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Quel est le meilleur âge pour apprendre une nouvelle langue?

C’est une question récurrente que les parents nous posent chez VivaLing! Mon enfant est-il trop jeune pour apprendre une deuxième langue? Ou au contraire, n’est-il pas déjà trop vieux pour progresser vraiment? Existe-il un âge idéal?

 

Plus on commence jeune, mieux c’est!

Et vous savez pourquoi? En raison de la “plasticité auditive” de l’enfant. La recherche a montré que, plus un enfant est jeune, mieux il perçoit et restitue des sons différents de ceux de sa langue maternelle.

Vers 12 ans, déjà, cette capacité s’amoindrit. En somme, “commencer tôt, c’est parler mieux”, quelle que soit la langue. Et on constate même que plus la langue enseignée est éloignée de la langue maternelle, plus on offre à l’enfant la capacité de transférer des compétences acquises pour apprendre d’autres langues.

 

 

Comment peut-on apprendre une langue quand on ne sait pas encore lire et écrire ?

Il en va d’une langue étrangère comme de la langue maternelle. On commence toujours par écouter, puis parler, puis écrire. L’entrée dans l’apprentissage d’une langue doit se faire par des jeux, des chansons, des activités répétées, conduites en langue étrangère, dans lesquelles l’enfant va progressivement se saisir des repères construits pour créer du sens, isoler des mots, les mémoriser et mémoriser des structures. Progressivement, il va exercer des compétences de compréhension orale et de production orale en continu pour aller, plus tard, vers la compréhension et la production écrite.

Il est essentiel de conduire des apprentissages ludiques, ritualisés, interactifs, au cours desquels il doit éprouver du plaisir : plaisir des mots, des sons, plaisir aussi de jouer un peu à être quelqu’un d’autre en parlant une autre langue.

 

Apprendre une nouvelle langue quand on apprend à écrire dans sa langue maternelle, est-ce risqué?

Au contraire. Apprendre une autre langue et apprendre à lire sa langue maternelle font appel à des processus cognitifs assez semblables : l’enfant, à partir d’indices, élabore des hypothèses de sens, puis il se sert du code (mots appris à l’écrit ou à l’oral) et du contexte (qui parle, à qui, etc. ) pour valider ces hypothèses.

 

 

Quels sont les autres avantages d’apprendre une langue pendant l’enfance?

L’un des principaux avantages, au-delà de l’intérêt cognitif pour le développement de l’enfant, c’est la découverte d’une nouvelle culture. Entrer dans une langue, c’est entrer dans une culture. On y découvre un rapport parfois semblable, parfois différent au monde. C’est pour l’enfant l’occasion de jeter un regard distancié sur sa propre culture, sur celle de sa famille.

Un jeune enfant est, a priori, plutôt “ethnocentré” (sauf à avoir été éduqué dans deux cultures). Il considère que le monde est à l’identique de ce qu’il vit. Apprendre une langue le conduit en douceur à changer ses représentations, à dépasser les stéréotypes.

En découvrant qu’une langue n’est pas le calque d’une autre (ou ne dit pas les mêmes choses, par exemple, avec le même nombre de mots), il comprend aussi qu’une culture n’est pas supérieure à une autre.

Concentration: 3 conseils pour aider votre enfant à mieux apprendre

A l’ère du numérique et du fameux « multi-tâche», attirer l’attention des enfants et la conserver pendant l’apprentissage est le défi numéro un des parents et des enseignants. Voici quelques conseils qui vous permettront de stimuler la motivation de vos enfants et de faciliter leur capacité de mémorisation.

Comment attirer l’attention d’un enfant ?

Pour qu’un enfant s’intéresse à une activité, il faut que celle-ci propose des défis à surmonter et qu’elle ne soit pas monotone.

Le cas des jeux vidéo est un bon exemple à étudier de près. Nombreux sont les parents à se poser la question: comment leurs enfants arrivent-ils à tenir plus deux heures sur un jeu vidéo alors que quand il s’agit de faire des devoirs, il n’arrive pas maintenir leur attention plus de 15 minutes.

Une étude publiée en 2010 par Matthew Dye et Daphne Bavelier, respectivement chercheur et professeur de neurosciences, apporte une réponse à cette question Cette étude montre que les enfants arrivent à maintenir leur attention car les jeux vidéo obligent les enfants à chercher une cible ou à résoudre une énigme.

Ce type d’activité permet donc de stimuler la motivation de l’enfant et ainsi d’augmenter sa capacité d’attention.

Les jeux vidéos peuvent donc être une source de motivation et de stimulation pour les enfants à condition de les utiliser avec modération.

Attention toutefois : les chercheurs rappellent également que la pratique régulière de jeux vidéo, notamment d’action, stimule essentiellement l’attention visuelle. Or, pour apprendre, un enfant a besoin de mobiliser non seulement son attention visuelle, mais aussi, son attention sélective (concentration) et surtout son attention soutenue, c’est-à-dire la capacité à se concentrer sur la durée.

Voir le TED TALK de Daphne Bavelier sur les jeux videos et le fonctionnement du cerveau

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Comment développer l’attention soutenue ?

1- Eviter toute distraction

Une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie a confirmé que la distraction nuit fortement à tout apprentissage.

L’objectif de l’étude était de savoir s’ils arrivaient à se concentrer, combien de temps, et ce qui pouvait bien les distraire. Ils ont donc été observés minute après minute, et il a également été noté s’il y avait autour d’eux un poste de télévision ou de radio en marche en bruit de fond, s’ils écrivaient des textos en même temps qu’ils travaillaient, s’ils avaient un ordinateur éclairé en face d’eux et les sites qu’ils avaient visité pendant le laps de temps de l’étude.

Le docteur Larry Rosen et son équipe ont étudié le comportement de 300 élèves et étudiants aussi bien d’écoles primaires que de lycée ou d’université.

Ces 300 enfants et adolescents ont été observés « dans leur environnement naturel » (école, maison), alors qu’ils devaient se concentrer pendant 15 minutes sur un sujet bien défini.

Les résultats de l’étude sont édifiants avec un temps maximum de concentration de 3 minutes en moyenne !

Toutes les sources de distraction venaient bien des objets technologiques environnants. Les principaux coupables sont les smartphones et les ordinateurs portables, sources permanentes d’interruptions.

L’équipe a constaté également, et sans surprise, que c’étaient les étudiants qui arrivaient à se concentrer le plus longtemps en adoptant des stratégies de concentration, qui avaient les meilleurs résultats. Le multitasking (la dispersion entre différentes tâches) est effectivement un facteur majeur de mauvaises performances… Et la consultation de Facebook, ne serait-ce qu’une fois pendant ces 15 minutes avait un impact déplorable sur la performance ! (oui, même juste une seule malheureuse petite fois…)

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2- Trouver une source de motivation

La motivation est l’un des points fondamentaux de l’attention, surtout chez les enfants.

Pour obtenir l’attention d’un enfant, il faut être en mesure de lui offrir quelque chose qui puisse le motiver.

Les parents comme les enseignants doivent lutter contre l’ennui et la distraction en cherchant ce qui peut réellement motiver les enfants pendant la durée de l’activité.

Cette tâche de motivation se présente sous deux formes différentes :

  • la motivation par sécurité qui consiste à présenter à l’enfant des tâches qu’il maîtrise bien
  • la motivation d’innovation qui consiste à présenter à l’enfant de nouvelles activités qui pourraient l’intéresser

Il est donc intéressant pendant un cours d’alterner les exercices que l’enfant maitrisent bien et qui lui donnent confiance en lui, avec des exercices plus difficiles qui éveillent sa curiosité et son envie de relever un nouveau défi.

3- Respecter les rythmes de vigilance

L’attention d’un enfant n’est pas la même à 8 heures du matin, 10 heures ou à 11h20 par exemple.

Les spécialistes du sommeil conseille donc de privilégier les activités qui demandent beaucoup d’attention le matin de préférence entre 10 et midi, puis entre 16 heures et 18 heures.

 Et vous, quelles sont vos astuces ou bonnes pratiques pour favoriser la concentration de votre enfant?