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VivaLing's foundation: the curriculum

Les fondations du succès VivaLing : le programme d’études

Nombreuses sont nos familles qui apprécient l’aspect ludique et spontané de leur apprentissage chez VivaLing et s’étonne de ce qui peut-être le secret de fabrication d’un tel succès d’apprentissage. Derrière cette apparente facilité opératoire, se cache un système bien rôdé et structuré, le curriculum ! Décorticage.

Un programme pensé par des spécialistes

Derrière la facette ludique et amusante de ses séances, VivaLing a dessiné une véritable pédagogie et progression, donnant toute sa substance à l’acquisition grammaticale et syntaxique des ses apprenants. Je nomme, le curriculum, ou “programme d’études”,

Pensée et dessinée par des didacticiens hautement qualifiés dans leur domaine – nommés “Master Coaches” – inspirée de l’approche communicative structurée de l’enseignement des langues la pédagogie VivaLing, elle est continuellement enrichie grâce aux échanges communautaires de nos professeurs et aux retours précieux de nos familles. Elle procure à nos apprenants un parcours d’apprentissage structuré, éprouvé et en perpétuel renouvellement.

Structure et liberté de personnalisation

Le curriculum VivaLing a été dessiné dans le but de permettre à nos professeurs de bénéficier d’une structure solide tout en leur laissant une grande liberté de personnalisation – c’est là toute la richesse de notre académie de langues en lignes : la possibilité de la pleine expression de sa diversité culturelle et humaine.

A l’inverse de nombreuses autres écoles de langues, les professeurs VivaLing ne se voient pas délivrer des séances “prêtes à enseigner”, répétitives, et entravant leur potentiel créatifs. Une véritable marque de fabrique VivaLing qui permet le développement optimum des compétences et l’épanouissement de chacun, côté professeur.e comme côté apprenant.e.

Centrée sur l’apprenant, toujours

Ainsi, un professeur VivaLing a à sa disposition de nombreux documents supports variés et adaptés à tous les âges et compétences – le fameux Curriculum. Lors d’une préparation de séance, il définit ses objectifs, agrémente le contenu des passions de son apprenant.e et saupoudre le tout de sa propre touche personnelle.

Derrière son écran, l’apprenant prend du bon temps, échange avec un enseignant souvent devenu ami.e autour des ses passions et de sa vie tout en progressant constamment grâce aux phénomènes de répétition, de mise en sommeil et d’indicateurs oraux et visuels variés.

Un mécanisme bien rôdé qui fait ses preuves à en croire le plébiscite de nos familles sur nos réseaux sociaux et avis vérifiés, mais également à en constater l’immense plaisir que prennent nos coaches à enseigner la méthode VivaLing !

Un exemple de curriculum – les stages intensifs

Nos stages intensifs, organisés sur mesure pour nos familles qui en font la demande, sont un exemple très concret et populaire de notre programme d’études. Durant une semaine, l’apprenant rencontre son coach et ils abordent le sujet qui aura été défini ensemble.

Au travers une discussion quotidienne riche en vocabulaire et en interactions, l’apprenant bénéficie de tous les bienfaits de cet échange intensif : à la fin de la semaine, la différence est souvent notable. Nos élèves les plus inhibés deviennent de vrais locuteurs dans leur seconde langue !

the-communicative-principled-approach

L’essence de VivaLing : la pédagogie communicative structurée

La méthode VivaLing ViLLA – innovante et enrichie constamment grâce aux derniers rapports scientifiques en neurolinguistique, a construit son identité autour d’un courant de pensée linguistique né dans le monde anglo-saxon dans les années 70 et restructuré au début des années 2010.

Un courant né aux USA et au Royaume-Uni d’un linguiste hongrois

L’approche communicative structurée de l’enseignement des langues est née officiellement en 2009, d’une petite révolution de pensée de la part d’un linguiste hongrois, Zoltán Dörnyei, alors professeur à l’Université de Nottingham, qui avait à coeur de structurer l’approche communicative, déjà développée par ses pairs anglo-saxons depuis quelques décennies. Cette dernière, qui commençait à voir le jour dans le monde de l’enseignement des langues, ne manquait plus qu’à être vulgarisée et développée pour une meilleure application au quotidien.

Avant elles, la méthode audio-linguistique, alors largement répandue depuis les années 60 et encore aujourd’hui pratiquée dans le monde de l’enseignement académique, était fondée principalement sur les exercices et la mémorisation. Montrant ses limites en terme de développement de compétence en communication, elle allait bientôt se voir bouleversée par l’arrivée d’une nouvelle approche novatrice.

D’un apprentissage classique à un apprentissage pragmatique de la langue

En effet, l’approche audio-linguistique avait montré jusque là ses limites – en témoigne une génération entière d’adultes frustrés car inaptes ou presque à s’exprimer dans une langue étrangère; malgré parfois des années passées dans les salles de classe. Une nouvelle ère s’ouvrait grâce à l’approche communicative structurée de l’enseignement des langues, fruit de la neuroscience et d’une expérimentation de terrain riche en enseignement.

Cette méthode nouvelle, en se focalisant sur l’expérience participative de l’apprenant, utiliserait désormais des tâches linguistiques moins académiques et plus en phase avec le monde moderne. Les dialogues scénarisés et répétitifs du type du très fameux “Brian is in the kitchen” allaient être remplacés par des interactions ludiques, des exercices de résolution de problèmes et des jeux de rôles spontanés – pour une plus grande fluidité d’apprentissage.Dans les années 2000, Zoltán Dörnyei finira de peaufiner le tout avec son texte de référence, structurant l’approche communicative.

Approche communicative, schéma

Sept principes fondamentaux

L’approche communicative structurée, adoptée chez VivaLing, offre à ses enseignants une pédagogie fondamentalement structurée, au travers 7 principes. L’apprentissage doit avoir un sens pour l’apprenant et être expliqué clairement grâce au principe de déclaration durant lequel on fournit des règles claires et concises et des exemples. L’apprenant peut ensuite interpréter et répéter, permettant la prise de conscience et l’appropriation de la compétence.

La séance se déroule grâce à des activités pratiques structurées, identique à la préparation physique et psychologique d’un musicien ou d’un athlète. L’enseignant se doit de préserver un équilibre optimum entre un contenu de séance significatif et des matériaux adaptés, tout en développant un langage formel nécessaire pour répondre à un besoin de communication moderne et réaliste.

C’est la raison pour laquelle nos coaches pratiquent une conversation spontanée et fonctionnelle avec leurs apprenants, tout en prenant soin de leur apporter durant les séances un apport linguistique riche.

Un succès linguistique fondé sur un retour aux origines

L’approche communicative structurée de Zoltán Dörnyei est en réalité largement inspirée, disons-le, d’un mécanisme qui a fait ses preuves depuis des millénaires, la fantastique alchimie neuro-linguistique de l’apprentissage de la langue maternelle. N’avons-nous pas tous appris avec succès notre langue maternelle, instinctivement, durant nos premières années, en communiquant fonctionnellement et spontanément avec nos parents et éducateurs ?

Une habilité particulièrement développée chez les jeunes enfants qui leur permet d’absorber une quantité phénoménale d’éléments linguistiques et de multiplier avec aisance l’acquisition des langues. En témoigne Layla, 3 ans et demi et toutes ses dents, qui apprend aujourd’hui l’espagnol chez VivaLing avec Nuria après avoir assimilé français et anglais, ses deux langues natales et le grec, langue de son pays d’adoption.

La pédagogie des langues vous passionne ? Découvrez une vidéo conférence de Zoltán Dörnyei à l’université de Cambridge, en anglais..

les aires Broca et Wernicke

Remise à niveau avant la rentrée ou nouveau challenge linguistique avec VivaLing

Continuez de muscler votre hémisphère gauche cet été ! Les vacances d’été – les doigts de pieds en éventail sur la plage ou sur la terrasse – sont idéales pour consolider ses acquis en langues. Cela est prouvé scientifiquement, une langue étrangère doit s’entretenir et être nourrie régulièrement pour s’inscrire durablement dans les zones cérébrales dédiées : les aires Broca et Wernicke, respectivement aires de production et de compréhension du langage.

La complexe alchimie neuro-linguistique

Paul Broca, neurochirurgien français, autopsia en 1861 les cerveaux d’individus avec des difficultés d’expressions et découvrit qu’une zone spécifique du cerveau était dédiée à la production linguistique, d’où sa conclusion célébre “nous parlons tous avec l’hémisphère gauche”.

Pas question donc de relâcher les muscles de votre cerveau

Ces deux parties du cortex vous sont précieuses pour comprendre et organiser les différentes langues qui cohabitent dans votre vie quotidienne et nécessitent une pratique régulière et soutenue pour produire leurs meilleurs résultats.

les aires Broca et Wernicke

Oui, car laisser ces deux pôles neurocognitifs trop longtemps au repos, c’est un peu comme reprendre l’écoute d’une de ses chansons préférées après des années d’interruption, on saurait bien volontiers siffloter l’air mais on ne se souvient plus vraiment des paroles. Il faudra surement réécouter la chanson plusieurs fois pour se la remettre en tête.

Evitez l’attrition- maintenez la cadence !

La gymnastique est identique avec les langues. Une mise en sommeil trop longue contraint à faire quelques pas en arrière avant de pouvoir reprendre là où on en était réellement resté.

Il y a un vieil adage connu des bilingues “use it or lose it”

Pour ceux qui ont peu utilisé l’anglais récemment : “s’en servir ou la perdre”. En effet, il peut se produire un phénomène savamment appelé attrition, où l’absence de pratique fait oublier une langue bien connue ; on peut le constater dans la vie courante et le mesurer en laboratoire, et la règle est valable pour une langue maternelle comme secondaire.

Trop dommage, lorsque l’on a investi de son temps et de son argent, de baisser la garde durant les vacances alors que c’est justement le moment idéal pour mettre un coup d’accélérateur dans son parcours linguistique – la disponibilité psychologique est à son optimum !

Voyagez aux quatre coins du monde avec VivaLing

Le séjour tant rêvé en Alaska, au Pérou ou encore en Chine n’aura finalement pas lieu cet été ?

Vous rêvez de dépaysement culturel et de remplir un nouveau défi ?

L’occasion est tout aussi opportune ! VivaLing est là pour vous procurer l’immersion et le voyage nécessaires, depuis chez vous ou votre lieu de vacances, grâce à ses cinq langues proposées : anglais, français, allemand, espagnol et mandarin.

Alors ne relâchez pas la pression et mettez tout le temps libre à profit pour consolider les acquis, ou en créer de nouveaux. Le cortex moteur et ses deux associés vous en remercierons à la rentrée quand il s’agira de se remettre dans le bain des études et du travail – vous aurez une longueur d’avance !

VivaLing propose des cours ludiques ou académiques, toujours communicatifs. Nos professeurs s’adaptent à tous les besoins et nos stages intensifs créés sur mesure permettent de se focaliser sur la thématique de votre choix, à raison de 25 ou 55 minutes par jour.

Chez VivaLing, il y a une offre pour tous les budgets et tous les besoins !

reveil symbolisant la regularite des leçons de langue

Vous voulez réussir votre apprentissage ? Optez pour la régularité !

Apprendre une langue, comme entretenir ses bases, ne se fait pas sans effort et est rarement inné. Il existe plusieurs clefs – comme LA CURIOSITE, LE TRAVAIL OU LA REGULARITE – pour réussir son apprentissage à tout âge, et mettre toutes les chances de votre côté. Pas besoin d’un talent particulier pour adopter cette méthode immersive ! Il suffit de miser sur ces leviers pour réussir et voir rapidement des progrès résultant de votre investissement.

Gardez vos yeux d’enfant curieux

L’environnement autour de vos cours doit aussi être propice à l’apprentissage des langues pour lui donner encore plus de sens. La langue rentrera dans votre quotidien, et dans tous les compartiments de votre vie, et ne se limitera pas qu’à vos sessions.

En termes d’équipement

Essayez autant que possible de vous mettre dans un endroit calme avec une luminosité adéquate et dans une posture qui vous est agréable. Qui a dit qu’il était impossible de réviser efficacement allongé sur son lit ! L’essentiel est d’être concentré, de pouvoir écouter et vous imprégner de la mélodie de la langue sereinement. Sur tablette ou sur ordinateur, avec une bonne connexion, suivez vos cours où quand vous soyez au rythme défini.

Si un son vous paraît difficile à prononcer, n’hésitez pas à regarder comment le professeur l’articule, à écouter des chansons dans la langue et à l’imiter. Par exemple, en vous mettant devant un miroir : pour arriver notamment à prononcer correctement le fameux « the » en anglais, le « ich » allemand ou les S et R à l’espagnol. A la clef quelques fous rires, mais de beaux progrès en termes d’articulation et de clarté dans votre expression. Vous intégrerez la musicalité de la langue en toute simplicité et en vous amusant.

 

visage d enfant

Travaillez sans vous en apercevoir

Apprendre une langue étrangère se fait aussi en dehors des cours. L’immersion est pour cela la seule méthode naturelle d’apprentissage. C’est une solution optimale pour développer vos compétences et élargir votre champ de connaissances linguistiques. Par exemple, en multipliant les sources d’exposition, en faisant des recherches annexes, et en mettant en pratique les enseignements des cours à l’occasion de situations concrètes. Concrètement, n’hésitez pas dans la langue à apprendre, à regarder un film, à écouter des contes pour enfants ou des podcasts pour adultes, à oser vous exprimer, ….

VivaLing vous offre aussi la possibilité de suivre vos cours par vidéoconférence où vous voulez quand vous voulez. Ceux-ci sont enregistrés pour être revus autant de fois que vous le souhaitez.

Pourquoi ?

Adulte comme enfant, revisionner vos cours à chaque fois est en plus un investissement personnel bénéfique pour :

  • mémoriser la prononciation des mots et leur signification,
  • avoir une compréhension encore plus fine des questions posées par le professeur, et envisager des réponses différentes, plus complètes ou justes,
  • cerner les erreurs effectuées que le professeur a corrigées, et garder en tête la formulation correcte.

Si votre enfant doit retenir des notions clefs, revoir les sessions l’aidera à mieux les intégrer et à s’auto corriger inconsciemment. Il ne vous restera alors qu’à lui montrer votre intérêt pour ses progrès et à quel point vous êtes fier de lui afin d’entretenir sa motivation. La révision des cours peut par ailleurs prendre la forme d’un jeu. Puisque les enfants apprécient se regarder et s’écouter, c’est une sorte de dessin animé dont ils sont les héros. Ils révisent sans s’en rendre compte et avec plaisir !

 

En tant qu’adulte, si vous entendez des mots inconnus pendant votre session, n’hésitez pas à chercher leur signification et à les noter, afin de vous constituer un petit lexique personnel.

Vos initiatives éveilleront votre curiosité. Elles vous donneront toujours plus envie d’être régulier et de vous investir, d’où finalement un cercle vertueux avec à la clef l’envie d’apprendre.

 

reveil symbolisant la regularite des leçons de langue

 

La régularité sera votre meilleure alliée

Nos agendas sont souvent bien chargés, et être régulier, dans l’acquisition ou l’entretien d’une langue, peut nous paraître parfois complexe. Mais, le travail de la langue, comme sa pratique et l’usage de vocabulaire varié est fondamental pour sa mémorisation sur le long terme.

Comment faire ?

Pour instaurer une routine linguistique, identifiez d’abord un moment, voire plusieurs, où vous êtes disponibles en semaine. Ce peut être un mercredi à 14h30 pour votre enfant, ou à 17h30 après l’école ; le soir à 20h30 pour vous, ou en matinée le week-end. A partir de cette constatation, demandez un professeur disponible sur ces créneaux, et réservez-les à l’avance pour établir votre plan d’apprentissage personnalisé, à respecter sur le long terme. Ainsi, votre emploi du temps habituel n’en sera pas perturbé et vos cours de langue viendront s’y incrémenter de façon naturelle et non contraignante. Cette régularité est incontournable, car adulte comme enfant. Même si nous pouvons apprendre vite, nous pouvons à l’inverse tout aussi rapidement oublier, si nous ne pratiquons pas assez.

Avec deux sessions par semaine, et en visionnant vos cours, au bout de 2 ou 3 mois, vous observerez rapidement des résultats.

Choisissez également une école de langue en ligne qui vous permet mobilité et liberté dans votre apprentissage. De la sorte, vous resterez sur votre lancée où que vous soyez. Que les enfants passent une semaine chez leurs grands-parents, que vous partiez en week-end ou en vacances, un écran et une bonne qualité de réseau Internet suffiront pour maintenir votre rythme.

 

Toute est une question de persévérance et de REGULARITE. Les résultats ne viennent pas du jour au lendemain, il faut quelques mois d’effort. Et après avoir commencé, n’abandonnez surtout pas et même si vous ne pensez pas avoir progressé, restez patient. Votre projet d’apprentissage s’inscrit dans la durée pour vous permettre d’assimiler des connaissances dans votre mémoire à long terme. Laquelle retient une quantité massive d’informations pour un temps illimité.

Votre décision sera vite récompensée après quelques mois. Bon courage, c’est à votre tour !

 

faire des erreurs pour apprendre

Les erreurs, un outil pour accélérer l’apprentissage des langues étrangères

« Vous interdisez les erreurs, vous empêchez ainsi la victoire »  Antoine de Saint-Exupéry.

La peur de l’erreur est le verrou de l’apprentissage. Dans le contexte des langues étrangères, la stratégie de l’évitement en est la manifestation la plus courante. L’apprenant n’ose pas répondre, cherche les tournures de phrases les plus courtes et les moins risquées, voire ne s’exprime qu’en mode ternaire: « oui », « non », et « je ne sais pas ».

Toutes les erreurs se valent-elles quand on s’exprime dans une autre langue?
La faute est-elle plus lourde que le contresens?
Une étourderie a-t-elle le même poids qu’un mauvais usage systématique?
Un faux ami peut-il vous mettre dans l’embarras?

D’ailleurs, faut-il corriger les erreurs?

Corriger ou ne pas corriger les erreurs lors de l’apprentissage des langues étrangères?

les erreurs donnent du sens à l'apprentissage

La question peut surprendre mais la controverse fait rage. Les neurosciences penchent en faveur de la correction. Dans son ouvrage récent, « Apprendre! Les talents du cerveau, le défi des machines », le neuroscientifique Stanislas Dehaene invite à accepter l’erreur: « Elle est la condition même de l’apprentissage, elle permet au cerveau de mettre à jour nos modèles mentaux. »
(L’entretien du dimanche – Sud Ouest 21/10/2018)

Quand corriger ? Le dilemme dans l’apprentissage des langues étrangères

Il faut choisir le meilleur moment pour corriger

« L’erreur, il ne faut pas la sanctionner, il faut la corriger. Et plus une correction est rapide, plus elle est efficace », recommande Stanislas Dehaene. Or ce conseil est difficile à appliquer pour les enseignants de langues étrangères. Maîtriser une langue étrangère implique l’acquisition de deux compétences: la fluidité et la précision.

« La précision signifie la capacité de parler correctement, sans erreurs. La fluidité signifie parler, lire, etc. avec un rythme et une cadence naturels, sans longues pauses, précise Abbie, master Coach d’anglais chez VivaLing. Un professeur de langue doit s’efforcer d’équilibrer les deux. Mettre trop l’accent sur l’exactitude risque de se faire au dépend de la fluidité et amène l’apprenant à tout remettre en question, à parler avec de longs “trous” ou pauses. Trop encourager la fluidité sans considération de l’usage correct peut affecter le sens global pour l’auditeur. C’est le cas lorsque le locuteur utilise un mauvais temps, un faux ami dans la langue maternelle, ou un mot avec la mauvaise connotation dans la langue cible. »

 Optimiser l’erreur comme outil d’apprentissage

les erreurs, membre actifs de l'apprentissage des langues

 

Les erreurs font partie du processus d’appropriation d’une nouvelle langue. Chez VivaLing, elles constituent un excellent marqueur pour les enseignants qui repèrent les difficultés de leur apprenant et peuvent accorder plus d’attention à ces points encore non acquis. « La chose la plus importante que j’aimerais que les parents comprennent, continue Coach Abbie, c’est qu’il est important que les apprenants développent la précision et la fluidité simultanément et que les deux sont tout aussi importants. »

Comme souvent, la solution réside dans une panoplie de stratégies, à adapter à la situation et à la personnalité de l’élève.

 Quand privilégier la fluidité?

« Si l’enseignant et l’élève ont une conversation significative, la “communication” devrait être la chose la plus importante, explique Jing, master coach de mandarin. Une fois que les élèves se sont exprimés, l’enseignant peut répéter leur idée générale en utilisant le vocabulaire, la grammaire ou le mode d’expression appropriés ». C’est le principe de «correction d’erreur retardée ».

«Si nous travaillons sur une “activité libre” où il n’y a pas d’instructions précises (par exemple “Que faites-vous habituellement un jour de semaine? »), je ne corrige pas ou peu , confirme Nuria, master coach d’espagnol. Je laisse l’apprenant s’exprimer comme dans une situation réelle avec les autochtones (qui ne vous reprennent pas tout le temps).»

 Quand privilégier la précision?

« Par contre lorsque nous travaillons un point précis de la langue et que l’apprenant fait des erreurs, nous les corrigeons immédiatement. Cette partie de réaction immédiate (Immediate Feedback) est inscrite dans notre pédagogie Villa, précise coach Jing. Ainsi, les élèves ne feront pas la même erreur encore et encore.»

« Dans les activités de type « contrôlées », confirme Coach Nuria, les exercices impliquent des instructions précises, telles que : « mettez le verbe au présent dans l’espace laissé libre ». Dans ce cas, je signale toutes les erreurs immédiatement. Je retourne aussi sur les points qui ont posé problème si nécessaire, pour relire un certain mot ou leur indiquer un moyen de se souvenir de la réponse et consolider la nouvelle information. »

Les solutions en action

solutions pour optimiser les erreurs en apprentissage de langues

Chez VivaLing, nos coaches utilisent les erreurs pour les transformer en accélérateur d’apprentissage. Le sujet est trop vaste pour couvrir en quelques lignes toute la gamme de leurs outils pédagogiques.  Découvrez quelques stratégies fondamentales qui vous permettront de mieux décrypter les vidéos des sessions de vos enfants…

  Le coach aide l’apprenant à se concentrer sur une ou deux erreurs fréquentes

Coach Abbie aime identifier des zones spécifiques plutôt que d’essayer de tout corriger en même temps.
« Une stratégie que j’utilise beaucoup est l’établissement d’objectifs et de repères. Beaucoup d’apprenants ont des “erreurs fossilisées” qu’ils portent en héritage de leur langue maternelle ou d’années de mauvaises habitudes. Il est important qu’ils soient conscients de ces domaines problématiques.
Par exemple, beaucoup d’apprenants français ont du mal à savoir quelle forme verbale utiliser au présent simple (“They walk & He walks”,  “She has & We have”) même quand ils se souviennent, parfois ils laissent tomber la prononciation du “s” final! Je fais remarquer à l’apprenant qu’il fait souvent cette erreur et nous trouvons un signal. Par exemple, je dessine un “s” dans l’air avec mon doigt que nous associons à cette erreur spécifique. Au lieu de les interrompre au milieu d’une phrase, je vais simplement faire un mouvement avec le signal, et l’apprenant va répéter ce qu’il vient de dire correctement. »

 Le coach fait participer l’apprenant au processus de correction

« Nous jouons à résoudre l’erreur ensemble, raconte coach Nuria, comme si nous devions découvrir la réponse à une énigme.»
Selon le principe de “correction d’erreur retardée”, coach Abbie attend que l’apprenant ait terminé sa phrase ou son exercice pour lancer un indice tel que “Le #3 semble bizarre…qu’en penses-tu?”

 Le coach parle des erreurs de manière positive (et en mode affirmatif )

«Chez VivaLing, le “Non, ce n’est pas bon » est proscrit, explique coach Nuria. Nous préférons questionner l’apprenant: “Mh… Es-tu certain.e de cela ?” Parce que la dernière phrase stimule la curiosité et donne aux enfants une plate-forme pour réfléchir et décider par eux-mêmes. Il leur apprend à être critiques envers eux-mêmes. »

 Le coach récompense la solution de l’erreur (plutôt que de la sanctionner)

«Je cherche à récompenser mes apprenants deux fois plus s’ils corrigent leur propre erreur (même avec de l’aide), positive coach Nuria. En effet, ils sont en train de réfléchir activement et de consolider la notion dans leur cerveau. Double effort et responsabilité dans leur propre processus d’apprentissage! ». Une approche approuvée par Carol Dweck, professeure de psychologie de Stanford. Ses recherches montrent qu’il vaut mieux féliciter le travail fourni par l’enfant (c’est l’effort qui est récompensé, que le résultat soit correct ou faux) que l’intelligence de l’enfant (Car l’erreur signe les limites de son intelligence:  “je suis nul, ce n’est pas fait pour moi”).

 Le coach corrige les erreurs nécessaires

Comment corriger une notion linguistique si l’apprenant n’a pas encore vraiment appris à l’utiliser? Il est important de limiter les corrections aux notions que l’apprenant devrait déjà connaître. Pour le reste, le coach sera la béquille de son élève pour lui permettre de gravir les échelons successifs.

Alors, même pas peur des erreurs! Encourageons donc nos enfants à considérer leurs erreurs linguistiques comme une chance !

Un cerveau en pleine forme pour apprendre les langues

Le cerveau est l’organe par excellence dès lors qu’il s’agit d’apprendre. Et, pour apprendre une nouvelle langue, il faut avoir un cerveau en pleine forme. Grâce à Robbie, personnage inventé par Eleonore Bayen, médecin et praticien hospitalier (MCU-PH), découvrez les 8 habitudes de vie quotidienne qui permettent de prendre soin de son cerveau.

 

1- Apprendre

Pour avoir un cerveau en pleine forme, il faut apprendre et rester curieux tout au long de sa vie. Découvrir de nouvelles choses, essayer de comprendre des phénomènes inconnus, partir à la découverte du monde qui nous entoure, lire, jouer, ou encore apprendre une ou plusieurs langues vivantes: tout cela contribue à la bonne santé du cerveau. Et peu importe l’âge: il faut rester curieux et vouloir apprendre tout au long de sa vie !

2 – Bouger

Pour garder un cerveau en pleine forme, il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport nécessitant de la tactique et de la stratégie. Il suffit de bouger ! Le minimum d’activité physique recommandée est de 30 minutes par jour, mais si on peut faire plus, c’est encore mieux.

En effet, des études scientifiques ont démontré que des mouvements intenses stimulent la production de BDNF, une protéine qui dope la croissance de nouveaux neurones. De plus, toute activité qui entraîne un apport d’oxygène à nos cellules cérébrales leur est bénéfique.

3 – Attention à la tête

Le cerveau est un organe fragile et un choc trop violent peut l’endommager de manière irrémédiable. Alors, dès qu’on fait des activités à risques (vélos, rollers, ski…), il faut mettre un casque pour renforcer la protection fournie par la boîte crânienne.

4 – Manger équilibré

Afin de garder un cerveau en pleine forme, il est conseillé de consommer :

=> de l’huile d’olive, des noix et des poissons gras riches en oméga 3

=> des fruits et légumes riches en antioxydants

=> des oeufs

=> des épices aux vertus anti-inflammatoires comme la cannelle, le curcuma ou le gingembre

Il est également conseillé de réduire fortement sa consommation de sucre (surtout de sucre raffiné), de viande rouge et de produits gras (frites…).

5 – Attention aux substances dangereuses

L’alcool, la cigarette, les drogues sont de véritables dangers pour notre cerveau. Toutes ces substances modifient l’action de messagers chimiques au niveau des synapses, entraînant l’altération de la sensibilité et la modification des comportements.

6 – Bien dormir

A l’age de 10 ans, il faut dormir 10 heures. Le sommeil est au coeur de tous les processus d’apprentissage et de mémorisation. Selon une étude chinoise menée à l’hôpital de Guangzhou, les insomniaques chroniques présentent une matière cérébrale moins dense que la moyenne. A l’inverse, bien dormir entretient la mémoire et aide l’organisme à réparer les cellules cérébrales.

7 – Bien se soigner

Les maladies chroniques ont un impact sur le cerveau. Voir régulièrement son médecin, prendre ses médicaments et faire attention au bon fonctionnement de son corps font partie des réflexes à avoir pour bien entretenir son cerveau.

8 – Voir ses amis et sa famille

Rien n’est plus mauvais pour vos neurones que la solitude. Pour avoir un cerveau en pleine forme, il faut cultiver les relations sociales et la bonne humeur. Les interactions sociales sont primordiales pour la santé mentale.

 

Chez VivaLing, nous prenons grand soin du cerveau de nos élèves! Nous leur proposons des activités qui stimulent l’ensemble des parties cérébrales mobilisées pour apprendre les langues. Notre pédagogie ViLLA repose d’ailleurs sur les principaux moteurs de l’apprentissage mis en évidence par les neuro-sciences  comme l’attention, la consolidation, l’exposition, la motivation et l’interaction.  N’hésitez pas à vous inscrire sur notre site et à prendre rendez-vous avec l’un de nos Responsables Parents qui répondra avec joie à toutes vos questions. Aucune risque: c’est sans engagement !

 

Quel est le meilleur âge pour apprendre une nouvelle langue?

C’est une question récurrente que les parents nous posent chez VivaLing! Mon enfant est-il trop jeune pour apprendre une deuxième langue? Ou au contraire, n’est-il pas déjà trop vieux pour progresser vraiment? Existe-il un âge idéal?

 

Plus on commence jeune, mieux c’est!

Et vous savez pourquoi? En raison de la “plasticité auditive” de l’enfant. La recherche a montré que, plus un enfant est jeune, mieux il perçoit et restitue des sons différents de ceux de sa langue maternelle.

Vers 12 ans, déjà, cette capacité s’amoindrit. En somme, “commencer tôt, c’est parler mieux”, quelle que soit la langue. Et on constate même que plus la langue enseignée est éloignée de la langue maternelle, plus on offre à l’enfant la capacité de transférer des compétences acquises pour apprendre d’autres langues.

 

 

Comment peut-on apprendre une langue quand on ne sait pas encore lire et écrire ?

Il en va d’une langue étrangère comme de la langue maternelle. On commence toujours par écouter, puis parler, puis écrire. L’entrée dans l’apprentissage d’une langue doit se faire par des jeux, des chansons, des activités répétées, conduites en langue étrangère, dans lesquelles l’enfant va progressivement se saisir des repères construits pour créer du sens, isoler des mots, les mémoriser et mémoriser des structures. Progressivement, il va exercer des compétences de compréhension orale et de production orale en continu pour aller, plus tard, vers la compréhension et la production écrite.

Il est essentiel de conduire des apprentissages ludiques, ritualisés, interactifs, au cours desquels il doit éprouver du plaisir : plaisir des mots, des sons, plaisir aussi de jouer un peu à être quelqu’un d’autre en parlant une autre langue.

 

Apprendre une nouvelle langue quand on apprend à écrire dans sa langue maternelle, est-ce risqué?

Au contraire. Apprendre une autre langue et apprendre à lire sa langue maternelle font appel à des processus cognitifs assez semblables : l’enfant, à partir d’indices, élabore des hypothèses de sens, puis il se sert du code (mots appris à l’écrit ou à l’oral) et du contexte (qui parle, à qui, etc. ) pour valider ces hypothèses.

 

 

Quels sont les autres avantages d’apprendre une langue pendant l’enfance?

L’un des principaux avantages, au-delà de l’intérêt cognitif pour le développement de l’enfant, c’est la découverte d’une nouvelle culture. Entrer dans une langue, c’est entrer dans une culture. On y découvre un rapport parfois semblable, parfois différent au monde. C’est pour l’enfant l’occasion de jeter un regard distancié sur sa propre culture, sur celle de sa famille.

Un jeune enfant est, a priori, plutôt “ethnocentré” (sauf à avoir été éduqué dans deux cultures). Il considère que le monde est à l’identique de ce qu’il vit. Apprendre une langue le conduit en douceur à changer ses représentations, à dépasser les stéréotypes.

En découvrant qu’une langue n’est pas le calque d’une autre (ou ne dit pas les mêmes choses, par exemple, avec le même nombre de mots), il comprend aussi qu’une culture n’est pas supérieure à une autre.

Concentration: 3 conseils pour aider votre enfant à mieux apprendre

A l’ère du numérique et du fameux « multi-tâche», attirer l’attention des enfants et la conserver pendant l’apprentissage est le défi numéro un des parents et des enseignants. Voici quelques conseils qui vous permettront de stimuler la motivation de vos enfants et de faciliter leur capacité de mémorisation.

Comment attirer l’attention d’un enfant ?

Pour qu’un enfant s’intéresse à une activité, il faut que celle-ci propose des défis à surmonter et qu’elle ne soit pas monotone.

Le cas des jeux vidéo est un bon exemple à étudier de près. Nombreux sont les parents à se poser la question: comment leurs enfants arrivent-ils à tenir plus deux heures sur un jeu vidéo alors que quand il s’agit de faire des devoirs, il n’arrive pas maintenir leur attention plus de 15 minutes.

Une étude publiée en 2010 par Matthew Dye et Daphne Bavelier, respectivement chercheur et professeur de neurosciences, apporte une réponse à cette question Cette étude montre que les enfants arrivent à maintenir leur attention car les jeux vidéo obligent les enfants à chercher une cible ou à résoudre une énigme.

Ce type d’activité permet donc de stimuler la motivation de l’enfant et ainsi d’augmenter sa capacité d’attention.

Les jeux vidéos peuvent donc être une source de motivation et de stimulation pour les enfants à condition de les utiliser avec modération.

Attention toutefois : les chercheurs rappellent également que la pratique régulière de jeux vidéo, notamment d’action, stimule essentiellement l’attention visuelle. Or, pour apprendre, un enfant a besoin de mobiliser non seulement son attention visuelle, mais aussi, son attention sélective (concentration) et surtout son attention soutenue, c’est-à-dire la capacité à se concentrer sur la durée.

Voir le TED TALK de Daphne Bavelier sur les jeux videos et le fonctionnement du cerveau

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Comment développer l’attention soutenue ?

1- Eviter toute distraction

Une étude menée par des chercheurs de l’université de Californie a confirmé que la distraction nuit fortement à tout apprentissage.

L’objectif de l’étude était de savoir s’ils arrivaient à se concentrer, combien de temps, et ce qui pouvait bien les distraire. Ils ont donc été observés minute après minute, et il a également été noté s’il y avait autour d’eux un poste de télévision ou de radio en marche en bruit de fond, s’ils écrivaient des textos en même temps qu’ils travaillaient, s’ils avaient un ordinateur éclairé en face d’eux et les sites qu’ils avaient visité pendant le laps de temps de l’étude.

Le docteur Larry Rosen et son équipe ont étudié le comportement de 300 élèves et étudiants aussi bien d’écoles primaires que de lycée ou d’université.

Ces 300 enfants et adolescents ont été observés « dans leur environnement naturel » (école, maison), alors qu’ils devaient se concentrer pendant 15 minutes sur un sujet bien défini.

Les résultats de l’étude sont édifiants avec un temps maximum de concentration de 3 minutes en moyenne !

Toutes les sources de distraction venaient bien des objets technologiques environnants. Les principaux coupables sont les smartphones et les ordinateurs portables, sources permanentes d’interruptions.

L’équipe a constaté également, et sans surprise, que c’étaient les étudiants qui arrivaient à se concentrer le plus longtemps en adoptant des stratégies de concentration, qui avaient les meilleurs résultats. Le multitasking (la dispersion entre différentes tâches) est effectivement un facteur majeur de mauvaises performances… Et la consultation de Facebook, ne serait-ce qu’une fois pendant ces 15 minutes avait un impact déplorable sur la performance ! (oui, même juste une seule malheureuse petite fois…)

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2- Trouver une source de motivation

La motivation est l’un des points fondamentaux de l’attention, surtout chez les enfants.

Pour obtenir l’attention d’un enfant, il faut être en mesure de lui offrir quelque chose qui puisse le motiver.

Les parents comme les enseignants doivent lutter contre l’ennui et la distraction en cherchant ce qui peut réellement motiver les enfants pendant la durée de l’activité.

Cette tâche de motivation se présente sous deux formes différentes :

  • la motivation par sécurité qui consiste à présenter à l’enfant des tâches qu’il maîtrise bien
  • la motivation d’innovation qui consiste à présenter à l’enfant de nouvelles activités qui pourraient l’intéresser

Il est donc intéressant pendant un cours d’alterner les exercices que l’enfant maitrisent bien et qui lui donnent confiance en lui, avec des exercices plus difficiles qui éveillent sa curiosité et son envie de relever un nouveau défi.

3- Respecter les rythmes de vigilance

L’attention d’un enfant n’est pas la même à 8 heures du matin, 10 heures ou à 11h20 par exemple.

Les spécialistes du sommeil conseille donc de privilégier les activités qui demandent beaucoup d’attention le matin de préférence entre 10 et midi, puis entre 16 heures et 18 heures.

 Et vous, quelles sont vos astuces ou bonnes pratiques pour favoriser la concentration de votre enfant?

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Une nouvelle étude explique les bénéfices du bilinguisme chez les enfants

Alors que certains parents s’inquiètent parfois du risque que ferait peser le bilinguisme sur leurs enfants, notamment en matière de retard linguistique ou d’échec scolaire, la recherche permet aujourd’hui de lever toutes les craintes. Les études démontrent les unes après les autres que, non seulement le bilinguisme procure des gains matériels et économiques évidents (meilleures opportunités professionnelles, salaires plus élevés…) mais qu’il apporte également de nombreux avantages d’un point de vue du développement cérébral.

Une récente étude menée par l’Université de Washington (Institut d’apprentissage et des sciences du cerveau) démontre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément et que le bilinguisme est porteur de nombreux avantages cognitifs.

VivaLing vous en livre les principales conclusions.

the effects of bilingualism

1- L’apprentissage des langues dans la première année de vie

Jusqu’à l’âge de 6 mois environ, les nourrissons sont capables d’entendre les différences entre les consonnes et les voyelles qui composent universellement les mots dans toutes les langues. À l’âge de 12 mois, la discrimination des sons de la langue maternelle du nourrisson s’améliore significativement, alors que la discrimination des sons non indigènes diminue (Kuhl et al., 2006). Ainsi, cela signifie qu’à l’âge de 12 mois, les nourrissons perdent leur capacité d’auditeur universel et se spécialisent dans leur(s) langue(s) maternelle(s).

Par ailleurs, la recherche montre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément. Cependant, la qualité et la quantité de la langue qu’ils entendent jouent un rôle clé dans ce processus d’apprentissage. Une étude montre que les nourrissons exposés à une nouvelle langue à l’âge de 9 mois à l’occasion de séances de jeu interactives avec un professeur apprennent en seulement 6 heures à discriminer les sons des langues étrangères à des niveaux équivalents aux enfants exposés à cette langue dès leur naissance. Toutefois, aucun apprentissage ne se produit si le même enseignement est présenté via des cassettes audio ou vidéo (Kuhl, Tsao, & Liu, 2003). Ainsi, l‘apprentissage précoce des langues dépend fortement des interactions sociales et de la qualité de la parole que les enfants entendent.

Que ce soit chez les enfants monolingues ou bilingues, le niveau de maitrise d’une langue reflète la qualité et la quantité de langue que les enfants entendent. Les jeunes enfants apprennent mieux grâce à des interactions sociales fréquentes et grâce à la qualité des conversations avec des locuteurs natifs.

 

the benefits of bilingualism

2- Vocabulaire et développement grammatical

 

Les jeunes enfants exposés à deux langues dès la naissance commencent généralement à produire leurs premières syllabes et leurs premiers mots au même âge que les enfants exposés à une seule langue. En outre, l’évolution du vocabulaire et de la croissance grammaticale ressemble beaucoup à la trajectoire suivie par les enfants monolingues. Les types de mots que les enfants apprennent et la relation entre le vocabulaire et la croissance grammaticale dans chaque langue reproduisent le modèle monolingue.

Néanmoins, l’effet de l’expérience bilingue sur la production et la compréhension de la langue se manifeste souvent par un décalage dans le vocabulaire et l’acquisition grammaticale. Bien que certaines études aient montré que les enfants bilingues respectent les normes monolingues, plusieurs études rapportent que les bilingues disposent d’un vocabulaire plus restreint dans chaque langue que les monolingues (Hoff et al., 2012). Étant donné que les recherches montrent que les compétences linguistiques des enfants reflètent la quantité de langue qu’ils entendent, ces résultats ne sont pas surprenants. Les bilingues divisent leur temps entre deux langues, et ainsi, en moyenne, entendent moins de chaque langue. Cependant, il est important de noter que les enfants bilingues ne sont pas en retard par rapport à leurs pairs monolingues lorsque l’on prend en compte les deux langues. Par exemple, les tailles de vocabulaire bilingues, lorsqu’elles sont combinées dans les deux langues, sont égales ou supérieures à celles des enfants monolingues. Des constatations similaires sont rapportées sur les mesures des connaissances grammaticales.

 

3-Apprendre à lire

La lecture est un processus complexe acquis par une formation explicite, généralement après que l’enfant ait appris à parler en phrases complètes. Des études portant sur des enfants monolingues démontrent le rôle essentiel du langage oral dans la lecture et la réussite scolaire. Des milliers d’enfants américains se retrouvent dans des situations où ils doivent acquérir les bases de la lecture dans une langue qu’ils ne parlent pas ou où leurs connaissances linguistiques sont extrêmement pauvres. Cependant, la recherche démontre que l’exposition à deux langues augmente la conscience phonologique, qui est la capacité de reconnaître et de manipuler les unités sonores de la langue et qui est l’un des meilleurs prédicteurs de la capacité de lecture.

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4-Les avantages cognitifs du bilinguisme

Contrairement à ce que l’on pensait autrefois, le bilinguisme ne cause aucune confusion. La recherche montre même que l’exposition simultanée à deux langues engendre plusieurs avantages cognitifs. Une partie de la préoccupation concernant la confusion provient de ce qu’on appelle «mélange de code» ou «changement de code» (« code switching » en anglais).

Les enfants bilingues combinent parfois des mots ou des expressions des deux langues lorsqu’ils interagissent avec leurs pairs, leurs parents  ou leurs enseignants. Il est important de comprendre que le changement de code est naturel pour les adultes et les enfants bilingues et reflète le fait que les bilingues connaissent souvent certains mots mieux dans une langue que dans l’autre. Le changement de code chez les adultes et les enfants bilingues est régi par des règles et non pas au hasard, et les enfants bilingues suivent les mêmes principes que les adultes bilingues (Paradis, Nicoladis et Genesee, 2000).

Plutôt que de provoquer de la confusion, on comprend maintenant que le besoin constant de gérer l’attention entre deux langues favorise la pensée des enfants sur le langage en soi et conduit à une augmentation des compétences métacognitives et métalinguistiques (Bialystok, 2007). Les enfants bilingues dès l’âge de 7 et 12 mois se sont révélés être des apprenants plus flexibles comparés aux enfants monolingues (Kovacs & Mehler, 2009).

De plus en plus de preuves suggèrent que les bilingues présentent de meilleures performance en matière de fonctions exécutives (Bialystok, Craik et Luk, 2012) notamment en ce qui concerne l’attention, la flexibilité de la pensée (flexibilité cognitive) et la mise à jour des informations dans la mémoire de travail. Le bilinguisme exige une attention constante à la langue cible. L’expérience des bilingues avec deux langues améliore les réseaux cérébraux pertinents, ce qui les rend plus robustes pour le fonctionnement exécutif tout au long de leur vie. Il est intéressant de noter que l’effet cumulatif des deux langues se traduit également par des effets protecteurs contre le déclin cognitif avec le vieillissement et l’apparition de la maladie d’Alzheimer (Craik, Bialystok et Freedman, 2010). De récentes études cérébrales indiquent que les différences en matière de fonctions exécutives entre les monolingues et les bilingues se vérifient dès la petite enfance (Ferjan Ramírez et al., 2016) et persistent tout au long de la scolarité (Arredondo et al., 2016) et à l’âge adulte (Abutalebi et al Stocco et Prat, 2014).

 

 

the benefits of bilingualism

Conclusion

De plus en plus de recherches indiquent que le bilinguisme modifie non seulement les modes d’acquisition et d’utilisation du langage, mais aussi les processus cognitifs dès le plus jeune âge. Les enfants bilingues présentent des performances égales ou meilleures  que les monolingues lorsque les deux langues sont prises en compte. Les études suggèrent que l’apprentissage optimal est obtenu lorsque les enfants commencent à apprendre deux langues à un âge précoce (c’est-à-dire entre la naissance et l’âge de 3 ans) grâce à des interactions de qualité avec des êtres vivants et que l’exposition aux deux langues est maintenue tout au long de l’enfance. On constate que les environnements les plus propices à l’apprentissage bilingue sont ceux où les parents considèrent le bilinguisme comme un atout qui apporte des avantages cognitifs, sociaux et économiques importants et qui utilisent quotidiennement un langage de qualité pour communiquer avec leurs enfants.

 

Source: http://ilabs.uw.edu/Bilingual_Language_Learning_in_Children.pdf