive d’Aix-Marseille université et du CNRS (et codirecteur de la Fédération de recherche comportement, cerveau, cognition), Xavier Alario travaille sur la mémoire du langage en général et sur celle des mots en particulier.

Nous partageons avec vous quelques extraits d’un entretien accordé le 28 Mars au Point.fr sur le thème des langues.

Quel est le but de vos travaux ?

Nous tentons d’évaluer la connaissance qu’a un locuteur de sa langue, celle qui lui permet de s’exprimer et de la comprendre. C’est une mémoire à long terme, puisque les mots – sont connus depuis l’enfance, et elle est relativement stable ; mais les recherches sur le langage sont un peu séparées de celles sur la mémoire en général, sans doute en raison de toutes les complexités grammaticales et linguistiques.

Quels sont les effets de l’âge d’apprentissage des langues ?

Cette question est difficile. Il y a une grande hétérogénéité parmi les bilingues, liée notamment à l’âge d’apprentissage. Les résultats dont je vous parle ont été obtenus chez des bilingues dits précoces, donc qui ont acquis leur seconde langue avant l’âge de 7 ans, et d’autres dits tardifs, de plus de 10 ans. Il est désormais admis qu’il existe une période pendant laquelle l’apprentissage – et pas seulement celui des langues – est particulièrement performant. Les études cognitives l’ont montré, la vie le confirme : il est bien plus facile d’apprendre une deuxième langue pendant la prime enfance.

Comment le prouver scientifiquement ?

Notre équipe a surtout travaillé avec des mesures de temps de réponse. Une fois que nous avons vérifié le niveau de mono ou de bilinguisme de locuteurs, nous leur demandons de réagir au langage, de lire des mots, de produire des réponses ou de nommer des dessins. Nous mesurons leur temps de réponse en fonction de différents paramètres des personnes ou des mots eux-mêmes, par exemple s’ils se prononcent de façon proche dans les deux langues (piano, à travers diverses langues) ou s’ils sont très différents (voiture). Nous en déduisons la façon dont est organisée leur connaissance des mots.

Dans mon laboratoire, nous étudions les formes de langage parmi les plus simples : des mots isolés (piano) et parfois des groupes de mots comme un groupe sujet (le grand piano). Il est impossible d’aller plus loin parce que la mesure est moins pertinente avec une phrase.

Nous, et d’autres, regardons, aussi grâce aux électro-encéphalogrammes (EEG) et à l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) les aires cérébrales impliquées dans la mémoire du langage et comment elles communiquent entre elles.

electroencéphalogramme

Peut-on oublier totalement une langue dont on ne se sert pas  ? Et au bout de combien de temps  ?

Pour le bilinguisme, il y a un vieil adage «  use it or lose it  ». Pour ceux qui ont peu utilisé l’anglais récemment : «  s’en servir ou la perdre  ». En effet, il peut se produire un phénomène savamment appelé attrition, où l’absence de pratique fait oublier une langue bien connue ; on peut le constater dans la vie courante et le mesurer en laboratoire. Il y a aussi d’autres exemples plus frappants.

Des enfants qui maîtrisaient parfaitement leur langue maternelle avant d’être adoptés dans un autre pays où l’on parlait une langue très différente ne montraient aucune trace (cognitive ou neuronale) de leur premier apprentissage. On observe aussi que, à la suite d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), des bilingues peuvent perdre l’usage de l’une ou l’autre langue, selon des principes qui restent très mal compris.

 

Le développement du langage chez l’enfant bilingue

Le développement du langage chez l’enfant bilingue

kids VivaLing

Quelles sont les grandes étapes de l’acquisition du langage chez l’enfant? Comment faire la différence entre un léger retard de langage lié au bilinguisme et un véritable trouble ? Autant de questions que se posent souvent les parents d’enfants bilingues et auxquelles Domitilla Delaporte, Orthophoniste en ligne et Coach en accompagnement parental, apporte des éléments de réponse pour la communauté VivaLing.

– L’apprentissage du langage se fait tout au long de l’enfance. Pouvez-vous nous rappeler quelles en sont les grandes étapes ?

Il existe effectivement de grandes étapes du développement du langage (mais attention, les âges cités ne sont que des moyennes)…

Dès 4 semaines…

Le bébé perçoit la différence entre les voix masculine et féminine.

L’enfant passe la plupart de son temps éveillé à explorer le monde qui l’entoure, à jouer avec les sons. C’est un temps d’imprégnation sonore.

Le bébe développe de manière conjointe ses 5 sens (vue, ouie, toucher, gout, odorat).

Entre 2 mois et 4 mois…

Le bébé gazouille, il produit les « areu ».  Souvent, il comprend déjà des mots simples comme « papa » ou « maman ».

Entre 4 et 12 mois…

C’est le stade pré linguistique au cours duquel l’enfant tire un plaisir physique à essayer ses cordes vocales. Il babille… en passant du grave à l’aigu, du cri au chuchotement. Il est sensible à l’intonation.

Il réagit à son prénom, il tourne la tête quand on l’appelle. Puis, petit à petit, il comprend des ordres simples (souvent accompagnés d’un geste) et quelques expressions familières (avec le contexte aussi). Il ajoute ensuite les consonnes aux voyelles qu’il maîtrise déjà. Et forme ainsi les premières syllabes qu’il répète avec un plaisir immense (« papa », « mama » …). Il répète de manière automatique ce que dit l’adulte : c’est ce qu’on appelle l’écholalie.

Entre 12 et 20 mois…

Vers un an, l’enfant dit ses premiers mots. (Plus généralement, on situe l’apparition des premiers mots entre 8 et 14 mois). Les premiers mots sont reproduits sans y mettre du sens. Ce sont les parents qui le mettent en nommant, décrivant, qualifiant et en faisant la relation entre le mot et l’action : donner, prendre…

Vers 18 mois, l’enfant dispose d’une cinquantaine de mots dans son vocabulaire.

De 2 à 5 ans…

C’est l’acquisition de la fonction symbolique du langage : on peut parler aussi de ce qu’on ne voit pas. Le vocabulaire s’enrichit et à 2 ans et demi un enfant monolingue dit environ 100 mots et en comprend le double.

Un enfant bilingue en a autant en sa possession, mais répartis dans les deux langues (d’où un retard qui peut apparaitre face à un test de vocabulaire réalisé uniquement dans l’une des deux langues).

De 5 à 7 ans…

L’enfant peut s’exprimer correctement en faisant des phrases.

Il peut utiliser différentes fonctions : exprimer ses émotions, donner des informations, communiquer, et même jouer avec les mots.

Il est souvent prêt pour l’apprentissage de l’écrit.

De 7 ans à l’adolescence… et après…

Le langage se développe sur toute une vie ! Il s’affine en fonction des besoins et des expériences. Le caractère joue aussi ; certains sont plus bavards que d’autres.

C’est pour cela qu’on parle de “langue vivante”…

Une petite remarque  : n’hésitez donc pas à stimuler le langage de votre enfant et à communiquer avec lui BIEN AVANT l’apparition des premiers mots !

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– Qu’en est-il pour les enfants bilingues?

Le langage des enfants bilingues (ou multilingues) se développe en suivant les mêmes étapes chronologiques que celui des enfants monolingues.

Le bébé ou l’enfant à qui on parle 2 langues développe très naturellement deux systèmes linguistiques, c’est-à-dire deux langues bien distinctes.

Parfois, on observe un développement du vocabulaire plus lent chez les enfants bilingues. On appelle ce retard un “pseudo-retard langagier”.

La plupart du temps, l’enfant bilingue rattrape ce pseudo-retard langagier, tout simplement.

Un mélange des langues (ex : je suis happy aujourd’hui)  est un comportement langagier normal et fréquent chez l’enfant bilingue. On parle souvent de “code-switching” ou “code mixing”.

Il est essentiel que les personnes qui s’adressent à l’enfant lui parlent dans une langue qu’ils maitrisent parfaitement. L’enfant développera ainsi de bonnes compétences de communication et de langage. Dans ces conditions, l’enfant peut apprendre plusieurs langues.

– Comment distinguer un pseudo-retard langagier d’un trouble spécifique du langage?

L’éventuel retard des premiers mots et phrases chez l’enfant bilingue est relatif. En effet, l’ensemble des mots produits dans les 2 langues correspond au nombre de mots que connait un enfant monolingue du même âge.

Parfois le développement du vocabulaire est un peu décalé dans le temps.

En revanche, le bilinguisme n’a pas d’influence sur l’acquisition des sons et de la syntaxe (souvent, des erreurs de syntaxe particulières apparaissent de manière temporaire, en raison de l’influence d’une langue sur l’autre. ex : j’attends pour mon ami).

Le bilinguisme n’aggrave pas les troubles du langage. En cas de difficultés d’acquisition du langage, il est préférable de continuer de parler à l’enfant la langue familiale, pour maintenir une bonne communication au sein de la famille et un lien avec la culture d’origine.

Il n’est pas toujours facile de faire la différence entre le retard de langage lie a la situation de bilinguisme et le trouble du langage qui existe dans les 2 langues (et qui aurait existé même dans un contexte monolingue).

C’est la raison pour laquelle il ne faut pas hésiter à demander conseil à un spécialiste qui aura un regard extérieur et professionnel.

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– Quels sont les avantages du bilinguisme chez les enfants?

Au-delà des avantages évidents en matière de vie professionnelle future, tout bilinguisme est enrichissant, quelles que soient les langues parlées.

Le bilinguisme permet :

– de renforcer la construction de l’identité́ de l’enfant par rapport à ses repères  familiaux ou son cadre de vie

– de maintenir l’ensemble des liens familiaux et de communiquer avec différentes communautés

– d’améliorer la souplesse d’esprit et l’acuité auditive. Les bilingues ont plus de facilités pour toutes les activités multi-tâches que les monolingues.

– d’entrainer la faculté́ de raisonnement abstrait

– Tous les enfants sont capables d’apprendre plusieurs langues, même ceux qui ont des retards développementaux ou des difficultés d’apprentissage… si ces langues ont du sens pour eux

– Quels conseils donneriez-vous aux parents qui souhaitent que leurs enfants deviennent bilingues? 

Le premier conseil que je donnerais, c’est de vous faire confiance !

Pas de Panique ! Si ce bilinguisme fait sens pour vous, vous saurez mettre en place les prérequis nécessaires pour que cela se passe bien. Ne mettez pas votre enfant sous pression : gardez votre rôle de parent, pas celui de “professeur de langage”.

Parlez à votre enfant dans votre langue maternelle, même si ce n’est pas la langue du pays dans lequel vous vivez. Ainsi vous aurez du plaisir à communiquer avec votre enfant, vous lui offrirez un bon modèle linguistique et lui transmettrez votre langue, mais aussi des éléments de votre culture (alimentation, fêtes traditionnelles, etc…).

– Adoptez la règle « une personne, une langue » (souvent dans le cas des couples qui parlent 2 langues différentes) ou optez pour « un endroit, une langue » (souvent une langue à la maison, une autre a l’école). Acceptez de lâcher-prise parfois… il y a la règle, mais il peut y avoir des exceptions (quand il y a du sens, les enfants font la part des choses).

– Organisez des rencontres avec des amis qui parlent les mêmes langues que vos enfants. Si vous leur mettez des DVD, vous pourrez également choisir la langue pour le visionnage.

Consultez un(e) orthophoniste en cas d’inquiétudes par rapport au développement langagier de votre enfant. Ce n’est pas la peine d’attendre : quelques conseils en fonction de l’évolution de l’enfant et de son milieu linguistique peuvent déjà aider, et une rééducation précoce peut être mise en place si besoin. Souvenez-vous qu’un bon niveau de langage oral évite que l’enfant ne soit trop frustré. Un bon niveau de langage est aussi un prérequis important pour la scolarité et la socialisation.

Domitilla Delaporte

Domitilla de Laporte, Orthophoniste en ligne et Coach en accompagnement parental, notamment sur les thématiques d’expatriation et périodes de transitions

Expatriée en famille dans 5 pays (Angleterre, Suisse, Japon, Singapour, Allemagne), et maman de 4 enfants plurilingues nés dans 3 pays différents.

Passionnée par le langage (oral, écrit et non-verbal) et notamment celui des enfants ETC (Enfants de la Troisième Culture) ou TCK (Third Culture Kids).

www.domidelaporte.com  / Contact: domitillaortho@gmail.com

VivaLing - Bernard Golstein

VIVALING – “Tous les enfants sont des génies linguistiques”

 

Citoyen du monde et polyglotte, Bernard Golstein a monté la première académie de langues en ligne pour les 3 à 15 ans sur un constat : seul l’enfant peut vraiment acquérir une langue étrangère. Grâce à une méthodologie fondée sur les dernières avancées des neurosciences et une approche ludique, VivaLing a l’ambition secrète de changer la vie des enfants en leur permettant de communiquer avec aisance en plusieurs langues. Mais aussi de faire avancer la linguistique.

De son enfance nomade, Bernard Golstein a gardé un attachement profond aux langues étrangères. Au gré des expatriations de ses parents et de ses brillantes études, il apprend à maîtriser une demi-douzaine d’idiomes, “un cercle vertueux” dit-il.  Pour son premier poste en Turquie, il réalise rien de moins qu’une “grammaire du turc”. “Le turc est une langue d’une logique extrême, explique en souriant cet ingénieur de formation. Je me suis amusé à faire une grammaire très scientifique avec des formules mathématiques, qui a eu son lot de détracteurs et de fans”.
Avec son épouse sud-africaine, il s’installe ensuite en Inde, toujours pour  une multinationale française dans le secteur de l’énergie. Là, tout change, son aptitude à apprendre diminue. “J’ai eu la révélation lorsque j’ai fait du hindi : problèmes de prononciation, d’accent, de grammaire, de vocabulaire…” Pourquoi ? “Deux facteurs : la plasticité du cerveau diminue avec l’âge, mais il y a aussi une raison psychologique : on n’a pas envie de faire des erreurs à un certain âge, d’être évalué négativement. Ce phénomène s’appelle l’anxiété langagière et touche beaucoup moins les enfants.”

Le cerveau d’un enfant est un processeur statistique”
L’enfance est donc le moment où la langue doit être apprise pour se rapprocher du niveau d’un locuteur natif. Un enjeu d’autant plus important qu’une récente étude montre que 23% des Français affirment avoir raté un emploi faute de parler correctement l’anglais. “Alors que les moyens dévolus à l’enseignement aux adultes sont considérables, avec des résultats variables (certains adultes peuvent apprendre, d’autres se heurtent très vite à un plafond), j’ai pris conscience de l’importance de l’âge pour l’apprentissage. Or, il n’existait pas d’offre homogène, accessible partout sur la planète et à un coût raisonnable.
C’est ainsi qu’installé à Singapour, Bernard Golstein s’associe à Wang Zihan, une Chinoise également passée par l’école des Mines de Paris, et fonde VivaLing avec une démarche très différente de sa “grammaire turque”,  où il traquait l’exactitude des expressions et des accords. “Notre approche pour les enfants est fondée sur une logique de communication, un apprentissage plus implicite qu’explicite. Le cerveau d’un enfant est un processeur statistique. On l’expose à une grande quantité de langage, et en lui le modèle s’affine en fonction du feedback qu’on lui donne. Son cerveau fait des hypothèses et il les teste”.
Avec Abbie Adeyeri, sa responsable pédagogique américaine, sur la base de travaux de l’université de Nottingham ou du professeur Patricia Kuhl de l’université de Washington, VivaLing crée sa propre méthode, spécifique pour les enfants et l’apprentissage en ligne. “Elle est basée sur l’enseignement de langue communicatif (où la communication est à la fois un objectif et un moyen d’apprentissage), et est renforcée par une approche structuréeOn apporte aussi une dimension ludique, tout en étant très sérieux, nous veillons à l’épanouissement de l’enfant.”
Les professeurs de VivaLing, tous locuteurs natifs et hautement qualifiés, enseignent l’anglais, le chinois, l’espagnol et le francais aux enfants en ligne, par vidéo en temps réel, en utilisant une technologie de pointe. Ils sont formés à avoir un contact visuel avec leurs élèves, à regarder à travers l’écran. La durée des cours est très variable (15, 25, 40 et 55 minutes), afin de s’adapter au mieux à l’âge et à la concentration de l’enfant. Tout est personnalisé. “On enregistre toutes les séances et on va ainsi pourvoir déterminer ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas. On a l’ambition secrète de contribuer à faire avancer la didactique des langues, on en a l’envie et les moyens.”

Bernard Golstein, co-fondateur de VivaLing

Les bébés, auditeurs universels
VivaLing a été sollicité pour établir des partenariats notamment avec l’une des plus prestigieuses universités singapouriennes. “Nous réfléchissons d’ailleurs à une offre pour les nourrissons, nous avons déjà des parents volontaires, des personnes qui nous connaissent déjà et qui ont compris notre approche. Quand les bébés naissent, ils sont auditeurs universels. Vers un an, ils perdent la faculté de percevoir les sons qui ne leur sont pas utiles. Prenons l’exemple des Japonais. Ils ne font pas la différence entre le « l » et « r », car il existe un son intermédiaire dans leur langue. Si on parvient à immerger le bébé dans ces contrastes, le cerveau conservera la faculté de les entendre. Ce qui est très intéressant, c’est que les bébés ont besoin d’interaction sociale pour que ça marche. Leur faire entendre des sons ne suffit pas, il faut le regard, l’attention de l’autre.”
La période sensible, l’âge où l’apprentissage se fait le mieux, prend fin juste avant la puberté. “Les enfants, contrairement à une idée reçue, apprennent plus lentement, mais vont aller plus loin. Si elle est pratiquée à la puberté, une langue a plus de chances de rester. Sinon, c’est ce qu’on appelle l’attrition, l’oubli conscient de la langue peut être fulgurant et quasi total” (en savoir plus sur l’attrition ici).

Jeter des ponts entre les adultes de demain
Aujourd’hui Vivaling a des étudiants dans une trentaine de pays et s’implante en Chine. La société entend être un fil rouge pour les expatriés qui voyagent mais aussi plus largement un “facilitateur” dans ce monde global. “Le comité de direction de VivaLing ressemble au conseil de sécurité de l’ONU par les nations qui y sont representées … tout en fonctionnant très bien ! explique Bernard Golstein. Nous sommes nés digitaux et globaux. L’accès internet est dans certains pays comme l’Inde plus développé que celui à l’école. Avec nos méthodes, nous pouvons avoir un impact social fort en nous dirigeant vers les plus défavorisés. Internet est une façon d’amener des enseignants à des enfants. Lorsqu’on communique, les préjugés diminuent considérablement. En apprenant les langues aux enfants, nous souhaitons jeter des ponts entre les adultes de demain”.
MPP (www.lepetitjournal.com) jeudi 18 février 2016

http://www.lepetitjournal.com/expat/education/238358-vivaling-tous-les-enfants-sont-des-genies-linguistiques

 

 

 

 

 

 

 

 

A la rencontre de Charlotte, championne de natation et fan de Star Wars

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Comment conserver un bon niveau d’anglais quand son enfant n’est plus dans un environnement international ? Un dilemme classique pour les expatriés de retour en France.  Elodie, la maman de Charlotte, partage son expérience avec nous.

 

-En quelques mots, qui êtes-vous?

Nous sommes une famille de 5 personnes et un chat, originaire de Paris. Nous avons vécu à Singapour de 2011 à 2014 avec nos 3 enfants, âgés de 1 mois, 2 ans et 4 ans à notre arrivée. A Singapour les enfants ont fréquenté les écoles locales et le Lycée Français où le niveau d’anglais est assez soutenu en comparaison avec une école primaire française classique.
Il y a 14 mois nous sommes rentrés vivre en France, à Paris, et avons une repris une vie classique de famille parisienne débordée et pressée ! Nous travaillons tous les deux comme cadres dans de grandes entreprises, les enfants vont à l’école du quartier et ont pas mal d’activités extra-scolaires, entre cours de danse pour Mathilde, 6 ans, compétitions de natation pour Charlotte, 9 ans, ou activités dessin pour Martin, 4 ans. La gestion du temps et des plannings de chacun est donc LE grand challenge au quotidien.

-Quel est le parcours linguistique de votre fille Charlotte ?

En 3 ans à Singapour, notre fille aînée, Charlotte, a acquis un bon niveau d’anglais : les bases ont été établies à l’école française, et son aisance à l’oral est née de sa complicité au quotidien avec notre nounou indonésienne qui parlait anglais. Du coup, à notre retour en France, il y a un an, il nous a paru essentiel d’essayer de maintenir une partie de ces acquis. L’objectif n’était pas tant de s’améliorer mais vraiment de conserver du vocabulaire et surtout de ne pas laisser s’installer la peur de s’exprimer dans une langue étrangère, qui est selon nous le principal frein à l’apprentissage linguistique.

-Pourquoi avoir choisi VivaLing ?

A notre retour en France, nous avons privilégié l’école de quartier par rapport à une école internationale ; l’enseignement de l’anglais y est du coup plus que basique, se réduisant en CE2 à quelques chansons ou à l’apprentissage des couleurs. De plus, notre rythme de vie professionnelle et familiale rend très compliquée la logistique des cours privés à l’extérieur de la maison.
Du coup, VivaLing s’est révélé la solution à la fois la plus souple (planification des cours exactement sur les créneaux qui nous arrangent, en semaine comme le weekend) et la plus personnalisée (un coach particulier juste pour Charlotte !).

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-Pouvez-vous nous expliquer comment cela se passe concrètement ?  

Depuis un peu plus d’un an, Charlotte prend des cours avec Abbie, sa coach américaine, au rythme de une à deux séances de 30 minutes par semaine. Les sessions ont lieu les jours de notre choix, en alternance avec ses nombreux entrainements sportifs : fini la course d’une activité à une autre, nous avons choisi les temps calmes où elle est disponible pour ce moment d’apprentissage ludique ; et surtout nous sommes nous aussi disponibles pour autre chose sur ces créneaux !
Nous (ou la baby-sitter) ne sommes présents qu’au tout début de la séance pour s’assurer que la connexion se fait bien. Charlotte est équipée de son casque et s’empresse d’ailleurs de nous chasser de la pièce : c’est son moment à elle en toute exclusivité !
Les sujets varient à chaque leçon : de la grammaire ou de la conjugaison, mais aussi beaucoup de vocabulaire. Surtout Charlotte apprend sans s’en rendre compte : tout est ludique, basé sur des jeux en ligne, des vidéos ; chaque séance est positive, articulée autour de ses thèmes de prédilection (du sport à Star Wars en passant par les Beatles).
Entre chaque séance, elle a une petite session de devoirs sur la base d’un jeu travaillé avec Abbie. C’est du coup une occasion pour élargir les sujets, discuter en anglais en famille et maintenir cette langue vivante à la maison.

-Quel bilan dressez-vous de ces premières années d’apprentissage ?
14 mois après notre retour en France, Charlotte a indéniablement perdu un peu en fluidité linguistique mais elle conserve tout de même un niveau de langue bien meilleur que la plupart de ses copains d’école français, une bonne base grammaticale, un bon niveau de compréhension et un très joli accent. Elle a surtout conservé le plaisir de converser dans une langue étrangère.
De plus, ces moments de complicité avec sa coach sont très précieux pour elle. L’enthousiasme d’Abbie, son souci de travailler autour de thèmes qui sont toujours connectés à la personnalité et aux passions de Charlotte, font que notre fille est aujourd’hui très attachée à sa coach.