A la rencontre de Ping Lu, coach de mandarin chez VivaLing

 

Je m’appelle Ping Lu. Je vis actuellement à Montréal au Canada. Je suis originaire de Shanghai, en Chine. J’ai un fils de 3 ans.

Avez-vous toujours été professeur ? 




Je suis professeur depuis plus de 15 ans. Mon premier emploi a été professeur d’anglais au secondaire. Après deux ans, j’ai changé de travail. Mais j’enseignais toujours après l’école et le week-end. J’ai commencé à enseigner le chinois à des non-chinois à partir 2008.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans l’enseignement de votre langue ? 


 


J’aime enseigner ma langue maternelle. Tout en enseignant, je continue à apprendre des choses sur ma propre langue. Depuis que j’ai commencé à enseigner ma langue maternelle, je n’ai jamais cessé d’explorer ma propre langue et je ne m’ennuie jamais.

Quel est votre endroit préféré dans votre pays d’origine ? Pourquoi ? 


 


Mon endroit préféré est Shanghai. Je suis né et j’ai grandi à Shanghai. Shanghai est l’une des plus grandes villes de Chine.

A Shanghai, tout est possible. C’est une ville moderne et ouverte. Les Shanghaïens ont conscience qu’ils vivent dans une ville de classe mondiale, le shanghaïen fait partie du code génétique de la ville. A Shanghai, vous pouvez manger tout ce que vous voulez.  Shanghai est dynamique. Tout est pratique. C’est aussi un des meilleurs endroits sur terre pour profiter de la vie nocturne. C’est épatant!

À quoi ressemble une journée de travail pour vous ? 




Je me lève tôt, je prépare mon fils pour aller à l’école, puis je me dépêche de revenir de la garderie, je prépare les cours, je donne mes séances de mandarin. Ensuite je prépare le repas, et le soir je prépare de nouveau les séances du lendemain.

 


Quel est votre passe-temps préféré ? 


 


Voyager, j’aime surtout pour planifier les voyages.

Pourquoi pensez-vous que l’apprentissage des langues est important dans la vie ?

Quand on apprend une nouvelle langue, non seulement on apprend la langue, la grammaire, la vocabulaire, mais en même temps on découvre une nouvelle culture, et on accède à l’histoire, à l’art, à l’humour, à la logique, à la géographie et à la gastronomie d’un pays et d’un peuple, ce qui conduit à une meilleure compréhension d’une nation dans son ensemble.


Quelle est la valeur la plus importante pour vous d’apprendre une langue à un stade précoce ?




L’apprentissage d’une langue supplémentaire rend les enfants plus créatifs. Une fois que les enfants connaissent une deuxième langue, il leur est plus facile de comprendre d’autres structures linguistiques, c’est pourquoi les experts disent que chaque nouvelle langue apprise est plus facile que la précédente.

Apprendre une langue aide les enfants à mieux comprendre d’autres cultures, d’autres expressions et styles de communication. Cela peut encourager les enfants à prendre conscience de l’ampleur du monde et à avoir une plus grande ouverture d’esprit.


En un mot, pourquoi un enfant devrait-il prendre des cours chinois avec vous ?

Je suis dynamique, énergique, expérimentée. J’aime les enfants et j’aimais enseigner aux enfants.

 

Retrouver le profil de Ping Lu et sa video de présentation ICI

VivaLing dévoile les résultats de son étude «L’apprentissage des langues étrangères par les enfants»

Aujourd’hui, plus d’un parent sur deux se dit insatisfait par la qualité de l’enseignement des langues étrangères dans le système éducatif français (53%) selon les résultats de l’étude menée par l’institut de sondage YouGov pour VivaLing*. Ils se disent prêts à investir dans une activité extra-scolaire autour des langues pour pallier cet apprentissage encore trop fragile.

Un apprentissage des langues trop tardif.

Parmi les parents insatisfaits, 57% considèrent que l’enseignement des langues vivantes débute trop tardivement dans le parcours scolaire, 51% estiment qu’il n’y a pas assez d’heures de cours consacrées aux langues étrangères, 47% que la pédagogie est trop centrée sur l’écrit et pas assez sur l’oral, et 45% qu’il y a trop d’élèves par classe.

Apprendre une langue étrangère, avant tout, pour une meilleure réussite professionnelle.

Les parents sont conscients de la nécessité de maîtriser une langue étrangère dans notre société actuelle et seraient même prêts à dépenser 74€ par mois et par enfant pour l’apprentissage extra-scolaire des langues vivantes. Dans le TOP3 des raisons invoquées, 74% considèrent que la maîtrise des langues étrangères favorise la réussite professionnelle, 60% qu’elle permet un enrichissement personnel et 60% qu’elle facilite les voyages à l’étranger.

Parmi les langues les plus plébiscitées par les parents (hors anglais), plus de 4 parents sur 10 estiment que l’Espagnol (45%) et le Chinois (44%) sont de véritables atouts professionnels pour leurs enfants.

Plus d’un parent sur 5 a déjà envisagé l’apprentissage du chinois pour ses enfants !

Actuellement, les élèves et étudiants français sont en moyenne 30 % de plus chaque année à choisir d’apprendre le chinois et plus de 50 000 lycéens et collégiens suivent des cours. Aujourd’hui, selon l’étude YouGov réalisée pour VivaLing*, 22% des parents ont déjà envisagé d’inscrire leurs enfants à des cours de chinois et 9% déclarent qu’ils suivent déjà des cours. En outre, 50% des parents avouent n’y avoir jamais pensé mais estiment cela intéressant pour leurs enfants.

 

Etude VivaLing sur l'apprentissage des langues

L’école, retour aux racines du mot et du concept

L’école est un concept qui existe depuis des millénaires : Sumériens, Egyptiens puis Gréco-Romains ont éprouvé les premières versions de la scolarité.

Son principe a évolué à travers les époques pour devenir ce que l’on connait aujourd’hui : un établissement où l’on donne un enseignement collectif général.

 

   

 

Aux origines du mot

Le mot moderne école lui-même vient du grec antique schole, un lieu où l’on avait du « loisir pour tout ». A cette époque, la relation enseignant-élève était une relation privilégiée et l’éducateur était également un mentor qui élevait le jeune adulte au rang de citoyen, futur guerrier ou future maitresse de maison, selon qu’ils étaient un garçon ou une fille.

 

 

Réservée aux classes supérieures, beaucoup plus rarement répandue chez les filles, l’éducation permettait l’accès à un rang social certain. C’est de cette racine latine qu’est né le terme école et à partir de ce concept antique que l’école moderne que nous connaissons est née, dans de nombreux pays européens.

Du pédagogue à l’apprenant

Si le nom école a gardé beaucoup de ses racines étymologiques, le concept a quant à lui beaucoup évolué.

En Grèce antique, les enfants allaient à l’école à 7 ans, avant cet âge, ils restaient avec leur mère : l’occasion de profiter de l’enfance et de s’amuser.

A sept ans donc, les garçons de familles riches allaient à l’école où des pédagogues leur enseignaient les bonnes manières et à gérer les dangers.  Poursuivie sous l’empire romain, l’école était un lieu d’échange privilégié entre le tuteur et l’apprenant, et des matières amenant à la réflexion telle que la philosophie étaient introduite dès le plus jeune âge. Même si le concept de la classe existait déjà durant l’Antiquité, le rapport personnel avec le pédagogue restait la méthode la plus répandue d’enseignement.

L’environnement d’apprentissage était également bien différent, les jeunes Grecs apprenaient en plein air, sur des forums, au cœur de la ville. Sur les gravures d’époque, il n’est pas rare de voir de jeunes hommes ou femmes, debout, en mouvement, en pleine leçon. A l’opposé de nos situations modernes : l’enseignant était assis alors que l’apprenant était souvent debout.

 

VivaLing ou le retour aux sources

Chez VivaLing, nous sommes attachés à redonner aux enfants cette relation privilégiée au travers l’apprentissage ou la consolidation d’une langue. A l’image du rapport personnel que les jeunes Grecs de l’Antiquité avaient avec leur tuteur, nos apprenants sont seuls avec leur coach et bénéficient de l’entière disponibilité de ces derniers. Le one-to-one ( cours particulier), c’est prouvé par de nombreuses études scientifiques, reste la méthode d’enseignement la plus efficace qui soit.

Autre force de notre enseignement, les enfants n’ont pas besoin de se retrouver sur une chaise pour recevoir l’enseignement de leur coach. Nos jeunes choisissent avec leur parent un endroit de la maison propice à l’apprentissage : leur chambre, leur lit, la table de la cuisine, le jardin… C’est la flexibilité de la virtualité, la salle de classe est partout possible tant qu’elle encourage l’échange.

Et que dire de la pédagogie centrée sur l’apprenant, notre approche de choix, qui nous prouve un peu plus chaque jour qu’un enfant apprend avec beaucoup plus de plaisir quand on touche à ce qui captive, passionne son esprit et son coeur dans le quotidien ?

Quel est le meilleur âge pour apprendre une nouvelle langue?

C’est une question récurrente que les parents nous posent chez VivaLing! Mon enfant est-il trop jeune pour apprendre une deuxième langue? Ou au contraire, n’est-il pas déjà trop vieux pour progresser vraiment? Existe-il un âge idéal?

 

Plus on commence jeune, mieux c’est!

Et vous savez pourquoi? En raison de la “plasticité auditive” de l’enfant. La recherche a montré que, plus un enfant est jeune, mieux il perçoit et restitue des sons différents de ceux de sa langue maternelle.

Vers 12 ans, déjà, cette capacité s’amoindrit. En somme, “commencer tôt, c’est parler mieux”, quelle que soit la langue. Et on constate même que plus la langue enseignée est éloignée de la langue maternelle, plus on offre à l’enfant la capacité de transférer des compétences acquises pour apprendre d’autres langues.

 

 

Comment peut-on apprendre une langue quand on ne sait pas encore lire et écrire ?

Il en va d’une langue étrangère comme de la langue maternelle. On commence toujours par écouter, puis parler, puis écrire. L’entrée dans l’apprentissage d’une langue doit se faire par des jeux, des chansons, des activités répétées, conduites en langue étrangère, dans lesquelles l’enfant va progressivement se saisir des repères construits pour créer du sens, isoler des mots, les mémoriser et mémoriser des structures. Progressivement, il va exercer des compétences de compréhension orale et de production orale en continu pour aller, plus tard, vers la compréhension et la production écrite.

Il est essentiel de conduire des apprentissages ludiques, ritualisés, interactifs, au cours desquels il doit éprouver du plaisir : plaisir des mots, des sons, plaisir aussi de jouer un peu à être quelqu’un d’autre en parlant une autre langue.

 

Apprendre une nouvelle langue quand on apprend à écrire dans sa langue maternelle, est-ce risqué?

Au contraire. Apprendre une autre langue et apprendre à lire sa langue maternelle font appel à des processus cognitifs assez semblables : l’enfant, à partir d’indices, élabore des hypothèses de sens, puis il se sert du code (mots appris à l’écrit ou à l’oral) et du contexte (qui parle, à qui, etc. ) pour valider ces hypothèses.

 

 

Quels sont les autres avantages d’apprendre une langue pendant l’enfance?

L’un des principaux avantages, au-delà de l’intérêt cognitif pour le développement de l’enfant, c’est la découverte d’une nouvelle culture. Entrer dans une langue, c’est entrer dans une culture. On y découvre un rapport parfois semblable, parfois différent au monde. C’est pour l’enfant l’occasion de jeter un regard distancié sur sa propre culture, sur celle de sa famille.

Un jeune enfant est, a priori, plutôt “ethnocentré” (sauf à avoir été éduqué dans deux cultures). Il considère que le monde est à l’identique de ce qu’il vit. Apprendre une langue le conduit en douceur à changer ses représentations, à dépasser les stéréotypes.

En découvrant qu’une langue n’est pas le calque d’une autre (ou ne dit pas les mêmes choses, par exemple, avec le même nombre de mots), il comprend aussi qu’une culture n’est pas supérieure à une autre.

10 expressions idiomatiques anglaises à connaître

Apprendre une langue, c’est apprendre à pouvoir communiquer et s’exprimer dans la vie de tous les jours, mais c’est aussi connaître les expressions idiomatiques qui font l’identité et la beauté de chaque langue. Connaissez-vous ces expressions anglaises et leur traduction en français? De quoi enrichir le vocabulaire de votre enfant  et pourquoi pas organiser à un petit jeu en famille pour savoir si tout le monde est sur la même page!

 

1- To run with the hare and hold / hunt with the hounds

Traduction littérale: Prendre le parti du lièvre tout en le poursuivant / chassant avec la meute.

Expression en français: Ménager la chèvre et le chou

 

 

2-Proud as a peacock

Traduction littérale: Fier comme un un paon

Expression en français: Fier comme un pou

 

3-Once bitten, twice shy

Traduction littérale: Une fois mordu, deux fois plus craintif

Expression en français: Chat échaudé craint l’eau froide

 

4-To put the cart before the horse

Traduction littérale: Mettre la charrette avec le cheval

Expression en français: Mettre la charrette avant les boeufs

 

 

5-To kill the goose that lays the golden egg

Traduction littérale: Tuer l’oie qui pond des oeufs d’or

Expression en français: Tuer la poule aux oeufs d’or

 

6-Don’t judge a book by its cover

Traduction littérale: Ne jugez pas un livre à sa couverture

Expression en français: L’habit ne fait pas le moine

 

7-To get out of the wrong side of bed

Traduction littérale: Se lever du mauvais côté du lit

Expression en français: Se lever du pied gauche

 

8-You don’t teach granny to suck eggs

Traduction littérale: Vous n’apprenez pas à une mamie à gober des oeufs.

Expression en français: Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces

 

 

9-To kill two birds with one stone

Traduction littérale: Tuer deux oiseaux avec une seule pierre

Expression en français: Faire d’une pierre deux coups

 

10-To laugh one’s head off

Traduction littérale: Rire à se détacher la tête

Expression en français: Rire comme une baleine

 

Sélection des meilleurs livres francophones pour les 9-12 ans

Votre enfant adore lire ou, au contraire, il a du mal avec la lecture? Dans les deux cas, voici une liste de livres incontournables pour les jeunes entre 9 et 12 ans, à mettre dans vos valises pour l’été. Des classiques à la science fiction, les coaches de français de VivaLing ont sélectionné 18 ouvrages qui feront aimer la lecture à vos enfants et les plongeront dans des univers plus passionnants les uns que les autres.

 

Les contes rouges du chat perché Marcel Aymé

“Delphine et Marinette jouent sagement dans la cuisine de la ferme. Mais une bêtise est si vite arrivée… Vont-elles être envoyées chez la tante Mélina à la barbe qui pique ? Les fillettes ont heureusement de bons amis : le cochon qui joue les détectives, le chien, fidèle et courageux, l’écureuil et le sanglier qui se mettent à l’arithmétique… Quant au canard et au chat, ils n’ont pas leur pareil pour détourner les soupçons des parents…

Les vacances du Petit Nicolas Sempé-Goscinny ( et toute la série des Le Petit Nicolas Sempé-Goscinny)

“A priori, le petit Nicolas est un enfant comme les autres. Pourtant, le récit de ses aventures n’en finit pas de surprendre par le nombre de bêtises que lui et sa petite bande de copains déclenchent en permanence! Et il faut être drôlement patient et avoir beaucoup de mérite, comme sa maîtresse ou ses parents, pour vivre avec un pareil petit diable!”

 

 

La Rivière à l’envers – Jean-Claude Mourlevat

“Tomek est un jeune garçon qui va vivre l’aventure de sa vie… Dans un monde qui n’est pas le nôtre, il tient, tout seul, à 13 ans, la seule épicerie de son village. Un jour, il y rencontre une toute jeune fille qui lui demande si il vend de l’eau de la rivière Qjar, celle qui empêche de mourir. Elle repart déçue puisqu’il n’en a pas, mais avec un amoureux transi… Et secret !!! Tomek va alors tout faire pour plaire à sa belle et part à la recherche de cette rivière…”

 

Verte -Marie Despléchins

“C’est l’histoire d’une petite fille pas comme les autres: elle n’a pas de papa et sa maman est une sorcière qui a du mal à se fondre dans le paysage. Verte aussi est une sorcière, mais elle doit aussi aller à l’école et vivre au milieu de ses amis en essayant d’être normale, et puis il y a aussi sa grand-mère, sorcière également, mais ce n’est pas le plus extravagant chez elle. “

La prophétie des grenouilles – Jacques-Rémy Girerd

“Tom vit heureux avec ses parents adoptifs, Ferdinand et Juliette. Mais un soir, des grenouilles lui annoncent qu’un déluge menace les êtres vivants de la planète… Et bientôt, des rafales de pluie s’abattent pendant quarante jours et quarante nuits sur la Terre. Seule une petite troupe d’humains et d’animaux, menée tambour battant par Ferdinand, résiste. Mais pour survivre, il faut tout d’abord apprendre à… vivre ensemble! “

 

 

L’Omelette au sucre (et toute la série) – Jean-Philippe Arou-Vignod

“Connaissez-vous l’omelette au sucre? Rien de moins compliqué à préparer. Prenez une famille de cinq garçons. Ajoutez-y un nouveau bébé à naître, une tortue, un cochon d’Inde et une poignée de souris blanches. Mélangez bien le tout, sans oublier une mère très organisée, un père champion du bricolage et quelques copains d’école à l’imagination débordante. Saupoudrez d’une pincée de malice et d’émotion, et servez aussitôt. C’est prêt… “

 

 

La maison aux démons de Jean-Marc Ligny

Tim entre en sixième. Il ne devrait plus croire aux contes de fées qui ont bercé son enfance, ni aux lutins que Mamyvone, sa grand-mère, prétend voir dans son jardin. Ni à sa Petite Sœur imaginaire… Mais quand la maison de Mamyvone se révèle hantée par des démons qui s’en prennent à elle, Tim abandonne tout pour voler à son secours son entraînement au skate et ses deux nouvelles copines, Tran Din et Aurélie. Il aurait bien besoin d’invoquer l’aide de sa Petite Sœur…

 

Qui hante la tour morte ?  de Gudule (les Fantastiques)

Rendant jaloux tous ses amis, Loïc, qui a pour habitude de toujours passer inaperçu, est engagé sur le tournage d’un film fantastique aux côtés de son oncle, sa cousine et la célèbre actrice Pamela Brindisi. Toute l’équipe se rend au château de Malfranche, vieille bâtisse peu hospitalière gardée par un certain Gaspard qui ne cesse de dire que la demeure est hantée. Le tournage commence et les ennuis avec : des caprices de Pamela aux débuts de Loïc et d’un mystérieux portrait qui pleure aux apparitions d’un fantôme. Et ça n’est pas du cinéma.

La bibliothécaire de Gudule

C’est l’histoire d’un garçon de 5ème, prénommé Guillaume qui, un jour, s’endort sur sa table de cours et son professeur de français lui demande alors de raconter son rêve, seulement Guillaume raconte une histoire qu’il vit tout les soirs. Cette histoire, c’est celle d’une vieille femme écrivant très tard le soir puis éteignant sa lumière rose, une jeune fille sort de la résidence. Un soir Guillaume décide de la suivre jusque la bibliothèque, quelque temps après, ils se retrouvent tous deux sur un banc et la jeune fille lui explique qu’elle cherche un grimoire pour devenir écrivaine. C’est alors que Guillaume va chercher en vain le grimoire pour la jeune fille disparue. Va-t-il réussir à la sauver ?

 

La sorcière de midi de Michel Honaker

Un petit village perdu dans les neiges.Une forêt séculaire et menaçante où l’on prétend avoir vu rôder une sorcière.Des enfants qui disparaissent.Entraîné par son copain Harold, Ed, fils de pasteur et amateur de smash-gums, part pour une équipée dramatique au royaume du fantastique.Il entame une lutte impitoyable contre une créature du mal…

 

La Belle et la Bête et autres contes de Mme Leprince de Beaumont par Anne Bervas-Leroux 

La belle et la bête : Il était une fois un marchand extrêmement riche. Il avait trois filles. La cadette se faisait admirer, et on l’avait surnommée la Belle… À ton tour de découvrir ce conte merveilleux et d’entrer dans un monde où les bêtes s’expriment comme les humains, où les palais s’ouvrent par magie et où les rêves, parfois, deviennent réalité…

 

 

L’homme bonsaï de Fred Bernard

Le capitaine O’Murphy raconte aux buveurs d’une taverne son extraordinaire rencontre, lors d’un périple en mer, avec l’homme bonsaï, cette créature mi-homme, mi-arbre au destin tragique.

Lors d’un voyage en mer, deux cents ans plus tôt, Amédée le potier fut enrôlé de force sur le navire du capitaine Stroke. Devenu son souffre- douleur, Amédée est finalement abandonné sur une île déserte. Sur cette île, il sent une graine lui tomber sur la tête. Très lentement, il sent qu’il est en train de se transformer en arbre… Recueilli par des pirates chinois, il est soigné, et devient leur arme la plus meurtrière. Un jour, Amédée devenu homme bonsaï reconnaît le pavillon du capitaine Stroke. Sa vengeance est terrible. Mais les Chinois abandonnent ensuite en pleine mer, à son triste sort, l’homme devenu arbre. Aussi, lorsqu’il croise le capitaine O’Murphy, Amédée lui demande de mettre fin à ses jours…

 

La griffe des sorciers d’Evelyne Brisou- Pellen  

Des rêves, Antonin en a plein la tête : il voudrait devenir un homme riche et pouvoir emmener sa petite soeur loin, très loin de l’orphelinat. Et puis il aimerait retrouver son père, dont il ne se souvient même pas, et qui, c’est certain, les attend quelque part.

Mais pour le moment, il y a la rue, la faim. Pas facile de mener à bien ses ambitions dans de telles conditions ! D’autant plus qu’une étrange bande de vieillards s’obstine à lui tendre des pièges pour le capturer. Que peuvent-ils bien lui vouloir ? Il a peut-être vu des choses qu’il n’aurait pas dû voir… Et sa curiosité lui joue maintenant des tours. Une chose est sûre : un secret angoissant se cache derrière tout ça…Antonin parviendra-t-il à percer le mystère? Et y parviendra-t-il sans y perdre la vie ?

 

 

La maison aux 52 portes d’Evelyne Brisou- Pellen

Ce roman est une petite merveille : superbement bien écrit et documenté, il raconte l’histoire d’une petite fille, Maïlys, qui emménage avec ses parents dans une vieille et grande bâtisse renfermant un terrible secret. Derrière les nombreuses portes de la maison (devinez combien il y en a !), Maïlys entend des voix et croise des silhouettes surgies du passé.

Tout au long du livre, elle va essayer de comprendre ce qui lui arrive, tout en essayant de percer le terrible mystère de la « maison aux 52 portes »…

 

Les enfants d’Athéna d’Evelyne Brisou- Pellen  

A Athènes, en Grèce, au Ve siècle av. J.-C.  Pendant la nuit, cinq hommes mystérieux agressent les parents de Daméas, Néèra et Stéphanos. Les trois enfants s’enfuient aussitôt de la maison. Seul Daméas, l’aîné de 13 ans, a compris que leurs parents avaient été tués... Qui étaient ces hommes ? Que voulaient-ils ? Allaient-ils chercher à les poursuivre ? Qu’est-ce que Daméas et Néèra pourraient savoir, et qui les intéresserait ?  Peut-être était-ce en rapport avec les fresques du Parthénon… Le père des enfants, qui était peintre, était chargé de leur réalisation. Selon les consignes de son père, Daméas se rend avec sa sœur et son petit frère chez un certain Gorgias, un fabricant de lyres. Mais qu’elle n’est pas leur surprise lorsqu’ils apprennent que lui aussi a été assassiné !..

 

 

Le messager d’Athènes d’Odile Weulersse

Au Ve siècle avant Jésus-Christ, la vie de Timoklès et celle de sa soeur basculent brusquement le jour où ils comprennent qu’un danger plane sur leur père. Dès lors, l’aventure commence : exil, naufrage, pirates. Les jeunes gens ne sont pas au bout de leurs surprises.

A quinze ans, Timoklès ne songe qu’à triompher au gymnase, tandis que sa soeur se révolte d’être enfermée à la maison comme les autres filles d’Athènes. Mais tout, brusquement, va changer.

L’exil, un naufrage, des pirates, et aussi leur propre audace, vont les jeter dans de folles aventures à travers la Grèce et jusqu’en Perse. Le “trésor des Athéniens” sera-t-il au bout du voyage?

 

Le voyage d’Ulysse  texte Katia Wolek ; d’après Homère

Sur l’île d’Ithaque, Pénélope et son fils Télémaque attendent le retour d’Ulysse. Il y a longtemps déjà qu’il est parti avec les autres grands rois grecs faire la guerre à la ville de Troie. La guerre est finie, mais les Dieux ne permettent pas à Ulysse de rentrer dans son royaume. À bord de son bateau, il fait face aux tempêtes et aux vents déchaînés. Il rencontre des géants, une magicienne, des sirènes, des monstres marins… Des aventures extraordinaires qui le retiennent longtemps loin de sa famille.

L’enfant et l’oiseau de Katia Wolek

Dans la nuit du 31 décembre, un cruel seigneur et un gentil forgeron reçoivent en songes la visite d’un oiseau féerique. L’oiseau leur annonce qu’un jour leurs deux enfants se marieront. Quelques mois plus tard, un garçon, Inoké, voit le jour dans le foyer du pauvre forgeron et une fille, Amalia, naît à la cour. Le Seigneur fait tout pour séparer les deux enfants. Il tente de faire assassiner Inoké. Mais celui-ci a la vie sauve…

5 conseils pour continuer à pratiquer une langue vivante pendant les grandes vacances

Ca y est, elles sont arrivées: les grandes vacances sont là ! Deux mois de pause pour se reposer, voyager, faire la grasse matinée, changer de rythme et profiter des loooongues soirées d’été….le bonheur ! Mais comment mettre à profit ces semaines de congés pour continuer à pratiquer et progresser en anglais, chinois, espagnol, ou allemand?  

VivaLing vous donne 5 conseils hyper faciles à mettre en oeuvre et économes pour que la rentrée de Septembre se passe tout en douceur !

 

1. Miser sur les films et les séries télé

Qui n’a pas appris ou progresser en anglais en regardant la série “Friends”? Sans plaisanter. Rien de tel pour se faire l’oreille et s’immerger dans la langue que de regarder des films ou des séries en V.O. Pour les plus petits, les dessins animés comme Peppa Pig ou Paw Patrol se trouvent très facilement en anglais sur Youtube. Pour les ados ou les plus grands, toutes les séries, de Casa del Papel pour l’espagnol à 13 Reasons Why pour l’anglais, sont également accessibles sur internet.

Pour ceux qui n’auraient pas d’idée, voici une petite liste de 10 séries pour adolescents à regarder tranquillement aux heures les plus chaudes de la journée en sirotant une menthe à l’eau !

 

2- Lire, lire et relire

Une histoire, une histoire! Maman, papa racontez nous une histoire ! Et si, ce soir, vous vous lanciez avec un livre en anglais ? Pas de besoin d’être parfaitement bilingue pour parcourir ensemble un livre sur les couleurs, les animaux ou les chiffres dans une autre langue ! Les coaches VivaLing vous recommandent une liste de livres pour tous les âges pour partager avec votre enfant le plaisir de lire et d’apprendre une langue en même temps.

Et pour les adolescents, il existe également des magazines très intéressants dans la langue cible comme I love English ou I Love English World. Pensez-y la prochaine fois que vous passez dans un kiosque à journaux.

 

3- Jouer

C’est parti les enfants: aujourd’hui, on joue à cache-cache en anglais ! Au lieu de compter en français, invitez vos enfants à compter en anglais ( ou espagnol, ou mandarin, ou allemand) ! N’oubliez pas que le plaisir d’apprendre est primordial. Alors toutes les occasions d’apprendre en s’amusant sont bonnes ! Les sites web favorisant l’apprentissage de l’anglais chez les enfants sont très nombreux. Voici une petite sélection pour l’anglais :

  • Abracadabra : pour apprendre à lire et écrire en anglais.
  • TheLiteracyCenter.net : une ressource en ligne très animée et colorée pour s’initier aux chiffres, aux couleurs, aux heures et à l’alphabet anglais.
  • Startfall.com : idéal pour travailler sa prononciation et son accent « so british ».

N’hésitez pas à en télécharger quelques uns pour les occuper intelligemment en voiture ou dans le train.

 

4- Chanter

Quand la musique est bonne, apprendre devient un plaisir ! Montez le son de la radio et chantez les tubes du moment avec vos enfants pendant vos trajets estivaux. Et grâce au site AZLYRICS, apprenez les vraies paroles des chansons anglaises ( ca évitera de ne pas faire que du “yaourt” 😉 !  Pour les plus jeunes, il existe des tas de livres audio ou de sites répertoriant les comptines et chants pour enfants. Si vous manquez d’inspiration, voici une liste de 6 chansons en anglais pour apprendre l’anglais en chantant !

Et pour ceux qui souhaitent que leurs enfants maintiennent leur niveau en français, leur langue maternelle, des chanteurs tels qu’Henri Dès pour les petits ou Aldebert pour les plus grands ont beaucoup de succès chez les familles d’expatriés qui les diffusent régulièrement !

 

5- Faire un stage d’été chez VivaLing

Tout le monde n’est pas en vacances cet été ! Chez VivaLing, les coaches sont fidèles au poste pour accompagner vos enfants le temps d’une semaine pour un stage thématique ou 100% personnalisé. En solo ou en duo, réservez pour votre enfant un cours quotidien de 55 min et donnez lui la chance d’apprendre une langue avec un vrai professeur sur un sujet qui lui plait. A partir de €95 par semaine.

Les stages sont disponibles en anglais et en chinois.Pour l’espagnol, l’allemand ou le français, n’hésitez pas à nous contacter directement à contact@vivaling.com pour que nous discutions ensemble de vos besoins!  

10 idées reçues sur le bilinguisme et l’enseignement bilingue

Les clichés à propos de l’enseignement bilingue et du bilinguisme restent encore nombreux. Cet argumentaire déconstruit les 10 idées reçues les plus répandues. 

bilinguisme

1. Le monolinguisme est la norme et le bilinguisme une exception.

C’est faux. On estime que plus de la moitié des habitants de la planète est bilingue, et que 40 % parlent plus d’une langue quotidiennement. Le bilinguisme est une pratique qui existe dans le monde entier, sur tous les continents et dans la plupart des pays du monde. Il y a différentes manières d’être ou de devenir bilingue : situation familiale plurilingue, contexte de vie frontalier, scolarisation en langue étrangère, mobilité professionnelle à l’étranger, etc.

2. Être bilingue, c’est maîtriser parfaitement deux langues et deux cultures.

La maîtrise des deux langues est rarement parfaite et équilibrée. On estime que seuls 20 % des bilingues sont aussi à l’aise dans une langue que dans l’autre. Être bilingue, c’est avant tout pouvoir communiquer aisément en deux langues, et pouvoir passer d’une langue à l’autre en fonction de la situation et des activités menées : les bilingues acquièrent et se servent de leurs langues dans des contextes différents et variés, pour des objectifs distincts. De plus, on peut parler une langue sans pour autant connaître et maîtriser l’ensemble des valeurs et des pratiques culturelles qui lui sont associées : un bilingue n’est pas forcément biculturel.

bilingue

3. On ne sera jamais bilingue si on apprend trop tard une seconde langue.

Il n’y a aucune limite d’âge pour commencer à apprendre une autre langue. La qualité de l’exposition à la langue et de son enseignement ainsi que la motivation sont essentiels à la réussite de l’apprentissage. Si un adulte peut apprendre plus vite qu’un enfant, il aura en revanche plus de mal à perdre son accent.

4. Avant d’apprendre une autre langue, il faut déjà en maîtriser parfaitement une.

Maîtriser parfaitement une langue est un leurre, on continue à l’apprendre toute sa vie. Néanmoins, il est profitable de pouvoir s’appuyer sur des acquis dans une première langue pour développer des compétences dans une autre langue. De la même manière, les apprentissages réalisés dans l’autre langue enrichissent la connaissance et la maîtrise de la première langue.

5. Un enfant qui suit un apprentissage bilingue doit avoir au moins un parent bilingue.

L’enseignement bilingue s’adresse à tous les enfants. C’est un dispositif pédagogique et non une école réservée aux enfants de famille bilingue. La réussite scolaire des enfants inscrits dans des dispositifs bilingues ne dépend donc pas des compétences linguistiques de leurs parents. Toutefois, la possibilité de bénéficier d’une exposition à la langue en dehors de l’école permet d’enrichir et de consolider son apprentissage.

enfant bilingue

6. Il faut être un bon élève pour suivre un enseignement bilingue.

Si certains établissements scolaires bilingues choisissent de sélectionner uniquement les meilleurs élèves, l’enseignement bilingue s’adresse quant à lui à tous les enfants, sans distinction. Tous les élèves trouvent une valeur ajoutée dans l’enseignement bilingue, indépendamment des niveaux d’apprentissage. Le passage par une autre langue d’enseignement peut même parfois aider à lever des difficultés scolaires et à mieux apprendre.

7. Il faut éviter d’utiliser différentes langues dans la classe.

Au contraire, le bilingue développe ses langues en complémentarité : l’enseignant peut donc s’appuyer sur ce constat pour développer des stratégies d’enseignement adaptées, tenant compte du niveau linguistique des élèves. Alterner les langues d’une activité à une autre, croiser les points de vue en comparant des concepts et des documents en langue originale permet d’encourager la réflexion, la mémorisation ou encore le travail de conceptualisation.

8. On ne peut pas bien apprendre une discipline en langue étrangère (histoire, mathématiques, sciences, etc.) sans parfaitement maîtriser cette langue.

Faux, tout dépend des stratégies adoptées par l’enseignant, qui doivent tenir compte du niveau linguistique des élèves. Avec des débutants par exemple, il est courant et efficace de recourir ponctuellement et de manière raisonnée à la langue maternelle des élèves. En outre, apprendre une discipline en langue étrangère permet aux élèves de pratiquer davantage et différemment cette langue, et de l’enrichir.

bilingue

9. Scolariser un enfant en deux langues augmente les risques de difficultés dans son apprentissage.

Les enfants bilingues n’ont pas plus de difficultés d’apprentissage que les enfants monolingues. La seule situation qui peut conduire un enfant bilingue à présenter des troubles de l’apprentissage est celle où il ne maîtrise suffisamment aucune des langues lors de son entrée à l’école.

10. Les bénéfices d’un apprentissage bilingue sont uniquement linguistiques.

L’enseignement bilingue permet d’approfondir la connaissance des langues et des cultures qui leur sont associées, ce qui invite à penser et à appréhender le monde différemment. Il motive par ailleurs les élèves en favorisant une pratique linguistique authentique et dynamique dans le cadre de différentes disciplines scolaires. En rapprochant langues et savoirs, on encourage les élèves à faire preuve de souplesse mentale, ce qui se traduit par une meilleure capacité à résoudre des problèmes dans des situations variées, et à une plus grande autonomie.

 

Source: Centre International d’Etudes Pédagogiques – www.ciep.fr

 

Le développement du langage chez l’enfant bilingue

Le développement du langage chez l’enfant bilingue

kids VivaLing

Quelles sont les grandes étapes de l’acquisition du langage chez l’enfant? Comment faire la différence entre un léger retard de langage lié au bilinguisme et un véritable trouble ? Autant de questions que se posent souvent les parents d’enfants bilingues et auxquelles Domitilla Delaporte, Orthophoniste en ligne et Coach en accompagnement parental, apporte des éléments de réponse pour la communauté VivaLing.

– L’apprentissage du langage se fait tout au long de l’enfance. Pouvez-vous nous rappeler quelles en sont les grandes étapes ?

Il existe effectivement de grandes étapes du développement du langage (mais attention, les âges cités ne sont que des moyennes)…

Dès 4 semaines…

Le bébé perçoit la différence entre les voix masculine et féminine.

L’enfant passe la plupart de son temps éveillé à explorer le monde qui l’entoure, à jouer avec les sons. C’est un temps d’imprégnation sonore.

Le bébe développe de manière conjointe ses 5 sens (vue, ouie, toucher, gout, odorat).

Entre 2 mois et 4 mois…

Le bébé gazouille, il produit les « areu ».  Souvent, il comprend déjà des mots simples comme « papa » ou « maman ».

Entre 4 et 12 mois…

C’est le stade pré linguistique au cours duquel l’enfant tire un plaisir physique à essayer ses cordes vocales. Il babille… en passant du grave à l’aigu, du cri au chuchotement. Il est sensible à l’intonation.

Il réagit à son prénom, il tourne la tête quand on l’appelle. Puis, petit à petit, il comprend des ordres simples (souvent accompagnés d’un geste) et quelques expressions familières (avec le contexte aussi). Il ajoute ensuite les consonnes aux voyelles qu’il maîtrise déjà. Et forme ainsi les premières syllabes qu’il répète avec un plaisir immense (« papa », « mama » …). Il répète de manière automatique ce que dit l’adulte : c’est ce qu’on appelle l’écholalie.

Entre 12 et 20 mois…

Vers un an, l’enfant dit ses premiers mots. (Plus généralement, on situe l’apparition des premiers mots entre 8 et 14 mois). Les premiers mots sont reproduits sans y mettre du sens. Ce sont les parents qui le mettent en nommant, décrivant, qualifiant et en faisant la relation entre le mot et l’action : donner, prendre…

Vers 18 mois, l’enfant dispose d’une cinquantaine de mots dans son vocabulaire.

De 2 à 5 ans…

C’est l’acquisition de la fonction symbolique du langage : on peut parler aussi de ce qu’on ne voit pas. Le vocabulaire s’enrichit et à 2 ans et demi un enfant monolingue dit environ 100 mots et en comprend le double.

Un enfant bilingue en a autant en sa possession, mais répartis dans les deux langues (d’où un retard qui peut apparaitre face à un test de vocabulaire réalisé uniquement dans l’une des deux langues).

De 5 à 7 ans…

L’enfant peut s’exprimer correctement en faisant des phrases.

Il peut utiliser différentes fonctions : exprimer ses émotions, donner des informations, communiquer, et même jouer avec les mots.

Il est souvent prêt pour l’apprentissage de l’écrit.

De 7 ans à l’adolescence… et après…

Le langage se développe sur toute une vie ! Il s’affine en fonction des besoins et des expériences. Le caractère joue aussi ; certains sont plus bavards que d’autres.

C’est pour cela qu’on parle de “langue vivante”…

Une petite remarque  : n’hésitez donc pas à stimuler le langage de votre enfant et à communiquer avec lui BIEN AVANT l’apparition des premiers mots !

home6

– Qu’en est-il pour les enfants bilingues?

Le langage des enfants bilingues (ou multilingues) se développe en suivant les mêmes étapes chronologiques que celui des enfants monolingues.

Le bébé ou l’enfant à qui on parle 2 langues développe très naturellement deux systèmes linguistiques, c’est-à-dire deux langues bien distinctes.

Parfois, on observe un développement du vocabulaire plus lent chez les enfants bilingues. On appelle ce retard un “pseudo-retard langagier”.

La plupart du temps, l’enfant bilingue rattrape ce pseudo-retard langagier, tout simplement.

Un mélange des langues (ex : je suis happy aujourd’hui)  est un comportement langagier normal et fréquent chez l’enfant bilingue. On parle souvent de “code-switching” ou “code mixing”.

Il est essentiel que les personnes qui s’adressent à l’enfant lui parlent dans une langue qu’ils maitrisent parfaitement. L’enfant développera ainsi de bonnes compétences de communication et de langage. Dans ces conditions, l’enfant peut apprendre plusieurs langues.

– Comment distinguer un pseudo-retard langagier d’un trouble spécifique du langage?

L’éventuel retard des premiers mots et phrases chez l’enfant bilingue est relatif. En effet, l’ensemble des mots produits dans les 2 langues correspond au nombre de mots que connait un enfant monolingue du même âge.

Parfois le développement du vocabulaire est un peu décalé dans le temps.

En revanche, le bilinguisme n’a pas d’influence sur l’acquisition des sons et de la syntaxe (souvent, des erreurs de syntaxe particulières apparaissent de manière temporaire, en raison de l’influence d’une langue sur l’autre. ex : j’attends pour mon ami).

Le bilinguisme n’aggrave pas les troubles du langage. En cas de difficultés d’acquisition du langage, il est préférable de continuer de parler à l’enfant la langue familiale, pour maintenir une bonne communication au sein de la famille et un lien avec la culture d’origine.

Il n’est pas toujours facile de faire la différence entre le retard de langage lie a la situation de bilinguisme et le trouble du langage qui existe dans les 2 langues (et qui aurait existé même dans un contexte monolingue).

C’est la raison pour laquelle il ne faut pas hésiter à demander conseil à un spécialiste qui aura un regard extérieur et professionnel.

contact

– Quels sont les avantages du bilinguisme chez les enfants?

Au-delà des avantages évidents en matière de vie professionnelle future, tout bilinguisme est enrichissant, quelles que soient les langues parlées.

Le bilinguisme permet :

– de renforcer la construction de l’identité́ de l’enfant par rapport à ses repères  familiaux ou son cadre de vie

– de maintenir l’ensemble des liens familiaux et de communiquer avec différentes communautés

– d’améliorer la souplesse d’esprit et l’acuité auditive. Les bilingues ont plus de facilités pour toutes les activités multi-tâches que les monolingues.

– d’entrainer la faculté́ de raisonnement abstrait

– Tous les enfants sont capables d’apprendre plusieurs langues, même ceux qui ont des retards développementaux ou des difficultés d’apprentissage… si ces langues ont du sens pour eux

– Quels conseils donneriez-vous aux parents qui souhaitent que leurs enfants deviennent bilingues? 

Le premier conseil que je donnerais, c’est de vous faire confiance !

Pas de Panique ! Si ce bilinguisme fait sens pour vous, vous saurez mettre en place les prérequis nécessaires pour que cela se passe bien. Ne mettez pas votre enfant sous pression : gardez votre rôle de parent, pas celui de “professeur de langage”.

Parlez à votre enfant dans votre langue maternelle, même si ce n’est pas la langue du pays dans lequel vous vivez. Ainsi vous aurez du plaisir à communiquer avec votre enfant, vous lui offrirez un bon modèle linguistique et lui transmettrez votre langue, mais aussi des éléments de votre culture (alimentation, fêtes traditionnelles, etc…).

– Adoptez la règle « une personne, une langue » (souvent dans le cas des couples qui parlent 2 langues différentes) ou optez pour « un endroit, une langue » (souvent une langue à la maison, une autre a l’école). Acceptez de lâcher-prise parfois… il y a la règle, mais il peut y avoir des exceptions (quand il y a du sens, les enfants font la part des choses).

– Organisez des rencontres avec des amis qui parlent les mêmes langues que vos enfants. Si vous leur mettez des DVD, vous pourrez également choisir la langue pour le visionnage.

Consultez un(e) orthophoniste en cas d’inquiétudes par rapport au développement langagier de votre enfant. Ce n’est pas la peine d’attendre : quelques conseils en fonction de l’évolution de l’enfant et de son milieu linguistique peuvent déjà aider, et une rééducation précoce peut être mise en place si besoin. Souvenez-vous qu’un bon niveau de langage oral évite que l’enfant ne soit trop frustré. Un bon niveau de langage est aussi un prérequis important pour la scolarité et la socialisation.

Domitilla Delaporte

Domitilla de Laporte, Orthophoniste en ligne et Coach en accompagnement parental, notamment sur les thématiques d’expatriation et périodes de transitions

Expatriée en famille dans 5 pays (Angleterre, Suisse, Japon, Singapour, Allemagne), et maman de 4 enfants plurilingues nés dans 3 pays différents.

Passionnée par le langage (oral, écrit et non-verbal) et notamment celui des enfants ETC (Enfants de la Troisième Culture) ou TCK (Third Culture Kids).

www.domidelaporte.com  / Contact: domitillaortho@gmail.com

Pour lire le chinois il faut commencer tôt

Dans toute langue écrite, les mots font l’objet d’une triple correspondance : la prononciation, l’écriture, et évidemment la signification (ou plus correctement le signifié). Ainsi, le mot français cheval désigne l’animal de trait et de course, se prononce /ʃə.val/et s’écrit c-h-e-v-a-l. L’écriture du français étant alphabétique et le mot cheval régulier, toute personne sachant lire saura prononcer correctement ce mot même s’il ne l’a jamais vu écrit auparavant. Comme nous l’explique S. Dehaene, la lecture emprunte ici la voie dite phonologique : les graphèmes sont mécaniquement convertis en phonèmes sans faire appel à des représentations sémantiques plus profondes.

cheval

L’histoire est tout autre en ce qui concerne le chinois. L’écriture de toutes les langues chinoises est unifiée dans le système des idéogrammes. Ces caractères chinois se prononcent différemment dans chacune des langues de la super famille, par exemple dans la plus parlée d’entre elles qui est le mandarin. Il est souvent affirmé par les non-sinisants que l’association entre un caractère chinois et sa prononciation est complètement arbitraire ; de ce fait il serait impossible de prononcer un caractère chinois, même lorsqu’on en connait la signification, si l’on n’en a pas appris par cœur la prononciation auparavant.

 

La réalité est légèrement plus subtile. Certes, il est le plus souvent indispensable d’apprendre simultanément le caractère et la prononciation de tout mot chinois. Mais il faut souligner que 80 à 90% des caractères chinois sont en fait des caractères composés. Ils comportent une racine phonétique (il y en a à peu près 200) et une racine sémantique (il y en a environ 1000). La racine phonétique, souvent du côté droit du caractère composé, peut donner des indications sur la prononciation du mot. La racine sémantique, souvent à gauche, renseigne elle sur le sens du mot, au moins en indiquant la catégorie lexicale à laquelle il appartient. Par exemple, le mot cheval s’écrit马en chinois simplifie et se prononce (troisième ton) en mandarin. La mère, elle, se prononce mā ma (ma est redoublé, le premier se prononce avec le premier ton) ; le caractère de chacun des ma se compose à gauche de la racine sémantique de femme et à droite de la racine phonétique de cheval.

ma ma French

Dans un article de 2007, Bao Guo Chen et ses collègues ont démontré que les effets de l’âge d’acquisition sur la lecture du mandarin (pour des locuteurs natifs) étaient d’autant plus importants que l’association son-caractère ou signification-caractère était arbitraire. Les caractères appris précocement étaient lus aisément ; les caractères appris tardivement étaient d’autant plus difficiles à lire que l’association au sens et à la signification était peu prédictible. En d’autres termes, plus il était difficile de déduire la signification et la prononciation d’un caractère, plus la qualité et la rapidité de la lecture pâtissaient de l’apprentissage tardif.

 

Ainsi, au sein même de la langue chinoise et pour des locuteurs chinois natifs, les effets de l’âge d’acquisition croissent avec la nature arbitraire de la correspondance entre signification, prononciation et écriture. Qu’en est-il des langues alphabétiques ? Dans celles-ci on peut par définition avoir une bonne idée de la prononciation d’un mot lorsqu’on le lit*. Or prise dans sa totalité, la langue chinoise est notoirement plus arbitraire dans ses correspondances que toutes les langues alphabétiques. On peut donc supposer que pour le chinois plus encore que pour les autres langues, il y a intérêt à apprendre la langue précocement afin de ne pas souffrir des effets accentués de l’âge d’acquisition sur la lecture.

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus :
Chen, B. G., Zhou, H. X., Dunlap, S. and Perfetti, C. A. (2007).Age of acquisition effects in reading Chinese: Evidence in favour of the arbitrary mapping hypothesis. British Journal of Psychology, 98: 499–516. doi: 10.1348/000712606X165484

Stanislas Dehaene (2007). Les neurones de la lectureEditions Odile Jacob

 

Note : * La situation varie toutefois de langue en langue. L’italien ou le turc, par exemple, sont extrêmement simples à prononcer à la simple lecture, tandis qu’une même orthographe anglaise peut se lire de multiples façons différentes (il suffit pour s’en convaincre de regarder la prononciation de la finale de  tough, through, thorough, etc…)