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French école

L’école, retour aux racines du mot et du concept

L’école est un concept qui existe depuis des millénaires : Sumériens, Egyptiens puis Gréco-Romains ont éprouvé les premières versions de la scolarité.

Son principe a évolué à travers les époques pour devenir ce que l’on connait aujourd’hui : un établissement où l’on donne un enseignement collectif général.

 

   

 

Aux origines du mot

Le mot moderne école lui-même vient du grec antique schole, un lieu où l’on avait du « loisir pour tout ». A cette époque, la relation enseignant-élève était une relation privilégiée et l’éducateur était également un mentor qui élevait le jeune adulte au rang de citoyen, futur guerrier ou future maitresse de maison, selon qu’ils étaient un garçon ou une fille.

 

 

Réservée aux classes supérieures, beaucoup plus rarement répandue chez les filles, l’éducation permettait l’accès à un rang social certain. C’est de cette racine latine qu’est né le terme école et à partir de ce concept antique que l’école moderne que nous connaissons est née, dans de nombreux pays européens.

Du pédagogue à l’apprenant

Si le nom école a gardé beaucoup de ses racines étymologiques, le concept a quant à lui beaucoup évolué.

En Grèce antique, les enfants allaient à l’école à 7 ans, avant cet âge, ils restaient avec leur mère : l’occasion de profiter de l’enfance et de s’amuser.

A sept ans donc, les garçons de familles riches allaient à l’école où des pédagogues leur enseignaient les bonnes manières et à gérer les dangers.  Poursuivie sous l’empire romain, l’école était un lieu d’échange privilégié entre le tuteur et l’apprenant, et des matières amenant à la réflexion telle que la philosophie étaient introduite dès le plus jeune âge. Même si le concept de la classe existait déjà durant l’Antiquité, le rapport personnel avec le pédagogue restait la méthode la plus répandue d’enseignement.

L’environnement d’apprentissage était également bien différent, les jeunes Grecs apprenaient en plein air, sur des forums, au cœur de la ville. Sur les gravures d’époque, il n’est pas rare de voir de jeunes hommes ou femmes, debout, en mouvement, en pleine leçon. A l’opposé de nos situations modernes : l’enseignant était assis alors que l’apprenant était souvent debout.

 

VivaLing ou le retour aux sources

Chez VivaLing, nous sommes attachés à redonner aux enfants cette relation privilégiée au travers l’apprentissage ou la consolidation d’une langue. A l’image du rapport personnel que les jeunes Grecs de l’Antiquité avaient avec leur tuteur, nos apprenants sont seuls avec leur coach et bénéficient de l’entière disponibilité de ces derniers. Le one-to-one ( cours particulier), c’est prouvé par de nombreuses études scientifiques, reste la méthode d’enseignement la plus efficace qui soit.

Autre force de notre enseignement, les enfants n’ont pas besoin de se retrouver sur une chaise pour recevoir l’enseignement de leur coach. Nos jeunes choisissent avec leur parent un endroit de la maison propice à l’apprentissage : leur chambre, leur lit, la table de la cuisine, le jardin… C’est la flexibilité de la virtualité, la salle de classe est partout possible tant qu’elle encourage l’échange.

Et que dire de la pédagogie centrée sur l’apprenant, notre approche de choix, qui nous prouve un peu plus chaque jour qu’un enfant apprend avec beaucoup plus de plaisir quand on touche à ce qui captive, passionne son esprit et son coeur dans le quotidien ?

Comment aider votre enfant à mieux apprendre les langues (et le reste…) ?

Genie Linguistique

Un psychologue allemand nommé Ebbinghaus a décidé de faire une expérience intéressante. Il a créé une liste de 2300 mots inventés et a essayé de les mémoriser, tout en s’auto-évaluant à plusieurs reprises à différents intervalles de temps.

Le résultat de ses tests? Ebbinghaus a constaté que lorsqu’il évaluait ses connaissances un jour après avoir mémorisé quelques mots, il se souvenait d’environ un tiers d’entre eux. Deux jours après, il ne se souvenait plus que de 5%. De quoi se questionner sur l’efficacité de sa mémoire! 

 

La courbe de mémorisation

Voici un graphique qui résume bien le processus de mémorisation au fil du temps

 

Courbe de mémorisation

Ce graphique nous montre comment nous nous souvenons (ou oublions) des informations que nous avons apprises ou mémorisées.

Fondamentalement, voici ce qu’il faut en retenir:

  • Le 1e jour, au début de la phase d’apprentissage, on suppose que les élèves savent 0% de ce qui va être enseigné.
  • À la fin de l’enseignement, chaque élève connaîtra 100% de ce que chaque individu a jugé important de retenir. Notre cerveau fait naturellement le tri!
  • Le 2e jour, s’ils n’ont rien fait avec l’information qu’ils ont apprise – s’ils ne la regardent pas, n’y réfléchissent pas, ne la traitent plus –  les élèves perdent 50 à 80% de ce qu’ils ont appris. C’est énorme!

L’étude révèle que notre cerveau stocke constamment de petits bouts d’information et si nous n’utilisons pas cette information ou si nous n’y prêtons plus attention, notre cerveau l’oublie.

  • Le 7e jour, que pensez-vous qu’il se passe? Evidemment, nous nous souvenons d’encore moins de choses
  • Lle 30e jour, si nous n’avons pas réfléchi, revisité, ou utilisé l’information que nous avions apprise le 1e jour, nous ne nous souvenons que de 2-3%!

mieux mémoriser

 

Activer sa mémoire à long terme

On entend souvent des étudiants dire qu’ils doivent “bachoter” parce qu’ils ont un examen à venir. Le bourrage de crâne n’aide personne à stocker des informations dans la mémoire à long terme. Les recherches de l’Université de Waterloo nous disent que si nous mobilisons à plusieurs reprises l’information que nous avons déjà apprise, notre cerveau ne l’oubliera pas. En la voyant plusieurs fois, notre cerveau comprend que l’information est importante, alors il la stocke. Lorsque l’information revient à plusieurs reprises, il faut moins de temps à notre cerveau pour la récupérer ou l’activer dans notre mémoire à long terme.

Augmenter la rétention d’information

La meilleure façon d’apprendre et de mémoriser est donc de pratiquer la “répétition espacée” (1). Et ceci est particulièrement valable pour les enfants. Le moment où votre enfant révise ses cours est primordial. Pour obtenir de meilleurs résultats, la première révision de l’information apprise doit avoir lieu très tôt après l’apprentissage initial, et chaque répétition après doit avoir lieu après des intervalles de plus en plus longs.

Lorsque l’on révise le lendemain de l’apprentissage, la nouvelle courbe a changé – elle diminue beaucoup plus lentement. On oublie plus lentement.

 

mémorisation des langues

Le problème avec la vraie vie

Lorsque les enfants rentrent de l’école, ils n’ont souvent pas envie revoir ce qu’ils viennent d’apprendre ce jour-là. La première fois qu’ils révisent, c’est quand ils font leurs devoirs quelques jours plus tard. C’est la première erreur – ils ne profitent pas pleinement de la répétition espacée puisqu’ils font leur première révision trop tard.

Une semaine plus tard, l’enseignant est passé au sujet suivant et il y a soudain quelque chose d’autre à apprendre. L’étudiant ne regarde plus son cours pendant trois semaines jusqu’à ce qu’il soit évalué sur ses connaissances. Après l’évaluation, les élèves ne regardent plus leurs cours pendant plusieurs mois.

Voilà où est le problème!  Les élèves n’ont pas assez d’opportunités de consolider leurs connaissances de manière répétée et régulière. Résultat: quand ils révisent leurs connaissances, c’est comme s’ils repartaient de zéro à chaque fois.

 

Alors que faire?

Que pouvez-vous faire pour aider vos enfants à se souvenir de ce qu’ils ont appris?

Si, dans les 24 heures après avoir appris quelque chose, ils consacrent ne serait-ce que 10 minutes à réviser, ils augmenteront la courbe de mémorisation de 50-80% à presque 100% de mémorisation.

Après 7 jours d’apprentissage, il ne leur faudra que 5 minutes de révision pour se souvenir de 100% de ce qu’ils ont appris le 1e jour  au lieu de seulement 2-3%, s’ils n’ont pas revu l’information et réactivé notre cerveau entre temps.

Et bonne nouvelle: la répétition ou la révision de l’information est cumulative. Nous n’avons plus besoin d’y penser consciemment parce que notre cerveau stocke les informations et travaille pour nous.

Plan d’action

  • Revoir ses notes tous les jours après l’école
  • Passer en revue les apprentissages de la semaine chaque week-end et tester ses connaissances
  • Lors de l’apprentissage d’un nouveau sujet, continuer à regarder régulièrement les notes des sujets précédents

(1) Chez VivaLing, tous les coaches pratiquent la répétition espacée pour favoriser une mémorisation optimale du vocabulaire et des expressions apprises en cours. La répétition espacée est à la base de la pédagogie ViLLA – VivaLing Language Learning Approach