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professeur d'anglais et d'allemand

Etre multilingue, à quoi ca sert?

Les études abondent sur les avantages d’être multilingue à un stade précoce et pour le reste de sa vie. Nous avons pensé qu’il serait encore plus intéressant de demander à l’un de nos coachs, Russell, qui est lui-même un polyglotte talentueux, quels sont les intérêts réels de pouvoir parler plusieurs langues quotidiennement. Voici ses propos…éclairants et stimulants ! 

 

professeur d'anglais et d'allemand

Compter en 4 langues à 6 ans

Comme un premier signe de son intérêt farouche et précoce pour la linguistique, Russell comptait déjà dans de nombreuses langues avant même de savoir lire ou écrire. « J’ai commencé à compter en anglais, français, allemand et espagnol à l’âge de 6 ans, explique Russell. J’ai demandé à ma mère et à ma famille de noter les chiffres dans ces langues et je me promenais dans la maison pour compter toute la journée. »

Grâce à ces débuts prématurés, les compétences linguistiques de Russell sont aujourd’hui multiples : «  je parle couramment le néerlandais, l’anglais, le français, l’allemand et l’espagnol. » Sa soif d’apprendre des langues n’a jamais cessé et reste un processus continu dans sa vie : « Actuellement, j’apprends le portugais, ce qui est plutôt facile comparé au mandarin, l’autre langue que j’apprends. »

Une relation unique à chaque langue

Pour chacune des langues qu’il maîtrise, Russell a une relation spécifique avec elle. « Le néerlandais est ma langue maternelle, nous explique-t-il. Je ne parle néerlandais qu’au téléphone avec ma famille. » Comme on pouvait s’y attendre, la passion de Russell pour les langues l’a amené à sortir de sa zone de confort et à étudier dans des écoles étrangères comme l’Université d’Ottawa et, avant cela, dans une institution française.

« Je considère le français comme ma langue académique dans laquelle je me sens le plus à l’aise d’écrire puisque la plupart de mes études se sont déroulées en français. En revanche, j’associe l’anglais aux nouvelles opportunités, à la mondialisation et aux affaires. »

Plus récemment, en s’installant en Amérique du Sud, il a développé une relation affective avec une nouvelle langue : l’espagnol.  « C’est une langue de culture et d’amitié pour moi, la langue de ma vie quotidienne ici en Amérique du Sud. » Enfin, la langue de Goethe est liée à ses racines et à son enfance. « L’allemand représente une langue qui est proche de chez moi puisque j’ai vécu près de la frontière allemande pendant 18 ans et en Autriche pendant un certain temps. »

multilinguisme

Des avantages indéniables du multilinguisme

« Le plus grand avantage de parler plus d’une langue est que vous pouvez vivre et vous sentir chez vous dans plus d’un pays et vous faire de nouveaux amis partout où vous allez. » déclare Russell. « Pour faire simple : avec les langues, vous êtes chez vous n’importe où. Se faire des amis et parler à quelqu’un dans sa langue maternelle, ça change quelque chose. »

Russell est un ardent défenseur de la question linguistique, qu’il enseigne tous les jours à nos enfants, chez VivaLing. Pour illustrer sa pensée, il aime citer Mandela :

« Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela atteint son esprit. Si vous lui parlez dans sa langue, cela le touche au cœur. »

 

multilinguisme et voyages

Voir le monde en plusieurs couleurs

A la question des facultés apportées par son multilinguisme, le fait d’être un citoyen du monde lui vient directement à l’esprit : « L’apprentissage des langues vous aide à développer un sentiment d’empathie envers d’autres cultures, peuples et traditions. J’ai parfois l’impression d’avoir des identités multiples parce que je peux passer d’une réalité à l’autre avec une liberté de choix illimitée en conséquence. »

Plus encore, cela lui a permis de réfléchir à des situations avec plus de subtilité, faisant preuve d’un meilleur discernement : « parler une autre langue vous fait prendre conscience des autres et que votre réalité n’est pas la seule existante, cela vous ouvre de nouvelles fenêtres et vous permet de réfléchir à deux fois aux différents problèmes auxquels vous êtes confrontés dans votre vie quotidienne.

Comme disait Charlemagne : avoir une autre langue, c’est comme posséder une autre âme. »

A écouter Russell on ne peut que penser que tous les enfants devraient être élevés avec la capacité de penser le monde non seulement dans une seule langue, mais dans plusieurs !

Etre plurilingue présente de nombreux avantages : créativité, empathie, intelligence culturelle et ouverture d’esprit, et permet d’aborder les choses (même les matières à l’école) sous des angles variés et complémentaires. Une langue différente, c’est est une version différente de la vie, c’est pourquoi l’apprentissage des langues est si essentiel.

A quel âge apprendre l'anglais

Une nouvelle étude du MIT révèle quel est le meilleur âge pour apprendre les langues !

 

 

De nombreuses études suggèrent qu’il est plus difficile d’apprendre une nouvelle langue à l’âge adulte que pendant l’enfance. Les scientifiques ont ainsi mis à jour ce qu’on appelle la “période critique” pour l’apprentissage des langues.

Une nouvelle étude réalisée par le MIT suggère que les enfants ont une capacité accrue à apprendre une nouvelle langue jusqu’à 17 ou 18 ans. Cependant, l’étude révèle également qu’il est presque impossible d’atteindre des compétences semblables à celles d’un locuteur natif à moins de commencer à apprendre une nouvelle langue avant l’âge de 10 ans.

 

“Si vous voulez avoir une connaissance et une maîtrise de la grammaire anglaise de type natif, vous devez commencer vers l’âge de 10 ans. Nous ne voyons pas beaucoup de différence entre les gens qui commencent à la naissance et ceux qui commencent à 10 ans, mais nous commençons à voir un déclin après 10 ans “, déclare Joshua Hartshorne, professeur adjoint de psychologie au Boston College, qui a mené cette étude en post-doctorat au MIT.

 

L’étude démontre que les personnes qui commencent à apprendre une langue entre 10 et 18 ans apprennent quand même rapidement, mais comme elles ont moins de temps avant que leur capacité d’apprentissage ne diminue, elles n’atteignent pas le niveau de compétence des locuteurs natifs.

 

Les résultats sont basés sur l’analyse d’un test de grammaire auquel ont répondu près de 670 000 personnes, ce qui constitue de loin l’ensemble de données le plus important que quiconque ait réuni pour une étude sur les capacités d’apprentissage des langues.

 

“Il a été très difficile jusqu’à présent d’obtenir toutes les données dont on avait besoin pour répondre à la question de savoir combien de temps dure cette période critique “, explique Josh Tenenbaum, professeur au MIT en sciences du cerveau et cognitives et auteur de l’article. “C’est l’une des rares occasions en sciences où nous avons pu travailler sur une question très ancienne, à laquelle de nombreuses personnes intelligentes ont pensé et adopter une nouvelle perspective et voir quelque chose que d’autres personnes n’ont peut-être pas vu.

 

Un apprentissage rapide

 

Bien qu’il soit typique pour les enfants d’apprendre les langues plus facilement que les adultes – un phénomène souvent observé dans les familles qui immigrent dans un nouveau pays – cette tendance a été difficile à étudier en laboratoire. Les chercheurs qui ont amené des adultes et des enfants dans un laboratoire, leur ont enseigné de nouveaux éléments de langage, puis les ont testés, ont constaté que les adultes étaient en fait meilleurs pour apprendre dans ces conditions. Mais de telles études ne reproduisent probablement pas fidèlement le processus d’apprentissage à long terme, déclare M. Hartshorne.

 

Suivre les gens dans leur apprentissage d’une langue pendant de nombreuses années est difficile et prend beaucoup de temps, c’est pourquoi les chercheurs ont proposé une approche différente. Ils ont décidé de prendre des instantanés de centaines de milliers de personnes qui en étaient à différentes étapes de l’apprentissage de l’anglais.

 

En mesurant la capacité grammaticale de nombreuses personnes d’âges différents, qui ont commencé à apprendre l’anglais à différents moments de leur vie, ils ont pu obtenir suffisamment de données pour arriver à des conclusions significatives.

 

L’estimation initiale de Hartshorne était qu’ils avaient besoin d’au moins un demi-million de participants – un nombre sans précédent pour ce type d’étude. Face au défi d’attirer tant de sujets, il a entrepris de créer un quiz de grammaire qui serait suffisamment divertissant pour être viral.

 

Avec l’aide de quelques étudiants du MIT, Hartshorne a parcouru des articles scientifiques sur l’apprentissage des langues pour découvrir les règles grammaticales les plus susceptibles de faire trébucher un non-anglophone. Il a écrit des questions qui révéleraient ces erreurs, telles que déterminer si une phrase comme “Yesterday John wanted to won the race” est grammaticalement correcte.

 

Pour inciter un plus grand nombre de personnes à passer le test, il a également inclus des questions qui n’étaient pas nécessaires pour mesurer l’apprentissage des langues, mais qui étaient conçues pour révéler quel dialecte de l’anglais parle le candidat au test. Par exemple, un anglophone du Canada pourrait trouver la phrase “I’m done dinner” correcte, alors que la plupart des autres ne le trouveraient pas.

 

Quelques heures après avoir été publié sur Facebook, le quiz de 10 minutes “Which English ?” était devenu viral.

“Les semaines suivantes ont été consacrées au fonctionnement du site Web, car la quantité de trafic que nous recevions était tout simplement incroyable “, explique M. Hartshorne. “C’est comme ça que j’ai su que l’expérience était suffisamment amusante.”

 

Une longue période critique

 

Après avoir répondu au questionnaire, les utilisateurs ont été invités à révéler leur âge actuel et l’âge auquel ils ont commencé à apprendre l’anglais, ainsi que d’autres informations sur leurs antécédents linguistiques.

Les chercheurs se sont retrouvés avec des données complètes pour 669 498 personnes, et une fois qu’ils ont eu cette énorme quantité de données, ils ont dû trouver comment les analyser.

 

“Nous avons dû nous demander combien d’années quelqu’un a étudié cette langue, quand il a commencé à la parler et quel genre d’exposition il a eu : apprenaient-ils en classe ou étaient-ils immigrés dans un pays anglophone ?” Hartshorne dit.

 

Les chercheurs ont mis au point et mis à l’essai divers modèles de calcul pour déterminer lequel correspondait le mieux à leurs résultats, et ils ont constaté que la meilleure explication de leurs données est que la capacité d’apprentissage de la grammaire demeure forte jusqu’à 17 ou 18 ans, date à laquelle elle diminue.

 

Les résultats suggèrent que :

 

la période critique pour l’apprentissage de la langue est donc beaucoup plus longue que ne l’avaient cru les spécialistes des sciences cognitives.

 

“C’était surprenant pour nous, dit Hartshorne. “Le débat était de savoir s’il déclinait dès la naissance, commençait à décliner à l’âge de 5 ans, ou commençait à décliner dès la puberté.”

 

Les auteurs notent que les adultes sont encore bons dans l’apprentissage des langues étrangères, mais qu’ils ne pourront pas atteindre le niveau d’un locuteur natif s’ils commencent à apprendre dès l’adolescence ou à l’âge adulte.

 

“Bien qu’il ait été observé depuis longtemps que l’apprentissage d’une langue seconde est plus facile au début de la vie, cette étude fournit la preuve la plus convaincante à ce jour qu’il existe un moment précis dans la vie après lequel la capacité d’apprendre la grammaire d’une nouvelle langue diminue “, dit Mahesh Srinivasan, professeur adjoint de psychologie à l’Université de Californie à Berkeley, qui ne participe pas à cette étude. “C’est un grand pas en avant pour le terrain. L’étude ouvre aussi des questions surprenantes et nouvelles, car elle suggère que la période critique se termine beaucoup plus tard que prévu.”

 

On ne sait toujours pas ce qui cause la fin de la période critique vers l’âge de 18 ans. Les chercheurs suggèrent que les facteurs culturels peuvent jouer un rôle, mais qu’il peut aussi y avoir des changements dans la plasticité du cerveau qui se produisent autour de cet âge.

 

“Il est possible qu’il y ait un changement biologique. Il est également possible qu’il s’agisse de quelque chose de social ou de culturel “, dit M. Tenenenbaum.

Dans de nombreuses sociétés, il y a à peu près une période où l’on est mineur jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans environ. Après cela, vous quittez votre domicile, vous travaillez peut-être à temps plein ou vous devenez un étudiant universitaire spécialisé. Tout cela pourrait avoir un impact sur votre rythme d’apprentissage pour n’importe quelle langue.

 

Hartshorne prévoit maintenant de mener des études connexes dans son laboratoire du Boston College, dont une qui permettra de comparer les hispanophones natifs et non natifs de l’espagnol. Il prévoit également d’étudier si les aspects individuels de la grammaire ont des périodes critiques différentes, et si d’autres éléments de la compétence linguistique comme l’accent ont une période critique plus courte.

 

Pour en savoir plus sur l’étude: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0010027718300994

stage anglais pour enfants

10 idées reçues sur le bilinguisme et l’enseignement bilingue

Les clichés à propos de l’enseignement bilingue et du bilinguisme restent encore nombreux. Cet argumentaire déconstruit les 10 idées reçues les plus répandues. 

bilinguisme

1. Le monolinguisme est la norme et le bilinguisme une exception.

C’est faux. On estime que plus de la moitié des habitants de la planète est bilingue, et que 40 % parlent plus d’une langue quotidiennement. Le bilinguisme est une pratique qui existe dans le monde entier, sur tous les continents et dans la plupart des pays du monde. Il y a différentes manières d’être ou de devenir bilingue : situation familiale plurilingue, contexte de vie frontalier, scolarisation en langue étrangère, mobilité professionnelle à l’étranger, etc.

2. Être bilingue, c’est maîtriser parfaitement deux langues et deux cultures.

La maîtrise des deux langues est rarement parfaite et équilibrée. On estime que seuls 20 % des bilingues sont aussi à l’aise dans une langue que dans l’autre. Être bilingue, c’est avant tout pouvoir communiquer aisément en deux langues, et pouvoir passer d’une langue à l’autre en fonction de la situation et des activités menées : les bilingues acquièrent et se servent de leurs langues dans des contextes différents et variés, pour des objectifs distincts. De plus, on peut parler une langue sans pour autant connaître et maîtriser l’ensemble des valeurs et des pratiques culturelles qui lui sont associées : un bilingue n’est pas forcément biculturel.

bilingue

3. On ne sera jamais bilingue si on apprend trop tard une seconde langue.

Il n’y a aucune limite d’âge pour commencer à apprendre une autre langue. La qualité de l’exposition à la langue et de son enseignement ainsi que la motivation sont essentiels à la réussite de l’apprentissage. Si un adulte peut apprendre plus vite qu’un enfant, il aura en revanche plus de mal à perdre son accent.

4. Avant d’apprendre une autre langue, il faut déjà en maîtriser parfaitement une.

Maîtriser parfaitement une langue est un leurre, on continue à l’apprendre toute sa vie. Néanmoins, il est profitable de pouvoir s’appuyer sur des acquis dans une première langue pour développer des compétences dans une autre langue. De la même manière, les apprentissages réalisés dans l’autre langue enrichissent la connaissance et la maîtrise de la première langue.

5. Un enfant qui suit un apprentissage bilingue doit avoir au moins un parent bilingue.

L’enseignement bilingue s’adresse à tous les enfants. C’est un dispositif pédagogique et non une école réservée aux enfants de famille bilingue. La réussite scolaire des enfants inscrits dans des dispositifs bilingues ne dépend donc pas des compétences linguistiques de leurs parents. Toutefois, la possibilité de bénéficier d’une exposition à la langue en dehors de l’école permet d’enrichir et de consolider son apprentissage.

enfant bilingue

6. Il faut être un bon élève pour suivre un enseignement bilingue.

Si certains établissements scolaires bilingues choisissent de sélectionner uniquement les meilleurs élèves, l’enseignement bilingue s’adresse quant à lui à tous les enfants, sans distinction. Tous les élèves trouvent une valeur ajoutée dans l’enseignement bilingue, indépendamment des niveaux d’apprentissage. Le passage par une autre langue d’enseignement peut même parfois aider à lever des difficultés scolaires et à mieux apprendre.

7. Il faut éviter d’utiliser différentes langues dans la classe.

Au contraire, le bilingue développe ses langues en complémentarité : l’enseignant peut donc s’appuyer sur ce constat pour développer des stratégies d’enseignement adaptées, tenant compte du niveau linguistique des élèves. Alterner les langues d’une activité à une autre, croiser les points de vue en comparant des concepts et des documents en langue originale permet d’encourager la réflexion, la mémorisation ou encore le travail de conceptualisation.

8. On ne peut pas bien apprendre une discipline en langue étrangère (histoire, mathématiques, sciences, etc.) sans parfaitement maîtriser cette langue.

Faux, tout dépend des stratégies adoptées par l’enseignant, qui doivent tenir compte du niveau linguistique des élèves. Avec des débutants par exemple, il est courant et efficace de recourir ponctuellement et de manière raisonnée à la langue maternelle des élèves. En outre, apprendre une discipline en langue étrangère permet aux élèves de pratiquer davantage et différemment cette langue, et de l’enrichir.

bilingue

9. Scolariser un enfant en deux langues augmente les risques de difficultés dans son apprentissage.

Les enfants bilingues n’ont pas plus de difficultés d’apprentissage que les enfants monolingues. La seule situation qui peut conduire un enfant bilingue à présenter des troubles de l’apprentissage est celle où il ne maîtrise suffisamment aucune des langues lors de son entrée à l’école.

10. Les bénéfices d’un apprentissage bilingue sont uniquement linguistiques.

L’enseignement bilingue permet d’approfondir la connaissance des langues et des cultures qui leur sont associées, ce qui invite à penser et à appréhender le monde différemment. Il motive par ailleurs les élèves en favorisant une pratique linguistique authentique et dynamique dans le cadre de différentes disciplines scolaires. En rapprochant langues et savoirs, on encourage les élèves à faire preuve de souplesse mentale, ce qui se traduit par une meilleure capacité à résoudre des problèmes dans des situations variées, et à une plus grande autonomie.

 

Source: Centre International d’Etudes Pédagogiques – www.ciep.fr

 

“Avec VivaLing, on ne travaille pas pour une bonne note mais pour le plaisir.” Dorothée, maman d’Inès et Héloïse

apprendre l'anglais à Genève avec VivaLing
De nationalité française, Frédéric et Dorothée habitent à Genève depuis plus de 10 ans. Leurs enfants, âgés de 7 à 15 ans, sont scolarisés dans une école internationale, ce qui leur a permis d’être sensibilisés à l’apprentissage des langues dès leur plus jeune âge. Pourtant, malgré ce contexte porteur, il manquait encore un déclic pour que leurs enfants « se lâchent » complètement en anglais. Dorothée explique ce qui les a motivés à choisir l’option VivaLing.

Vous avez faire le choix de VivaLing pour vos enfants. Pourquoi?
Nous avons choisi VivaLing pour notre fille Inès, au moment où elle a décidé d’intégrer la section anglophone de l’école (100% des cours dispensés en anglais) pour son entrée en sixième. Afin de faciliter cette transition, et pour lui donner confiance en elle, nous avons cherché une façon ludique de développer sa pratique orale de l’anglais. L’expérience VivaLing s’est avérée tellement positive que nous avons décidé d’en faire profiter nos autres enfants pour provoquer ce fameux déclic.

Comment se passent les cours (régularité, ambiance…)?
Cette année, c’est notre fille Héloïse, 13 ans, qui profite des cours Vivaling, pour améliorer également son aisance orale. Elle a rendez-vous avec sa coach Bekah, qui habite au Costa Rica, deux fois par semaine pour un cours de 25 minutes. Elles partagent les dernières nouvelles d’un côté comme de l’autre, leurs projets en cours, abordent ensemble des thèmes d’actualité, découvrent de nouveaux produits ou de nouvelles modes qui peuvent étonner, ou des façons insolites de voyager. Bekah fait en sorte de trouver toujours des sujets stimulants dans des domaines variés qui donnent lieu à l’apprentissage de nouveaux mots de vocabulaire. D’une séance VivaLing à l’autre, Héloïse ne sait jamais à quoi s’attendre et au fur et à mesure du cours, la discussion évolue en fonction de ses réactions. L’ambiance est totalement détendue, la confiance s’installe et Héloïse a un réel plaisir à retrouver sa coach chaque semaine. 
Cours d'anglais pour les enfants

Qu’appréciez-vous le plus chez VivaLing?
Ce que j’apprécie le plus chez Vivaling, c’est la spontanéité. Ma fille a développé un capital confiance incroyable qu’elle n’avait pas pu développer de la même manière dans une classe pleine d’élèves, et avec un professeur qui évalue systématiquement le travail réalisé. Avec VivaLing, c’est totalement différent, on ne travaille pas pour une bonne note mais pour le plaisir. D’une leçon à l’autre, elle pense à ce qu’elle va raconter à sa coach, elle aime énormément ses cours qu’elle ne trouve pas contraignants. Et pourtant, je peux certifier que les progrès sont bien au rendez-vous ! L’envie d’apprendre est là, Héloïse lit davantage en anglais et dès qu’elle a une occasion, elle choisit de regarder ses films en anglais. Le cercle vertueux est en place.
D’autre part, je ne peux pas cacher que l’extrême simplicité de suivre ces cours à distance sur iPad, sans bouger de chez soi, offre un confort inestimable pour des parents qui travaillent.

Si vous deviez résumer en 3 mots VivaLing, lesquels choisiriez-vous?
Une méthode d’apprentissage résolument moderneludique, et ouverte de façon passionnante sur le monde qui nous entoure !
Heloise apprend l'anglais avec VivaLing
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cerveau bilingue VivaLing

Etre bilingue, c’est bon pour le cerveau!

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est bilingue ou multilingue. Il existe des avantages évidents à être bilingue, comme la capacité de communiquer avec des gens partout dans le monde pour les affaires ou simplement pour socialiser. Mais au-delà de ses avantages « sociaux », la recherche scientifique a mis en évidence de nombreux autres avantages au niveau cérébral. VivaLing vous propose un état des lieux des dernières découvertes scientifiques.

 

Bilinguisme VivaLing

 

  • Les enfants bilingues sont plus attentifs et concentrés

Les enfants bilingues sont capables de fixer leur attention sur un objectif précis et inhiber les éléments perturbateurs. Ceci a notamment été démontré par une expérience menée par Diane Poulin-Dubois (Université Concordia à Montréal) en 2010. La différence entre les enfants bilingues et les enfants monolingues tient au fait que le lobe frontal, partie du cerveau qui est notamment associée dans l’élaboration de processus cognitifs complexes tels que la planification ou le raisonnement déductif, est plus sollicité chez les bilingues.

 

  • Le bilinguisme permet de développer des facilités d’adaptation

 

En 1999, Ellen Bialystok (Université York à Toronto) a démontré que le bilinguisme permet de développer des facilités d’adaptation précoces. Pour son expérience, la chercheuse avait formé deux groupes d’enfants : un groupe d’enfants monolingues et un groupe de bilingues de 4 à 5 ans. Chaque enfant devait classer des cartes sur lesquelles figuraient des cercles ou des carrés, rouges ou bleus, par forme puis par couleur. Résultat : les enfants bilingues ont mieux réussi ces deux tâches que les enfants monolingues. Ces derniers, perturbés par le changement de consigne (classement par forme puis par couleur), ont moins su s’adapter.

cerveau bilingue VivaLing

  • Le bilinguisme permet de retarder l’apparition des maladies mentales

 

En 2010, des chercheurs de l’Université York à Toronto ont étudié 211 patients présentant une démence, en analysant plus particulièrement l’historique de la maladie (âge à partir duquel elle s’est déclarée, différents stades d’aggravation, etc.) et le niveau d’éducation (et notamment la maîtrise ou non de deux ou plusieurs langues). L’analyse de ces données a permis de démontrer que chez les patients multilingues la maladie s’est déclarée 4,3 ans plus tard que chez les patients monolingues. Une autre étude parue dans la revue Neurology en 2013 a confirmé ces résultats. Le bilinguisme permet un retard de 4 à 5 ans en moyenne de l’acquisition de certaines maladies comme Parkinson ou Alzheimer. Une activité cérébrale intense entretient en quelque sorte le “jeu cérébral” et permet donc de retarder les dégénérescences neurologiques.

 

  • Les enfants bilingues sont plus créatifs

 

Dans une étude menée en 2010 en Israël, des enfants de 4 à 5 ans (bilingues et monolingues) ont dessiné soit une maison soit une fleur fantastique. L’examen des dessins a montré que les enfants bilingues étaient plus imaginatifs, plus créatifs et qu’ils maîtrisaient mieux les concepts abstraits.

 

enfant bilingue vivaling

  • Le bilinguisme améliore les compétences de planification et de résolution de problèmes

 

En 2015, des chercheurs espagnols ont mis en évidence le fait que les personnes maîtrisant deux langues sont plus rapides et performantes sur des tâches cognitives complexes faisant appel aux fonctions de contrôle exécutif telles que la planification et le raisonnement. De manière générale, les neuropsychologues s’accordent sur le fait que le bilinguisme augmente les performances du système cognitif des fonctions exécutives, qui sont responsables de tous les processus impliquant l’attention, la sélection, l’inhibition, le changement, etc… Le bilinguisme permet donc de créer de nouvelles connexions au sein du cerveau. Grâce à une capacité de développement plus avancée, les enfants ont alors la capacité de comprendre et de passer plus facilement d’une matière à l’autre. D’où l’importance de développer le bilinguisme dès le plus jeune âge afin d’acquérir des facilités dans d’autres domaines par la suite.

Petit garçon asiatique

Une nouvelle étude explique les bénéfices du bilinguisme chez les enfants

Alors que certains parents s’inquiètent parfois du risque que ferait peser le bilinguisme sur leurs enfants, notamment en matière de retard linguistique ou d’échec scolaire, la recherche permet aujourd’hui de lever toutes les craintes. Les études démontrent les unes après les autres que, non seulement le bilinguisme procure des gains matériels et économiques évidents (meilleures opportunités professionnelles, salaires plus élevés…) mais qu’il apporte également de nombreux avantages d’un point de vue du développement cérébral.

Une récente étude menée par l’Université de Washington (Institut d’apprentissage et des sciences du cerveau) démontre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément et que le bilinguisme est porteur de nombreux avantages cognitifs.

VivaLing vous en livre les principales conclusions.

the effects of bilingualism

1- L’apprentissage des langues dans la première année de vie

Jusqu’à l’âge de 6 mois environ, les nourrissons sont capables d’entendre les différences entre les consonnes et les voyelles qui composent universellement les mots dans toutes les langues. À l’âge de 12 mois, la discrimination des sons de la langue maternelle du nourrisson s’améliore significativement, alors que la discrimination des sons non indigènes diminue (Kuhl et al., 2006). Ainsi, cela signifie qu’à l’âge de 12 mois, les nourrissons perdent leur capacité d’auditeur universel et se spécialisent dans leur(s) langue(s) maternelle(s).

Par ailleurs, la recherche montre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément. Cependant, la qualité et la quantité de la langue qu’ils entendent jouent un rôle clé dans ce processus d’apprentissage. Une étude montre que les nourrissons exposés à une nouvelle langue à l’âge de 9 mois à l’occasion de séances de jeu interactives avec un professeur apprennent en seulement 6 heures à discriminer les sons des langues étrangères à des niveaux équivalents aux enfants exposés à cette langue dès leur naissance. Toutefois, aucun apprentissage ne se produit si le même enseignement est présenté via des cassettes audio ou vidéo (Kuhl, Tsao, & Liu, 2003). Ainsi, l‘apprentissage précoce des langues dépend fortement des interactions sociales et de la qualité de la parole que les enfants entendent.

Que ce soit chez les enfants monolingues ou bilingues, le niveau de maitrise d’une langue reflète la qualité et la quantité de langue que les enfants entendent. Les jeunes enfants apprennent mieux grâce à des interactions sociales fréquentes et grâce à la qualité des conversations avec des locuteurs natifs.

 

the benefits of bilingualism

2- Vocabulaire et développement grammatical

 

Les jeunes enfants exposés à deux langues dès la naissance commencent généralement à produire leurs premières syllabes et leurs premiers mots au même âge que les enfants exposés à une seule langue. En outre, l’évolution du vocabulaire et de la croissance grammaticale ressemble beaucoup à la trajectoire suivie par les enfants monolingues. Les types de mots que les enfants apprennent et la relation entre le vocabulaire et la croissance grammaticale dans chaque langue reproduisent le modèle monolingue.

Néanmoins, l’effet de l’expérience bilingue sur la production et la compréhension de la langue se manifeste souvent par un décalage dans le vocabulaire et l’acquisition grammaticale. Bien que certaines études aient montré que les enfants bilingues respectent les normes monolingues, plusieurs études rapportent que les bilingues disposent d’un vocabulaire plus restreint dans chaque langue que les monolingues (Hoff et al., 2012). Étant donné que les recherches montrent que les compétences linguistiques des enfants reflètent la quantité de langue qu’ils entendent, ces résultats ne sont pas surprenants. Les bilingues divisent leur temps entre deux langues, et ainsi, en moyenne, entendent moins de chaque langue. Cependant, il est important de noter que les enfants bilingues ne sont pas en retard par rapport à leurs pairs monolingues lorsque l’on prend en compte les deux langues. Par exemple, les tailles de vocabulaire bilingues, lorsqu’elles sont combinées dans les deux langues, sont égales ou supérieures à celles des enfants monolingues. Des constatations similaires sont rapportées sur les mesures des connaissances grammaticales.

 

3-Apprendre à lire

La lecture est un processus complexe acquis par une formation explicite, généralement après que l’enfant ait appris à parler en phrases complètes. Des études portant sur des enfants monolingues démontrent le rôle essentiel du langage oral dans la lecture et la réussite scolaire. Des milliers d’enfants américains se retrouvent dans des situations où ils doivent acquérir les bases de la lecture dans une langue qu’ils ne parlent pas ou où leurs connaissances linguistiques sont extrêmement pauvres. Cependant, la recherche démontre que l’exposition à deux langues augmente la conscience phonologique, qui est la capacité de reconnaître et de manipuler les unités sonores de la langue et qui est l’un des meilleurs prédicteurs de la capacité de lecture.

the benefits of bilingualism

4-Les avantages cognitifs du bilinguisme

Contrairement à ce que l’on pensait autrefois, le bilinguisme ne cause aucune confusion. La recherche montre même que l’exposition simultanée à deux langues engendre plusieurs avantages cognitifs. Une partie de la préoccupation concernant la confusion provient de ce qu’on appelle «mélange de code» ou «changement de code» (« code switching » en anglais).

Les enfants bilingues combinent parfois des mots ou des expressions des deux langues lorsqu’ils interagissent avec leurs pairs, leurs parents  ou leurs enseignants. Il est important de comprendre que le changement de code est naturel pour les adultes et les enfants bilingues et reflète le fait que les bilingues connaissent souvent certains mots mieux dans une langue que dans l’autre. Le changement de code chez les adultes et les enfants bilingues est régi par des règles et non pas au hasard, et les enfants bilingues suivent les mêmes principes que les adultes bilingues (Paradis, Nicoladis et Genesee, 2000).

Plutôt que de provoquer de la confusion, on comprend maintenant que le besoin constant de gérer l’attention entre deux langues favorise la pensée des enfants sur le langage en soi et conduit à une augmentation des compétences métacognitives et métalinguistiques (Bialystok, 2007). Les enfants bilingues dès l’âge de 7 et 12 mois se sont révélés être des apprenants plus flexibles comparés aux enfants monolingues (Kovacs & Mehler, 2009).

De plus en plus de preuves suggèrent que les bilingues présentent de meilleures performance en matière de fonctions exécutives (Bialystok, Craik et Luk, 2012) notamment en ce qui concerne l’attention, la flexibilité de la pensée (flexibilité cognitive) et la mise à jour des informations dans la mémoire de travail. Le bilinguisme exige une attention constante à la langue cible. L’expérience des bilingues avec deux langues améliore les réseaux cérébraux pertinents, ce qui les rend plus robustes pour le fonctionnement exécutif tout au long de leur vie. Il est intéressant de noter que l’effet cumulatif des deux langues se traduit également par des effets protecteurs contre le déclin cognitif avec le vieillissement et l’apparition de la maladie d’Alzheimer (Craik, Bialystok et Freedman, 2010). De récentes études cérébrales indiquent que les différences en matière de fonctions exécutives entre les monolingues et les bilingues se vérifient dès la petite enfance (Ferjan Ramírez et al., 2016) et persistent tout au long de la scolarité (Arredondo et al., 2016) et à l’âge adulte (Abutalebi et al Stocco et Prat, 2014).

 

 

the benefits of bilingualism

Conclusion

De plus en plus de recherches indiquent que le bilinguisme modifie non seulement les modes d’acquisition et d’utilisation du langage, mais aussi les processus cognitifs dès le plus jeune âge. Les enfants bilingues présentent des performances égales ou meilleures  que les monolingues lorsque les deux langues sont prises en compte. Les études suggèrent que l’apprentissage optimal est obtenu lorsque les enfants commencent à apprendre deux langues à un âge précoce (c’est-à-dire entre la naissance et l’âge de 3 ans) grâce à des interactions de qualité avec des êtres vivants et que l’exposition aux deux langues est maintenue tout au long de l’enfance. On constate que les environnements les plus propices à l’apprentissage bilingue sont ceux où les parents considèrent le bilinguisme comme un atout qui apporte des avantages cognitifs, sociaux et économiques importants et qui utilisent quotidiennement un langage de qualité pour communiquer avec leurs enfants.

 

Source: http://ilabs.uw.edu/Bilingual_Language_Learning_in_Children.pdf