Et si on apprenait l’anglais avec la Coupe du Monde ?

La Coupe du Monde de la FIFA 2018 est la 21ème Coupe du Monde de football. Comme vous le savez certainement (sauf si vous habitez dans une grotte! ;), le tournoi a lieu en ce moment même en Russie et durera jusqu’au au 15 juillet 2018.

Si votre enfant est fan de foot et ne loupe aucun match, pourquoi ne pas profiter de sa passion pour lui faire pratiquer son anglais avec des jeux autour du football. Voici une petite sélection de jeux recommandés par notre coach d’anglais, Tom B. 

 

Maths et foot

Niveau d’anglais: Débutant

Un jeu merveilleux pour les jeunes apprenants qui repose sur des opérations mathématiques assez simples (+, -, x, /). Votre enfant n’a pas besoin d’avoir une maîtrise poussée de l’anglais pour répondre aux questions, mais il peut quand même faire des choses amusantes, comme choisir son équipe nationale et jouer avec d’autres pays dans un tournoi.

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Tout savoir sur la Coupe du monde

Niveau d’anglais: Intermédiaire

Voici un jeu qui permet d’apprendre plein de choses amusantes sur la Coupe du Monde pour des enfants au niveau d’anglais intermédiaire, avec un questionnaire Vrai / Faux à la fin. La plateforme permet également d’enrichir son vocabulaire avec un jeu visuel et audio pour renforcer et revoir tous les termes liés au football.

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Qui va gagner la Coupe du Monde?

Niveau approprié: Débutant, Intermédiaire et Avancé

C’est le jeu favori de coach Tom B! Regardez la vidéo et sélectionnez les équipes qui, selon vous, vont gagner la coupe. Votre enfant peut comparer ses pronostics avec ceux de la vidéo. Cet exercice permet de pratiquer sa compréhension orale. 

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Nous espérons que vous apprécierez la saison 2018 de la FIFA et surtout que vous ferez de grands progrès en anglais grâce à tous ces jeux! 

5 recettes “kids-friendly” pour une Fête des Pères inoubliable

Et si cette année, vous faisiez une super surprise au meilleur des papas? VivaLing vous aide à préparer un brunch ou déjeuner mémorable. Et tout le monde peut mettre la main à la pâte! 

Note de la rédaction: Ne laissez jamais un enfant sans surveillance dans une cuisine. Limitez l’action de votre enfant à des tâches sécurisées et adaptées à son âge.

 

Recette 1: Mini Pizzas aux Poivrons

Offrez à votre papa la pizza la plus mignonne du monde!  Ces mini pizzas au poivrons et au fromage fondu se font en deux temps trois mouvements!

Ingredients

  • 4 bell peppers, halved and cored
  • 1 tbsp. extra-virgin olive oil
  • Salt
  • Freshly ground black pepper
  • 1/2 c. pizza sauce
  • 2 c. shredded mozzarella
  • 1/2 c. finely grated Parmesan
  • 1/3 c. mini pepperoni
  • 1 tbsp. chopped parsley

Instructions

  1. Preheat oven to 350°F.
  2. On a sheet tray, drizzle peppers with olive oil and season witih salt and pepper. Spoon sauce onto each pepper half. Sprinkle with mozzarella and Parmesan and top with pepperoni. Bake for 10-15 minutes, until the peppers are crisp-tender and the cheese is melted.
  3. Garnish with parsley.

 

Ingrédients

4 poivrons, coupés en deux et évidés
1 cuillère à soupe d’huile d’olive extra-vierge
Sel 
Poivre noir fraîchement moulu
1/2 c de sauce à pizza
2 c. Mozzarella râpée
1/2 c de parmesan finement râpé
1/3 c mini pepperoni
1 cuillère à soupe de persil haché
Instructions

Préchauffer le four à 180 °C.
Sur un plateau recouvert de papier cuissons, disposez les coupés en deux poivrons  avec un filet d’huile d’olive, du sel et du poivre. Ajoutez une cuillère de sauce tomate sur chaque moitié de poivron. Saupoudrez de mozzarella et de parmesan et garnir avec les pepperoni. Cuire au four pendant 10-15 minutes, jusqu’à ce que les poivrons soient tendres mais encore croquants et le fromage fondu.
Garnir de persil.

 

Recette 2: Le meilleur Sandwich végétarien

Pour changer du traditionnel jambon-beurre, si on faisait un sandwich végétarien? Une recette simple à réaliser en moins de 20 minutes!

 

 

Ingredients

  • 4 English muffins, split and toasted
  • 1 avocado, mashed
  • 1 cup alfalfa sprouts
  • 1 small tomato, chopped
  • 1 small sweet onion, chopped
  • 4 tablespoons Ranch-style salad dressing
  • 4 tablespoons toasted sesame seeds
  • 1 cup shredded smoked Cheddar cheese

Instructions

  1. Preheat oven to broil.
  2. Place each muffin open-faced on a cookie sheet. Spread each half with mashed avocado; place halves close together. Distributing ingredients evenly, cover each half with sprouts, tomatoes, onion, dressing, sesame seeds and cheese. Heat for 20 minutes.
  3. Place under broiler for about 5 minutes, or until cheese is melted and bubbly.

 

Ingrédients

4 muffins anglais, fendus et grillés ( ou 4 tranches de pain de mie)
1 avocat, purée
1 tasse de germes d’alfalfa
1 petite tomate, hachée
1 petit oignon doux, haché
4 cuillères à soupe de vinaigrette 
4 cuillères à soupe de graines de sésame grillées
1 tasse de cheddar fumé râpé

Instructions

Préchauffez le four en mode gril.
Placez chaque muffin/pain de mie face ouverte sur une plaque. Tartinez chaque moitié avec de la purée d’avocat. Recouvrez avec les germes d’alfalfa, les tomates, l’oignon, la vinaigrette, graines de sésame et fromage. Mettez au four à feu doux pendant 20 minutes
Placez sous le grill pendant environ 5 minutes, ou jusqu’à ce que le fromage soit fondu et mousseux.

Recette 3: Petits bateaux au poulet 

Et si pour la fête des pères, vous partiez en voyage en bateau? Oyez, oyez, matelot. Ces barquettes de poulet sont prêtes à prendre le large…

Ingredients

Dressing

  • 1/2 cup low-fat Greek yogurt
  • 1 tablespoon lemon juice
  • 1 tablespoon olive oil
  • 2 teaspoons apple cider vinegar
  • 1/2 teaspoon chopped fresh thyme leaves
  • Kosher salt and freshly ground black pepper

Salad

  • 1/4 cup walnuts
  • 1 1/2 cups 1/2-inch pieces rotisserie chicken, skin and bones discarded
  • 1 small crisp apple, cored and cut into 1/2-inch pieces
  • 1/2 cup red seedless grapes, halved
  • 3 scallions, whites and greens divided and chopped
  • 8 hearts of romaine leaves or 12 Bibb lettuce leaves

Instructions

  1. Preheat the oven to 350 degrees F.
  2. For the dressing: Whisk together the yogurt, lemon juice, oil, vinegar, thyme, 1/2 teaspoon salt and 1/4 teaspoon pepper in a small bowl until combined; set aside.
  3. For the salad: Spread the walnuts on a baking sheet, and toast until lightly browned and fragrant, 5 to 7 minutes. Let cool for 5 minutes, then break up into 1/4-inch pieces.
  4. To assemble: Toss the walnuts, chicken, apples, grapes and scallion whites together with the dressing in a large bowl until everything is well coated; season with salt and pepper. Scoop a scant 1/2 cup of the salad into each romaine leaf, and arrange 2 on each serving plate. Garnish with the scallion greens, and serve.

 

Ingrédients

Vinaigrette

1/2 tasse de yogourt grec maigre
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
2 cuillères à café de vinaigre de cidre de pomme
1/2 cuillère à café de feuilles de thym frais hachées
Sel et poivre noir fraîchement moulu

Barquettes de Salade

1/4 tasse de noix
1 1/2 tasse de morceaux de poulet rôti, sans la peau ni les os
1 petite pomme croquante, évidée et coupée en morceaux
1/2 tasse de raisins rouges sans pépins, coupés en deux
3 échalotes, blancs et verts divisés et hachés
8 cœurs de feuilles de laitue romaine ou 8 endives
Instructions

Préchauffez le four à 180 degrés C.
Pour la vinaigrette: Mélangez le yogourt, le jus de citron, l’huile, le vinaigre, le thym, 1/2 cuillère à café de sel et 1/4 cuillère à café de poivre dans un petit bol .
Pour la salade: Répartir les noix sur une plaque à pâtisserie, et faites les griller5 à 7 minutes jusqu’à ce qu’elles soient légèrement dorées et parfumées.  Laisser refroidir pendant 5 minutes, puis briser les en petits morceaux
Pour assembler: Mélanger les noix, le poulet, les pommes, les raisins et les blancs d’oignons verts ainsi que la vinaigrette dans un grand bol jusqu’à ce que tout soit bien enrobé, assaisonnez avec du sel et du poivre Versez  1/2 tasse de salade dans chaque feuille de laitue romaine. Disposez 2 feuilles dans chaque assiette de service, garnissez avec de l’échalote et servez.

Recette 4: Pancakes aux myrtilles

Pour une fête des pères “made in USA”, voici la recette qu’il vous faut! Vous nous en direz des nouvelles!! 

 

 

Ingredients

  • 200g self-raising flour
  • 1 tsp baking powder
  • 1 egg
  • 300ml milk
  • 50g knob butter
  • 150g pack blueberry
  • sunflower oil or a little butter for cooking
  • golden or maple syrup
  1. Mix together the flour, baking powder and a pinch of salt in a large bowl. Beat the egg with the milk, make a well in the centre of the dry ingredients and whisk in the milk to make a thick smooth batter. Beat in the melted butter, and gently stir in half the blueberries.
  2. Heat a teaspoon of oil or small knob of butter in a large non-stick frying pan. Drop a large tablespoonful of the batter per pancake into the pan to make pancakes about 7.5cm across. Make three or four pancakes at a time. Cook for about 3 minutes over a medium heat until small bubbles appear on the surface of each pancake, then turn and cook another 2-3 minutes until golden. Cover with kitchen paper to keep warm while you use up the rest of the batter. Serve with golden syrup and the rest of the blueberries.

 

Ingrédients

200g farine 

1 cuillère à café de levure

1 oeuf

300 ml de lait

50g beurre

1 Paquet de 150g de myrtilles

Huile de tournesol ou un peu de beurre pour cuisiner

Sirop d’érable

 

Instructions

Mélangez la farine, la levure et une pincée de sel dans un grand bol. Battre l’oeuf avec le lait, faire un puits  et mélanger doucement au fouet pour incorporer le lait et obtenir une pâte lisse et épaisse. Incorporer 50g de beurre fondu et la moitié des myrtilles.

Faire chauffer une cuillère à café d’huile ou de  beurre dans une grande poêle anti-adhésive. Déposez une grande cuillerée à soupe de la pâte par crêpe dans la poêle pour faire des crêpes sur 7.5cm à travers. Faites trois ou quatre crêpes à la fois. Laisser cuire environ 3 minutes à feu moyen jusqu’à ce que de petites bulles apparaissent à la surface de chaque galette, puis tournez et cuire encore 2-3 minutes jusqu’à ce que ce soit doré. Couvrir avec du papier de cuisine pour garder au chaud pendant que vous utilisez le reste de la pâte. Servir nappé de sirop d’érable et du reste des myrtilles.

Recette 5: Crème glacée à la Banane 

Parce que c’est bientôt l’été et qu’il va certainement faire beau et chaud le jour de la fête des pères, quoi de mieux qu’une crème glacée faite maison?!

 

Ingredients

  • 4 bananas, frozen
  • ½ cup milk, (or less)

Instructions

  1. Peel the bananas, break them into thirds, enclose them into a Tupperware container, and stick them in the freezer overnight (or longer). I usually throw bananas in the freezer whenever they are about to go bad, and I’ve left them in there for weeks before so there is no rush.
  2. When you are ready for the ice cream just put the bananas in a blender with 1/4 cup or 1/3 cup milk. I don’t have a fancy, expensive VitaMix so I have to shake my little cheapo Target blender around a bit to get it all to blend properly. Just keep adding small amounts of milk until the consistency resembles ice cream.

 

Ingrédients

4 bananes congelées
1/2 tasse de lait, (ou moins)

Instructions

Vous pouvez mettre des bananes dans le congélateur chaque fois qu’elles commencent à être un peu trop mûres, et les y laisser plusieurs semaines san problème.
Pour faire la crème glacée, sortez les bananes du congélateur, mettez les dans un blender avec 1/4 tasse ou 1/3 tasse de lait. Si vous n’avez pas de sorbetière, il suffit de rajouter le lait très progressivement jusqu’à obtenir une consistance mousseuse et glacée. Bon appétit! 

10 idées reçues sur le bilinguisme et l’enseignement bilingue

Les clichés à propos de l’enseignement bilingue et du bilinguisme restent encore nombreux. Cet argumentaire déconstruit les 10 idées reçues les plus répandues. 

bilinguisme

1. Le monolinguisme est la norme et le bilinguisme une exception.

C’est faux. On estime que plus de la moitié des habitants de la planète est bilingue, et que 40 % parlent plus d’une langue quotidiennement. Le bilinguisme est une pratique qui existe dans le monde entier, sur tous les continents et dans la plupart des pays du monde. Il y a différentes manières d’être ou de devenir bilingue : situation familiale plurilingue, contexte de vie frontalier, scolarisation en langue étrangère, mobilité professionnelle à l’étranger, etc.

2. Être bilingue, c’est maîtriser parfaitement deux langues et deux cultures.

La maîtrise des deux langues est rarement parfaite et équilibrée. On estime que seuls 20 % des bilingues sont aussi à l’aise dans une langue que dans l’autre. Être bilingue, c’est avant tout pouvoir communiquer aisément en deux langues, et pouvoir passer d’une langue à l’autre en fonction de la situation et des activités menées : les bilingues acquièrent et se servent de leurs langues dans des contextes différents et variés, pour des objectifs distincts. De plus, on peut parler une langue sans pour autant connaître et maîtriser l’ensemble des valeurs et des pratiques culturelles qui lui sont associées : un bilingue n’est pas forcément biculturel.

bilingue

3. On ne sera jamais bilingue si on apprend trop tard une seconde langue.

Il n’y a aucune limite d’âge pour commencer à apprendre une autre langue. La qualité de l’exposition à la langue et de son enseignement ainsi que la motivation sont essentiels à la réussite de l’apprentissage. Si un adulte peut apprendre plus vite qu’un enfant, il aura en revanche plus de mal à perdre son accent.

4. Avant d’apprendre une autre langue, il faut déjà en maîtriser parfaitement une.

Maîtriser parfaitement une langue est un leurre, on continue à l’apprendre toute sa vie. Néanmoins, il est profitable de pouvoir s’appuyer sur des acquis dans une première langue pour développer des compétences dans une autre langue. De la même manière, les apprentissages réalisés dans l’autre langue enrichissent la connaissance et la maîtrise de la première langue.

5. Un enfant qui suit un apprentissage bilingue doit avoir au moins un parent bilingue.

L’enseignement bilingue s’adresse à tous les enfants. C’est un dispositif pédagogique et non une école réservée aux enfants de famille bilingue. La réussite scolaire des enfants inscrits dans des dispositifs bilingues ne dépend donc pas des compétences linguistiques de leurs parents. Toutefois, la possibilité de bénéficier d’une exposition à la langue en dehors de l’école permet d’enrichir et de consolider son apprentissage.

enfant bilingue

6. Il faut être un bon élève pour suivre un enseignement bilingue.

Si certains établissements scolaires bilingues choisissent de sélectionner uniquement les meilleurs élèves, l’enseignement bilingue s’adresse quant à lui à tous les enfants, sans distinction. Tous les élèves trouvent une valeur ajoutée dans l’enseignement bilingue, indépendamment des niveaux d’apprentissage. Le passage par une autre langue d’enseignement peut même parfois aider à lever des difficultés scolaires et à mieux apprendre.

7. Il faut éviter d’utiliser différentes langues dans la classe.

Au contraire, le bilingue développe ses langues en complémentarité : l’enseignant peut donc s’appuyer sur ce constat pour développer des stratégies d’enseignement adaptées, tenant compte du niveau linguistique des élèves. Alterner les langues d’une activité à une autre, croiser les points de vue en comparant des concepts et des documents en langue originale permet d’encourager la réflexion, la mémorisation ou encore le travail de conceptualisation.

8. On ne peut pas bien apprendre une discipline en langue étrangère (histoire, mathématiques, sciences, etc.) sans parfaitement maîtriser cette langue.

Faux, tout dépend des stratégies adoptées par l’enseignant, qui doivent tenir compte du niveau linguistique des élèves. Avec des débutants par exemple, il est courant et efficace de recourir ponctuellement et de manière raisonnée à la langue maternelle des élèves. En outre, apprendre une discipline en langue étrangère permet aux élèves de pratiquer davantage et différemment cette langue, et de l’enrichir.

bilingue

9. Scolariser un enfant en deux langues augmente les risques de difficultés dans son apprentissage.

Les enfants bilingues n’ont pas plus de difficultés d’apprentissage que les enfants monolingues. La seule situation qui peut conduire un enfant bilingue à présenter des troubles de l’apprentissage est celle où il ne maîtrise suffisamment aucune des langues lors de son entrée à l’école.

10. Les bénéfices d’un apprentissage bilingue sont uniquement linguistiques.

L’enseignement bilingue permet d’approfondir la connaissance des langues et des cultures qui leur sont associées, ce qui invite à penser et à appréhender le monde différemment. Il motive par ailleurs les élèves en favorisant une pratique linguistique authentique et dynamique dans le cadre de différentes disciplines scolaires. En rapprochant langues et savoirs, on encourage les élèves à faire preuve de souplesse mentale, ce qui se traduit par une meilleure capacité à résoudre des problèmes dans des situations variées, et à une plus grande autonomie.

 

Source: Centre International d’Etudes Pédagogiques – www.ciep.fr

 

Le développement du langage chez l’enfant bilingue

Le développement du langage chez l’enfant bilingue

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Quelles sont les grandes étapes de l’acquisition du langage chez l’enfant? Comment faire la différence entre un léger retard de langage lié au bilinguisme et un véritable trouble ? Autant de questions que se posent souvent les parents d’enfants bilingues et auxquelles Domitilla Delaporte, Orthophoniste en ligne et Coach en accompagnement parental, apporte des éléments de réponse pour la communauté VivaLing.

– L’apprentissage du langage se fait tout au long de l’enfance. Pouvez-vous nous rappeler quelles en sont les grandes étapes ?

Il existe effectivement de grandes étapes du développement du langage (mais attention, les âges cités ne sont que des moyennes)…

Dès 4 semaines…

Le bébé perçoit la différence entre les voix masculine et féminine.

L’enfant passe la plupart de son temps éveillé à explorer le monde qui l’entoure, à jouer avec les sons. C’est un temps d’imprégnation sonore.

Le bébe développe de manière conjointe ses 5 sens (vue, ouie, toucher, gout, odorat).

Entre 2 mois et 4 mois…

Le bébé gazouille, il produit les « areu ».  Souvent, il comprend déjà des mots simples comme « papa » ou « maman ».

Entre 4 et 12 mois…

C’est le stade pré linguistique au cours duquel l’enfant tire un plaisir physique à essayer ses cordes vocales. Il babille… en passant du grave à l’aigu, du cri au chuchotement. Il est sensible à l’intonation.

Il réagit à son prénom, il tourne la tête quand on l’appelle. Puis, petit à petit, il comprend des ordres simples (souvent accompagnés d’un geste) et quelques expressions familières (avec le contexte aussi). Il ajoute ensuite les consonnes aux voyelles qu’il maîtrise déjà. Et forme ainsi les premières syllabes qu’il répète avec un plaisir immense (« papa », « mama » …). Il répète de manière automatique ce que dit l’adulte : c’est ce qu’on appelle l’écholalie.

Entre 12 et 20 mois…

Vers un an, l’enfant dit ses premiers mots. (Plus généralement, on situe l’apparition des premiers mots entre 8 et 14 mois). Les premiers mots sont reproduits sans y mettre du sens. Ce sont les parents qui le mettent en nommant, décrivant, qualifiant et en faisant la relation entre le mot et l’action : donner, prendre…

Vers 18 mois, l’enfant dispose d’une cinquantaine de mots dans son vocabulaire.

De 2 à 5 ans…

C’est l’acquisition de la fonction symbolique du langage : on peut parler aussi de ce qu’on ne voit pas. Le vocabulaire s’enrichit et à 2 ans et demi un enfant monolingue dit environ 100 mots et en comprend le double.

Un enfant bilingue en a autant en sa possession, mais répartis dans les deux langues (d’où un retard qui peut apparaitre face à un test de vocabulaire réalisé uniquement dans l’une des deux langues).

De 5 à 7 ans…

L’enfant peut s’exprimer correctement en faisant des phrases.

Il peut utiliser différentes fonctions : exprimer ses émotions, donner des informations, communiquer, et même jouer avec les mots.

Il est souvent prêt pour l’apprentissage de l’écrit.

De 7 ans à l’adolescence… et après…

Le langage se développe sur toute une vie ! Il s’affine en fonction des besoins et des expériences. Le caractère joue aussi ; certains sont plus bavards que d’autres.

C’est pour cela qu’on parle de “langue vivante”…

Une petite remarque  : n’hésitez donc pas à stimuler le langage de votre enfant et à communiquer avec lui BIEN AVANT l’apparition des premiers mots !

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– Qu’en est-il pour les enfants bilingues?

Le langage des enfants bilingues (ou multilingues) se développe en suivant les mêmes étapes chronologiques que celui des enfants monolingues.

Le bébé ou l’enfant à qui on parle 2 langues développe très naturellement deux systèmes linguistiques, c’est-à-dire deux langues bien distinctes.

Parfois, on observe un développement du vocabulaire plus lent chez les enfants bilingues. On appelle ce retard un “pseudo-retard langagier”.

La plupart du temps, l’enfant bilingue rattrape ce pseudo-retard langagier, tout simplement.

Un mélange des langues (ex : je suis happy aujourd’hui)  est un comportement langagier normal et fréquent chez l’enfant bilingue. On parle souvent de “code-switching” ou “code mixing”.

Il est essentiel que les personnes qui s’adressent à l’enfant lui parlent dans une langue qu’ils maitrisent parfaitement. L’enfant développera ainsi de bonnes compétences de communication et de langage. Dans ces conditions, l’enfant peut apprendre plusieurs langues.

– Comment distinguer un pseudo-retard langagier d’un trouble spécifique du langage?

L’éventuel retard des premiers mots et phrases chez l’enfant bilingue est relatif. En effet, l’ensemble des mots produits dans les 2 langues correspond au nombre de mots que connait un enfant monolingue du même âge.

Parfois le développement du vocabulaire est un peu décalé dans le temps.

En revanche, le bilinguisme n’a pas d’influence sur l’acquisition des sons et de la syntaxe (souvent, des erreurs de syntaxe particulières apparaissent de manière temporaire, en raison de l’influence d’une langue sur l’autre. ex : j’attends pour mon ami).

Le bilinguisme n’aggrave pas les troubles du langage. En cas de difficultés d’acquisition du langage, il est préférable de continuer de parler à l’enfant la langue familiale, pour maintenir une bonne communication au sein de la famille et un lien avec la culture d’origine.

Il n’est pas toujours facile de faire la différence entre le retard de langage lie a la situation de bilinguisme et le trouble du langage qui existe dans les 2 langues (et qui aurait existé même dans un contexte monolingue).

C’est la raison pour laquelle il ne faut pas hésiter à demander conseil à un spécialiste qui aura un regard extérieur et professionnel.

contact

– Quels sont les avantages du bilinguisme chez les enfants?

Au-delà des avantages évidents en matière de vie professionnelle future, tout bilinguisme est enrichissant, quelles que soient les langues parlées.

Le bilinguisme permet :

– de renforcer la construction de l’identité́ de l’enfant par rapport à ses repères  familiaux ou son cadre de vie

– de maintenir l’ensemble des liens familiaux et de communiquer avec différentes communautés

– d’améliorer la souplesse d’esprit et l’acuité auditive. Les bilingues ont plus de facilités pour toutes les activités multi-tâches que les monolingues.

– d’entrainer la faculté́ de raisonnement abstrait

– Tous les enfants sont capables d’apprendre plusieurs langues, même ceux qui ont des retards développementaux ou des difficultés d’apprentissage… si ces langues ont du sens pour eux

– Quels conseils donneriez-vous aux parents qui souhaitent que leurs enfants deviennent bilingues? 

Le premier conseil que je donnerais, c’est de vous faire confiance !

Pas de Panique ! Si ce bilinguisme fait sens pour vous, vous saurez mettre en place les prérequis nécessaires pour que cela se passe bien. Ne mettez pas votre enfant sous pression : gardez votre rôle de parent, pas celui de “professeur de langage”.

Parlez à votre enfant dans votre langue maternelle, même si ce n’est pas la langue du pays dans lequel vous vivez. Ainsi vous aurez du plaisir à communiquer avec votre enfant, vous lui offrirez un bon modèle linguistique et lui transmettrez votre langue, mais aussi des éléments de votre culture (alimentation, fêtes traditionnelles, etc…).

– Adoptez la règle « une personne, une langue » (souvent dans le cas des couples qui parlent 2 langues différentes) ou optez pour « un endroit, une langue » (souvent une langue à la maison, une autre a l’école). Acceptez de lâcher-prise parfois… il y a la règle, mais il peut y avoir des exceptions (quand il y a du sens, les enfants font la part des choses).

– Organisez des rencontres avec des amis qui parlent les mêmes langues que vos enfants. Si vous leur mettez des DVD, vous pourrez également choisir la langue pour le visionnage.

Consultez un(e) orthophoniste en cas d’inquiétudes par rapport au développement langagier de votre enfant. Ce n’est pas la peine d’attendre : quelques conseils en fonction de l’évolution de l’enfant et de son milieu linguistique peuvent déjà aider, et une rééducation précoce peut être mise en place si besoin. Souvenez-vous qu’un bon niveau de langage oral évite que l’enfant ne soit trop frustré. Un bon niveau de langage est aussi un prérequis important pour la scolarité et la socialisation.

Domitilla Delaporte

Domitilla de Laporte, Orthophoniste en ligne et Coach en accompagnement parental, notamment sur les thématiques d’expatriation et périodes de transitions

Expatriée en famille dans 5 pays (Angleterre, Suisse, Japon, Singapour, Allemagne), et maman de 4 enfants plurilingues nés dans 3 pays différents.

Passionnée par le langage (oral, écrit et non-verbal) et notamment celui des enfants ETC (Enfants de la Troisième Culture) ou TCK (Third Culture Kids).

www.domidelaporte.com  / Contact: domitillaortho@gmail.com

Pour lire le chinois il faut commencer tôt

Dans toute langue écrite, les mots font l’objet d’une triple correspondance : la prononciation, l’écriture, et évidemment la signification (ou plus correctement le signifié). Ainsi, le mot français cheval désigne l’animal de trait et de course, se prononce /ʃə.val/et s’écrit c-h-e-v-a-l. L’écriture du français étant alphabétique et le mot cheval régulier, toute personne sachant lire saura prononcer correctement ce mot même s’il ne l’a jamais vu écrit auparavant. Comme nous l’explique S. Dehaene, la lecture emprunte ici la voie dite phonologique : les graphèmes sont mécaniquement convertis en phonèmes sans faire appel à des représentations sémantiques plus profondes.

cheval

L’histoire est tout autre en ce qui concerne le chinois. L’écriture de toutes les langues chinoises est unifiée dans le système des idéogrammes. Ces caractères chinois se prononcent différemment dans chacune des langues de la super famille, par exemple dans la plus parlée d’entre elles qui est le mandarin. Il est souvent affirmé par les non-sinisants que l’association entre un caractère chinois et sa prononciation est complètement arbitraire ; de ce fait il serait impossible de prononcer un caractère chinois, même lorsqu’on en connait la signification, si l’on n’en a pas appris par cœur la prononciation auparavant.

 

La réalité est légèrement plus subtile. Certes, il est le plus souvent indispensable d’apprendre simultanément le caractère et la prononciation de tout mot chinois. Mais il faut souligner que 80 à 90% des caractères chinois sont en fait des caractères composés. Ils comportent une racine phonétique (il y en a à peu près 200) et une racine sémantique (il y en a environ 1000). La racine phonétique, souvent du côté droit du caractère composé, peut donner des indications sur la prononciation du mot. La racine sémantique, souvent à gauche, renseigne elle sur le sens du mot, au moins en indiquant la catégorie lexicale à laquelle il appartient. Par exemple, le mot cheval s’écrit马en chinois simplifie et se prononce (troisième ton) en mandarin. La mère, elle, se prononce mā ma (ma est redoublé, le premier se prononce avec le premier ton) ; le caractère de chacun des ma se compose à gauche de la racine sémantique de femme et à droite de la racine phonétique de cheval.

ma ma French

Dans un article de 2007, Bao Guo Chen et ses collègues ont démontré que les effets de l’âge d’acquisition sur la lecture du mandarin (pour des locuteurs natifs) étaient d’autant plus importants que l’association son-caractère ou signification-caractère était arbitraire. Les caractères appris précocement étaient lus aisément ; les caractères appris tardivement étaient d’autant plus difficiles à lire que l’association au sens et à la signification était peu prédictible. En d’autres termes, plus il était difficile de déduire la signification et la prononciation d’un caractère, plus la qualité et la rapidité de la lecture pâtissaient de l’apprentissage tardif.

 

Ainsi, au sein même de la langue chinoise et pour des locuteurs chinois natifs, les effets de l’âge d’acquisition croissent avec la nature arbitraire de la correspondance entre signification, prononciation et écriture. Qu’en est-il des langues alphabétiques ? Dans celles-ci on peut par définition avoir une bonne idée de la prononciation d’un mot lorsqu’on le lit*. Or prise dans sa totalité, la langue chinoise est notoirement plus arbitraire dans ses correspondances que toutes les langues alphabétiques. On peut donc supposer que pour le chinois plus encore que pour les autres langues, il y a intérêt à apprendre la langue précocement afin de ne pas souffrir des effets accentués de l’âge d’acquisition sur la lecture.

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus :
Chen, B. G., Zhou, H. X., Dunlap, S. and Perfetti, C. A. (2007).Age of acquisition effects in reading Chinese: Evidence in favour of the arbitrary mapping hypothesis. British Journal of Psychology, 98: 499–516. doi: 10.1348/000712606X165484

Stanislas Dehaene (2007). Les neurones de la lectureEditions Odile Jacob

 

Note : * La situation varie toutefois de langue en langue. L’italien ou le turc, par exemple, sont extrêmement simples à prononcer à la simple lecture, tandis qu’une même orthographe anglaise peut se lire de multiples façons différentes (il suffit pour s’en convaincre de regarder la prononciation de la finale de  tough, through, thorough, etc…)

Une nouvelle étude explique les bénéfices du bilinguisme chez les enfants

Alors que certains parents s’inquiètent parfois du risque que ferait peser le bilinguisme sur leurs enfants, notamment en matière de retard linguistique ou d’échec scolaire, la recherche permet aujourd’hui de lever toutes les craintes. Les études démontrent les unes après les autres que, non seulement le bilinguisme procure des gains matériels et économiques évidents (meilleures opportunités professionnelles, salaires plus élevés…) mais qu’il apporte également de nombreux avantages d’un point de vue du développement cérébral.

Une récente étude menée par l’Université de Washington (Institut d’apprentissage et des sciences du cerveau) démontre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément et que le bilinguisme est porteur de nombreux avantages cognitifs.

VivaLing vous en livre les principales conclusions.

the effects of bilingualism

1- L’apprentissage des langues dans la première année de vie

Jusqu’à l’âge de 6 mois environ, les nourrissons sont capables d’entendre les différences entre les consonnes et les voyelles qui composent universellement les mots dans toutes les langues. À l’âge de 12 mois, la discrimination des sons de la langue maternelle du nourrisson s’améliore significativement, alors que la discrimination des sons non indigènes diminue (Kuhl et al., 2006). Ainsi, cela signifie qu’à l’âge de 12 mois, les nourrissons perdent leur capacité d’auditeur universel et se spécialisent dans leur(s) langue(s) maternelle(s).

Par ailleurs, la recherche montre que le cerveau du nourrisson est totalement capable d’apprendre deux langues simultanément. Cependant, la qualité et la quantité de la langue qu’ils entendent jouent un rôle clé dans ce processus d’apprentissage. Une étude montre que les nourrissons exposés à une nouvelle langue à l’âge de 9 mois à l’occasion de séances de jeu interactives avec un professeur apprennent en seulement 6 heures à discriminer les sons des langues étrangères à des niveaux équivalents aux enfants exposés à cette langue dès leur naissance. Toutefois, aucun apprentissage ne se produit si le même enseignement est présenté via des cassettes audio ou vidéo (Kuhl, Tsao, & Liu, 2003). Ainsi, l‘apprentissage précoce des langues dépend fortement des interactions sociales et de la qualité de la parole que les enfants entendent.

Que ce soit chez les enfants monolingues ou bilingues, le niveau de maitrise d’une langue reflète la qualité et la quantité de langue que les enfants entendent. Les jeunes enfants apprennent mieux grâce à des interactions sociales fréquentes et grâce à la qualité des conversations avec des locuteurs natifs.

 

the benefits of bilingualism

2- Vocabulaire et développement grammatical

 

Les jeunes enfants exposés à deux langues dès la naissance commencent généralement à produire leurs premières syllabes et leurs premiers mots au même âge que les enfants exposés à une seule langue. En outre, l’évolution du vocabulaire et de la croissance grammaticale ressemble beaucoup à la trajectoire suivie par les enfants monolingues. Les types de mots que les enfants apprennent et la relation entre le vocabulaire et la croissance grammaticale dans chaque langue reproduisent le modèle monolingue.

Néanmoins, l’effet de l’expérience bilingue sur la production et la compréhension de la langue se manifeste souvent par un décalage dans le vocabulaire et l’acquisition grammaticale. Bien que certaines études aient montré que les enfants bilingues respectent les normes monolingues, plusieurs études rapportent que les bilingues disposent d’un vocabulaire plus restreint dans chaque langue que les monolingues (Hoff et al., 2012). Étant donné que les recherches montrent que les compétences linguistiques des enfants reflètent la quantité de langue qu’ils entendent, ces résultats ne sont pas surprenants. Les bilingues divisent leur temps entre deux langues, et ainsi, en moyenne, entendent moins de chaque langue. Cependant, il est important de noter que les enfants bilingues ne sont pas en retard par rapport à leurs pairs monolingues lorsque l’on prend en compte les deux langues. Par exemple, les tailles de vocabulaire bilingues, lorsqu’elles sont combinées dans les deux langues, sont égales ou supérieures à celles des enfants monolingues. Des constatations similaires sont rapportées sur les mesures des connaissances grammaticales.

 

3-Apprendre à lire

La lecture est un processus complexe acquis par une formation explicite, généralement après que l’enfant ait appris à parler en phrases complètes. Des études portant sur des enfants monolingues démontrent le rôle essentiel du langage oral dans la lecture et la réussite scolaire. Des milliers d’enfants américains se retrouvent dans des situations où ils doivent acquérir les bases de la lecture dans une langue qu’ils ne parlent pas ou où leurs connaissances linguistiques sont extrêmement pauvres. Cependant, la recherche démontre que l’exposition à deux langues augmente la conscience phonologique, qui est la capacité de reconnaître et de manipuler les unités sonores de la langue et qui est l’un des meilleurs prédicteurs de la capacité de lecture.

the benefits of bilingualism

4-Les avantages cognitifs du bilinguisme

Contrairement à ce que l’on pensait autrefois, le bilinguisme ne cause aucune confusion. La recherche montre même que l’exposition simultanée à deux langues engendre plusieurs avantages cognitifs. Une partie de la préoccupation concernant la confusion provient de ce qu’on appelle «mélange de code» ou «changement de code» (« code switching » en anglais).

Les enfants bilingues combinent parfois des mots ou des expressions des deux langues lorsqu’ils interagissent avec leurs pairs, leurs parents  ou leurs enseignants. Il est important de comprendre que le changement de code est naturel pour les adultes et les enfants bilingues et reflète le fait que les bilingues connaissent souvent certains mots mieux dans une langue que dans l’autre. Le changement de code chez les adultes et les enfants bilingues est régi par des règles et non pas au hasard, et les enfants bilingues suivent les mêmes principes que les adultes bilingues (Paradis, Nicoladis et Genesee, 2000).

Plutôt que de provoquer de la confusion, on comprend maintenant que le besoin constant de gérer l’attention entre deux langues favorise la pensée des enfants sur le langage en soi et conduit à une augmentation des compétences métacognitives et métalinguistiques (Bialystok, 2007). Les enfants bilingues dès l’âge de 7 et 12 mois se sont révélés être des apprenants plus flexibles comparés aux enfants monolingues (Kovacs & Mehler, 2009).

De plus en plus de preuves suggèrent que les bilingues présentent de meilleures performance en matière de fonctions exécutives (Bialystok, Craik et Luk, 2012) notamment en ce qui concerne l’attention, la flexibilité de la pensée (flexibilité cognitive) et la mise à jour des informations dans la mémoire de travail. Le bilinguisme exige une attention constante à la langue cible. L’expérience des bilingues avec deux langues améliore les réseaux cérébraux pertinents, ce qui les rend plus robustes pour le fonctionnement exécutif tout au long de leur vie. Il est intéressant de noter que l’effet cumulatif des deux langues se traduit également par des effets protecteurs contre le déclin cognitif avec le vieillissement et l’apparition de la maladie d’Alzheimer (Craik, Bialystok et Freedman, 2010). De récentes études cérébrales indiquent que les différences en matière de fonctions exécutives entre les monolingues et les bilingues se vérifient dès la petite enfance (Ferjan Ramírez et al., 2016) et persistent tout au long de la scolarité (Arredondo et al., 2016) et à l’âge adulte (Abutalebi et al Stocco et Prat, 2014).

 

 

the benefits of bilingualism

Conclusion

De plus en plus de recherches indiquent que le bilinguisme modifie non seulement les modes d’acquisition et d’utilisation du langage, mais aussi les processus cognitifs dès le plus jeune âge. Les enfants bilingues présentent des performances égales ou meilleures  que les monolingues lorsque les deux langues sont prises en compte. Les études suggèrent que l’apprentissage optimal est obtenu lorsque les enfants commencent à apprendre deux langues à un âge précoce (c’est-à-dire entre la naissance et l’âge de 3 ans) grâce à des interactions de qualité avec des êtres vivants et que l’exposition aux deux langues est maintenue tout au long de l’enfance. On constate que les environnements les plus propices à l’apprentissage bilingue sont ceux où les parents considèrent le bilinguisme comme un atout qui apporte des avantages cognitifs, sociaux et économiques importants et qui utilisent quotidiennement un langage de qualité pour communiquer avec leurs enfants.

 

Source: http://ilabs.uw.edu/Bilingual_Language_Learning_in_Children.pdf

 

Caleb VivaLing

Les conseils de M. Sun pour élever un enfant trilingue

Jia Le (Caleb), 10 ans, vit dans la province du Zhejiang en Chine. Depuis 2015, il prend des cours de langues avec VivaLing. Aujourd’hui, Caleb parle trois langues: l’anglais, le français et le mandarin. Vous vous demandez à quel point il est bon en langues? Regardez donc son interprétation de la chanson Christmas Tree.

 

 

Selon son père, le nom de Caleb provient de la Bible et signifie courage, confiance et loyauté.

Comme tous les enfants de son âge, Caleb a de nombreux passe-temps: basket-ball, jogging, échecs, dessin et piano. C’est aussi un grand fan de Lego, qu’il utilise pour réaliser différents «projets» comme des robots-chiens ou des camions d’extraction. Caleb est également très doué pour la programmation informatique Python et sait faire ses propres sites Web!

Caleb VivaLing

La “trilogie” de M. Sun pour élever un enfant trilingue

Le père de Caleb, M. Sun, est non seulement médecin professionnel, mais également éducateur averti. Selon M. Sun, la première étape pour élever un enfant est de construire une relation solide avec lui. «Beaucoup de parents sont trop occupés aujourd’hui pour s’investir véritablement auprès de leurs enfants et de leur famille. Mon conseil est de passer le maximum de temps avec ses enfants, de les féliciter pour leurs efforts et leurs réussites, et leur faire sentir le véritable amour parental.”

La deuxième étape consiste à cultiver les qualités humaines de son enfant. M. Sun croit que l’amour, la joie, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi sont plus importants que de bonnes notes à l’école. Caleb suit sa scolarité à la maison. Il lit quotidiennement de la littérature anglaise et communique souvent avec ses amis aux États-Unis – c’est aussi l’un des secrets de sa performance exceptionnelle!

Enfin, M. Sun insiste sur le respect de l’indépendance de chaque enfant. Tout comme VivaLing, M. Sun croit qu’un enfant apprend d’autant mieux qu’il le fait en suivant ses propres centres d’intérêts et sa curiosité naturelle.

Caleb VivaLing

L’apprentissage de Caleb avec VivaLing

«L’anglais est une langue utile, qui me permet d’accéder à de nombreuses connaissances. Quant au français, c’est une magnifique fenêtre sur le monde et la langue du romantisme,” explique Caleb.

Aujourd’hui, Caleb est capable de communiquer avec sa coach de français Daniella : ils adorent  jouer ensemble à des jeux en ligne pour enrichir son vocabulaire. Selon M. Sun, “coach Daniella réussit à créer une relation de très grande qualité avec ses élèves. Caleb l’adore! Il est toujours demandeur de nouvelles leçons avec elle. “

Caleb VivaLing

 

Que veux-tu pour Noël?

Pour Noël, Caleb a fait un souhait qui nous a surpris, “Je veux que le Père Noël donne à chaque enfant un cadeau et le rende heureux!”

Et … Caleb veut aussi visiter la ville de Bethléem en Israël, où Jésus est né. Souhaitons que son rêve se réalise ainsi qu’une très bonne et très heureuse année 2017!

Les écrans: nouvelle incarnation du diable dans les foyers?

“Mes enfants n’utilisent pas d’Ipad. Je limite la quantité de technologie que mes enfants utilisent à la maison», tels furent les propos de Steve Jobs, il y a quelques années, concernant l’utilisation de l’Ipad par ses propres enfants.

Curieux, n’est-ce pas? Le fondateur du mac et de l’Ipad, les appareils intelligents les plus populaires au monde, s’inquiétait de l’effet de ses propres produits sur ses enfants. Mais Jobs n’est pas le seul. On constate en effet une tendance chez certaines personnes du monde de la technologie et de l’informatique aux Etats-Unis à interdire à leurs enfants d’utiliser les nouvelles technologies.

D’un côté, certaines familles et établissements scolaires, faisant écho aux préoccupations concernant l’accès à du contenu inapproprié, aux risques de dépendance et aux impacts sur la santé,  ont décidé d’interdire les nouvelles technologies à leurs enfants et élèves. De l’autre, nombreux sont les parents et les autorités éducatives qui reconnaissent que les tablettes et les ordinateurs peuvent être des outils intéressants et très enrichissants. Les applications éducatives, en particulier, apportent bien plus de bénéfices aux enfants que de regarder la télévision. Alors, qui a raison?

 

learning with an ipad

 

Apprendre sur Ipad ou ordinateur: est-ce mauvais pour les enfants?

L’appareil électronique est-il vraiment le «mal» à la maison? Y at-il un moyen d’en faire un bon usage? C’est pour répondre à ces interrogations et à ces angoisses que l’Académie américaine de pédiatrie (AAP – American Academy of Pediatrics) a émis en octobre 2016 son avis et ses recommandations pour l’utilisation des écrans par les enfants:

Pour les enfants de moins de 18 mois, évitez d’utiliser des écrans autres que pour des séances de vidéoconférence (type skype) avec de véritables personnes qui parlent et interagissent avec l’enfant.

– Les parents d’enfants âgés de 18 à 24 mois qui veulent introduire des médias numériques doivent choisir des émissions de haute qualité et les regarder avec leurs enfants pour les aider à comprendre ce qu’ils voient.

Pour les enfants âgés de 2 à 5 ans, limitez l’utilisation de l’écran à 1 heure par jour de programmes de haute qualité. Les parents doivent regarder les contenus digitaux avec leurs enfants pour les aider à comprendre ce qu’ils voient et l’appliquer au monde qui les entoure.

Pour les enfants âgés de 6 ans et plus, il est recommande de:

* fixez des limites constantes sur le temps passé à utiliser les médias et les types de médias, et assurez-vous que les médias                                              ne remplacent pas le sommeil, l’activité physique et les autres comportements essentiels à la santé.

* définir des moments sans média, tels que le dîner ou les trajets, ainsi que des lieux sans média à la maison, comme les chambres.

L’AAP invite également les parents à avoir une communication continue sur la citoyenneté en ligne et la sécurité, y compris le respect des autres en ligne et hors ligne.

Outre ces recommandations, l’AAP reconnait la valeur éducative des interactions directes que l’on peut avoir par le biais de conversations vidéo, des interactions qu’elle juge «critiques pour le développement du langage». L’autorité met également en évidence les avantages des nouvelles technologies pour rattraper le retard scolaire.

 

the evil device

Les conseils de VivaLing pour une utilisation raisonnée des écrans

 

Outre les déclarations de politiques de l’APP, VivaLing apportent ses conseils aux parents pour que leurs enfants fasse le meilleur usage possible des appareils électroniques:

1- Évitez les expositions excessives aux appareils électroniques

«Tous les parents sont d’accord pour dire que manger du chocolat est bon, mais manger trop de chocolat est généralement mauvais, et manger du chocolat excessivement sucré tout en ne faisant jamais d’exercice est encore pire», explique Bernard Golstein, co-fondateur et PDG de VivaLing. «Il en va de même pour les appareils électroniques: ils doivent être utilisés de manière raisonnable et être vecteur d’un contenu de haute qualité, de manière très interactive, sans jamais remplacer les activités artistiques, physiques, intellectuelles de la vraie vie.

2- Sélectionner les applications éducatives

Le Dr David Hill, président de l’AAP, insiste sur un point: toutes les applications ou les outils en ligne étiquetés «éducatifs» ne sont pas forcément adaptés pour les enfants. Il faut donc rester vigilant et ne pas hésiter à tester le contenu d’une application avant de laisser son enfant s’en servir.

 

 

babies and electronic devices

 

VivaLing conseille aux parents de vérifier chaque matériel en ligne pour leurs enfants, ou simplement de choisir un partenaire éducatif de confiance pour accompagner l’enfant dans ses apprentissages en ligne. L’outil idéal doit être capable de fournir des contenus inspirants et enrichissants pour les enfants, et de proposer une grande une variété d’activités interactives telles que des jeux, des chants et du dialogue. Plus important encore, un bon outil éducatif digital doit être en mesure de répondre aux besoins uniques de chaque enfant, à ses intérêts et à ses préférences, afin de personnaliser l’environnement pédagogique et ainsi d’obtenir de meilleurs résultats.

 

6 Astuces pour une rentrée réussie !

vive la rentree

 

Ça y est, c’est la fin des vacances et avec elles une certaine forme d’insouciance et de légèreté. La rentrée est pour beaucoup synonyme de stress et d’appréhension.  Pour les enfants, il faut se refaire de nouveaux amis, rencontrer de nouveaux professeurs et, pour les parents, installer une nouvelle routine avec une myriade d’activités et une multitude de contraintes à gérer. VivaLing vous aide à aborder cette période de l’année avec confiance et sérénité en vous livrant 6 conseils.

 

  • Favorisez le sommeil.

Pendant l’été, les enfants n’ont pas d’horaire de coucher fixe, ce qui est compréhensible. Mais le sommeil est essentiel pour une année scolaire sereine et productive. Aidez vos enfants à se remettre sur la bonne voie en les mettant au lit et en les réveillant plus tôt au moins une semaine avant la reprise des cours.

  • Rencontrez les enseignants de vos enfants.

Vous aurez certainement l’occasion d’assister à des journées portes ouvertes et à de multiples réunions de présentation au début de l’année scolaire, mais aucune ne vous donnera la chance de passer du temps de qualité avec les enseignants de vos enfants. Essayez de trouver quelques minutes avant ou après l’école pour les rencontrer en tête-à-tête. À tout le moins, envoyez-leur un e-mail d’introduction afin de vous présenter et demander des conseils sur la meilleure façon d’aider votre enfant tout au long de l’année.

  • Faites des devoirs un moment privilégié.

Planifiez dans l’emploi du temps de votre enfant un créneau quotidien pour les devoirs. Définissez avec lui un endroit tranquille et confortable dans la maison où il pourra travailler (sa chambre, un bureau…) et équipez-le des fournitures nécessaires pour bien étudier (recharges de stylo, feuilles, cahiers…). Plus votre enfant disposera d’un moment et d’un endroit privilégié, plus il sera motivé pour faire bien travailler tout au long de l’année.

  • Planifiez un temps de lecture quotidien.

La lecture est un facteur clef de réussite scolaire : cela permet d’enrichir le vocabulaire de votre enfant, son aisance à l’oral comme à l’écrit. Cela développe son imagination, sa créativité et enrichit son univers intérieur. C’est aussi un moment de partage unique qui vous permet d’explorer de nouveaux mondes et de vivre de nouvelles aventures avec votre enfant. Essayez donc de consacrer chaque jour 20 minutes pour lire avec votre enfant. En grandissant, votre enfant conservera ce gout et ce plaisir de lire au quotidien.

  • Encouragez et motivez.

Chaque année scolaire qui commence est un nouveau défi à relever pour votre enfant. Quel que soit ses résultats passés, faites-lui part de votre soutien et de votre confiance pour cette nouvelle année. Encouragez-le à faire de son mieux, dédramatisez les échecs et rappelez-lui qu’il peut toujours vous solliciter en cas de besoin.

  • Sélectionnez les bonnes activités.

Chaque enfant a des goûts et des aptitudes différents. En ce début d’année, prenez le temps de vous asseoir avec votre enfant pour comprendre ce dont il a envie et besoin, et voir ce qui peut tenir raisonnablement dans son emploi du temps et dans le vôtre. Apprendre une nouvelle langue vivante fait partie des activités qui dotera votre enfant d’un formidable atout pour l’avenir, tant au niveau personnel que professionnel. VivaLing vous offre la possibilité de faire ce magnifique cadeau à votre enfant dans les meilleures conditions : des cours ludiques et interactifs, 100% personnalisés avec un professeur particulier qualifié et expérimenté, sans avoir à sortir de chez vous !

Peut-on oublier une langue apprise dans sa petite enfance ?

 

Portrait of smart schoolgirls and schoolboys looking at the laptop in classroom

Qu’en restera-t-il ? C’est la question récurrente – et un peu angoissée –  que se posent les parents au sujet des langues apprises par leurs rejetons dans l’enfance ou la petite enfance, en particulier lorsqu’elles ne sont pas pratiquées par la suite. Nous y avions déjà consacré un billet de blog que vous aviez été extrêmement nombreux à lire.

La conclusion, basée sur une étude de C. Pallier datant de 2003, semblait sans appel : une langue apprise dans la petite enfance peut être oubliée aussi vite qu’elle est apprise si elle n’est pas utilisée ou du moins conservée jusqu’au-delà de la puberté.

Et pourtant. L’interprétation fine des résultats de cette étude a été remise en cause par de nombreuses autres publications. Fin 2014, J. Pierce, de l’université McGill au Canada, démontrait pour la première fois que la représentation neuronale d’une langue acquise dans la petite enfance est solidement ancrée dans le cerveau, même si le sujet n’a aucun souvenir conscient de cette langue suite à une cessation totale d’exposition.

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La démonstration faisait appel à des orphelins chinois adoptés vers l’âge de 13 mois par des familles françaises, et complètement coupes de leur langue d’origine. 12 ans plus tard, alors qu’ils n’avaient aucun souvenir conscient de leur langue, leur cerveau réagissait au système tonal de la langue chinoise exactement comme des locuteurs natifs chinois. En effet, à l’écoute de phonèmes prononcés avec des tons différents, leur cerveau faisait appel dans l’hémisphère gauche à ses centres du langage, alors qu’un groupe témoin de français sollicitait dans l’hémisphère droit les fonctions de traitement acoustique de signaux complexes non linguistiques.

Avoir un cerveau qui semble garder des traces de la langue de jadis alors que le sujet n’en a aucun souvenir conscient, cela sert-il à quoi que ce soit ?

Oui, comme l’avait écrit Leher Singh de la National University of Singapore des 2011. Elle aussi s’était intéressée à des orphelins, cette fois du sous-continent indien, adoptes dans leur toute petite enfance par des familles américaines et complétement coupés par la suite de leur langue d’origine. Les langues indiennes comportent des contrastes phonétiques sur les “t” et les “d” qui sont imperceptibles á l’oreille des américains. Bien des années après leur changement de continent, nos petits adoptés non plus ne semblaient percevoir ces contrastes. Du moins initialement. Car après un mois d’exposition, les petits adoptés avaient fait des progrès considérables dans la discrimination de ces sons, contrairement à un groupe témoin de jeunes américains.

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Voici donc ce que la science nous enseigne à ce jour :

  • vers l’âge de un an, le cerveau du nourrisson perd à jamais la faculté de discriminer des sons (consonnes, voyelles, tons) absents de sa propre langue ou de son environnement linguistique. Pour percevoir des contrastes d’autres langues il doit y être expose pendant cette période critique phonétique autour de l’âge de un an.
  • la non-exposition à la langue d’origine, par la suite, ne signifie pas qu’elle sera entièrement oubliée. Il en restera des traces inconscientes, neurologiques, qui en faciliteront le réapprentissage de manière significative.

Des lors, il ne faut pas hésiter à exposer son enfant à une ou plusieurs langues cibles alors qu’il est encore nourrisson, même si ces langues ne sont destinées a être utilisées ou réapprises que plus tard. C’est un investissement qui ne peut être fait qu’a cette période critique de la vie. La quasi-totalité des parents l’ignore. Pas vous.

 

Pour en savoir plus :

 

Lara J. Pierce, Denise Klein, Jen-Kai Chenc, Audrey Delcenseried, and Fred Geneseea (2015). Mapping the unconscious maintenance of a lost first language. PNAS, february 2015, vol 112

Leher Singh, Jacqueline Liederman, Robyn Mierzejewski and Jonathan Barnes (2011). Rapid reacquisition of native phoneme contrasts after disuse: you do not always lose what you do not use. Journal of developmental science. 14:5 (2011), pp 949–959

Pallier C, et al. (2003). Brain imaging of language plasticity in adopted adults: Can a second language replace the first? Cereb Cortex 13(2):155–161.