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Apprendre l’anglais en chantant

Six chansons pour aider vos enfants à apprendre l’anglais

De nombreuses études scientifiques l’ont démontré: la formation musicale accélère le développement du cerveau chez les enfants, en particulier via la fonction de traitement du son. En outre, pour les très jeunes enfants, la musique a plus d’impact et de sens que les mots. C’est pourquoi le chant est l’un des outils favoris des coaches de VivaLing pour enseigner leur langue à leurs élèves.

Voici six chansons anglaises sélectionnées et recommandées par nos coaches d’anglais. Apprenez-les avec vos enfants et laissez-les les chanter avec leurs coaches lors de leur prochaine session. L’objectif est clair – rendre leur apprentissage toujours plus ludique et joyeux!

 

Head Shoulders Knees and Toes (Tête épaules genoux et orteils)

Recommandé par: Coach Chloe L

«J’aime cette chanson car elle permet de renforcer le vocabulaire relatif aux différentes parties du corps. La répétition et le rythme simple de cette chanson en font un véritable “hit” auprès des plus jeunes apprenants, comme des plus grands. C’est vraiment un classique des chansons enfantines anglaises. Les actions et les mimes permettent de favoriser la mémorisation des mots et de soutenir le développement du langage oral. “

Old Mac Donald Had a Farm

Recommandé par: Coach Chloe L

“Cette chanson est très amusante car elle intègre les sons des animaux et les associe au  vocabulaire sur les animaux de la ferme. Non seulement elle est drôle, mais elle est très efficace pour apprendre de nouveaux mots. C’est aussi une formidable occasion de bouger – l’enfant pouvant imiter tous les animaux! Cette chanson encourage les enfants à développer des compétences d’écoute car ils doivent écouter attentivement chaque animal afin de reproduire le bon son.

 

Do you like Broccoli Ice Cream? Aimez-vous la crème glacée au brocoli?

Recommandé par: Coach Hannah

«Parfois, les élèves voient le monde en termes de  “bonnes” ou “mauvaises” réponses. Mais, lorsque nous regardons les choses que nous aimons, nous avons tous de bonnes réponses : il n’y a pas de mauvaises réponses! Cette chanson est très simple, ludique et nous montre que nous avons tous le droit d’aimer et de ne pas aimer des choses dans la vie. “

 

Yes I can! (Oui je peux!)

Recommandé par: Coach Hannah

«Parfois, le mot “pouvoir” (can en anglais) est difficile à comprendre pour les jeunes enfants qui apprennent l’anglais. Cette chanson est très simple et montre exactement ce que les animaux peuvent ou ne peuvent pas faire. “

 

Baby Shark (Bébé requin)

Recommandé par: Coach Hannah

«Grâce à cette famille de requins sympathiques, les enfants apprennent à présenter les membres de leur famille. Ils apprennent ainsi en s’amusant tout le vocabulaire de la famille: soeur, frère, père, mère, grands-parents….

 

Going on a Lion Hunt (Aller a la chasse au lion)

Recommandé par: Coach Hannah

 

“Cette chanson est une grande chanson d’aventure! Nous suivons un garçon et une fille qui cherchent un lion. Cette chanson est apprise par tous les enfants anglophones. C’est un grand classique. A noter que cette chanson est plutôt adaptée pour les enfants de plus de cinq ans.”

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Vive le Francais!

 

Savez-vous quelle est l’importance de la langue française aujourd’hui dans le monde ? La semaine de la Francophonie nous donne l’occasion de mettre le français à l’honneur et de prendre la mesure du rayonnement de la langue de Molière.

Le français, une langue parlée sur les 5 continents

Le français est parlé par 274 millions de locuteurs sur tous les continents.

Il se situe au 5e rang des langues les plus utilisées, derrière le mandarin, l’anglais, l’espagnol et suivant les estimations, l’arabe ou l’hindi.

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Le français est la 4e langue d’Internet, la 3e langue des affaires, la 2e langue d’information internationale dans les médias, la 2e langue de travail de la plupart des organisations internationales et la 2e langue la plus apprise dans le monde avec 125 millions d’élèves et un demi-million de professeurs de français à l’étranger.

Vecteur de communication internationale, le français est langue de travail dans les enceintes multilatérales (ONU, OMC, OCDE, OIT), européennes et africaines.

L’attractivité de la francophonie en chiffres :

  • 342 000 élèves, dont 63% de non Français dans les 495 établissements français à l’étranger.
  • 7 million d’élèves scolarisés dans des établissements bilingues dont 70 000 dans les 158 établissements du réseau LabelFrancÉducation.
  • 50 millions d’apprenants français langue étrangère.

Le potentiel économique de la francophonie

L’ensemble des pays francophones et francophiles représentait, en 2012, 16 % du PIB mondial, avec un taux de croissance moyen de 7 %, et près de 14 % des réserves mondiales de ressources minières et énergétiques, alors que les francophones ne représentent que 4 % de la population mondiale.

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Selon les projections, on comptera 770 millions de francophones en 2050

La francophonie est le 6e espace géopolitique par sa population et pourrait devenir 4e espace géopolitique en 2050.

Pour promouvoir le français et la francophonie, vecteurs de rayonnement et d’influence, la diplomatie française a mis en place un dispositif comprenant :

  • Une politique bilatéralequi vise à consolider la place du français à l’extérieur de nos frontières au moyen d’actions de coopération avec les autorités locales pour développer le français dans leur système éducatif (plaidoyer pour l’enseignement d’au moins deux langues étrangères, formation de professeurs, développement de l’enseignement bilingue…) et d’une activité directe d’enseignement conduite par les réseaux culturel et scolaire français.
  • Une politique multilatéralequi vise à réunir les pays francophones dans une communauté politique. La France a soutenu la création de l’Agence internationale de la francophonie en 1970. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) regroupe aujourd’hui 84 Etats membres et observateurs ayant le français comme langue de référence. Cette francophonie institutionnelle contribue à la paix, à la démocratie, aux droits de l’Homme, à la promotion du français et de la diversité culturelle ainsi qu’au développement d’une prospérité partagée et durable.

 

 

Source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/

 

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Apprendre une langue avec le bon accent : pourquoi vos enfants sont-ils meilleurs que vous ?

L’un des enjeux lorsque l’on apprend une nouvelle langue est de prendre le « bon » accent, c’est à dire de perdre l’accent de sa langue d’origine. Les Français sont connus pour leur accent «  so frenchy » quand ils parlent une langue étrangère. Cela peut avoir des avantages – ainsi qu’un certain charme – mais cela peut aussi occasionner certaines frustrations. Peut-on perdre son accent ? Quand et comment apprendre une langue avec le bon accent ? Les enfants ont-ils des facilités pour imiter et intégrer les accents ?

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Un accent, c’est quoi ?

Le mot « accent » signifie étymologiquement « pour le chant » (ad cantum en latin). Ce mot est employé pour décrire une manière de parler ou des spécificités de prononciation. De ce fait, il est un marqueur d’origine (géographique, sociale, etc.) de la personne qui parle: accent britannique, accent québécois, accent espagnol….

Pour parler, il faut plusieurs « ingrédients »: voyelles, consonnes, mélodie, vitesse… Notre accent, c’est l’usage que nous faisons de chacun de ces ingrédients. Le mélange de ces ingrédients nous renseigne sur la personne qui parle et permet de savoir d’où elle vient.

Les francophones ou anglophones de diverses origines parlent différemment, mais l’accent n’existe que lorsqu’il est remarqué par d’autres. Nous remarquons surtout une prononciation différente de la nôtre ou différente de ce que nous pensons être une bonne prononciation ou de ce que nous considérons comme la référence. Il existe ainsi certaines formes d’accents « standards » comme la « Received Pronunciation » au Royaume-Uni, qui est généralement l’accent que l’on entend sur la BBC et comme le « General American » ou le « Standard American English » aux États-Unis, qui correspond à l’accent du centre-ouest du pays.

 

apprendre les langues avec VivaLing

 

Prononce-t-on mieux une nouvelle langue quand on est enfant ?

L’âge des apprenants est une donnée cruciale dans l’apprentissage de la prononciation des langues étrangères. Les enfants de moins de 12 ans n’ont généralement pas besoin de fournir d’efforts particuliers pour prendre les « bons » accents; les modes articulatoires de la langue maternelle n’ont pas encore figé leur appareil articulatoire, qui s’adapte facilement à la prononciation des sons étrangers. Le « crible perceptif » qui, chez des adultes monolingues, fait “passer” (permet de différencier) seulement les sons de la langue maternelle, ne fait pas encore barrage. Cela permet aux jeunes enfants d’assimiler les sons et l’intonation d’une nouvelle langue en se basant uniquement sur l’imitation, avec quelques indications articulatoires.

Il existe tout de même deux conditions importantes:

  • les élèves doivent avoir un bon modèle à suivre en la personne de l’enseignant;
  • ils doivent avoir à leur disposition un support auditif interactif et motivant

C’est pour cette raison que VivaLing propose des cours de langues avec des coaches de langue maternelle, capables d’interagir avec les enfants en leur donnant un modèle à imiter et de corriger leurs intonations, si nécessaire.

Chez VivaLing, tous les coaches ont des accents neutres ou légers, quelle que soit la langue enseignée. Néanmoins, afin que nos élèves puissent apprendre une langue dans toute sa richesse et sa diversité, nos coaches proviennent de pays et d’horizons différents. Cela nous permet ainsi de proposer des « tandem de coachs » pour que nos élèves qui apprennent l’espagnol puissent le faire avec un coach espagnol et un coach sud-américain, ou pour ceux qui apprennent l’anglais avec un coach britannique et un américain.

 

Pour inscrire vos enfants chez VivaLing, c’est par ICI

 

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Apprendre en jouant : pourquoi c’est plus efficace

Un proverbe chinois dit “Dis-moi et j’oublierai, montre-moi et je me souviendrai, implique-moi et je comprendrai”.

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Le concept d’apprendre en jouant n’est pas nouveau. Platon reconnaît dans son ouvrage Les Lois l’importance des jeux pour l’éducation des enfants, et déjà au XVe siècle, on cherchait à enseigner l’alphabet ou les mathématiques aux enfants de façon attractive, sous forme de jeu de cartes ou de biscuits. La réflexion sur le jeu comme moyen d’apprentissage est également présente dans les travaux des psychologues de l’enfant, dont ceux de Piaget, qui au début des années trente mettait en évidence l’importance du jeu pour le développement de nombreuses compétences : kinésiques, de symbolisation, normatives, sociales et communicationnelles.
Aujourd’hui, tous les spécialistes de l’enfance s’accordent pour valider l’utilité et l’efficacité de l’apprentissage par le jeu. Lorsque les enfants jouent, ils découvrent, créent, improvisent et apprennent. Selon Lev Vygotsky[1], le jeu est la principale source de développement des enfants, que ce soit sur le plan affectif, social, physique, langagier ou cognitif. Pour le psychologue David Elkind[2], le jeu n’est pas seulement une source de créativité, mais aussi un mode d’apprentissage fondamental. Ces spécialistes reconnaissent que le jeu et le travail scolaire ne constituent pas deux catégories distinctes pour les enfants : la création, l’action et l’apprentissage sont inextricablement liés.

 

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Motivation, habiletés sociales et structuration des connaissances

Pour le Dr Fraser Mustard[1], « le jeu accroît l’intelligence, stimule l’imagination, encourage la résolution de problèmes créative et aide au développement de la confiance, de l’estime de soi et d’une attitude positive face à l’apprentissage. »

Effectivement, les vertus du jeu en matière pédagogique sont nombreuses : le jeu développe la capacité d’entrer en relation avec les autres, de négocier, de discuter, de collaborer, de partager des émotions et des idées, de développer des liens et des amitiés ou encore de développer l’esprit d’équipe (et un désir de compétitivité au sein de celle-ci). En outre, l’interaction entre les joueurs et la compétition favorise la motivation des apprenants.

Les jeux favorisent également la structuration des connaissances, c’est-à-dire qu’ils permettent à l’apprenant la construction et l’organisation de schémas ou de représentations afin de comprendre un concept ou une situation donnée. Ainsi, les jeux améliorent et renforcent l’apprentissage.

 

Jeux et apprentissage des langues

Les jeux peuvent-ils servir dans l’apprentissage des langues ? Et si oui, comment ?

Aujourd’hui, les spécialistes reconnaissent plusieurs avantages à l’utilisation des jeux en cours de langue :

  • ils aident à rompre la monotonie dans un cours;
  • ils sont motivants et stimulants ;
  • ils permettent de faire et de maintenir des efforts,
  • ils offrent l’opportunité d’exercer les compétences de compréhension et d’expression écrites et orales ;
  • ils encouragent les apprenants à interagir et à communiquer ;
  • ils créent un contexte intéressant d’utilisation des langues.

 

Mais pour être efficaces, les jeux doivent être adaptés et tenir compte de certains facteurs comme le nombre d’apprenants, le niveau de maîtrise de la langue, le contexte culturel, le temps imparti à la leçon ainsi que le sujet.  Les jeux doivent surtout être intégrés par les enseignants dans un projet pédagogique précis.

Chez VivaLing, tous nos coaches sont formés à l’utilisation de jeux numériques pour rendre l’apprentissage de l’anglais, du chinois, de l’espagnol et du français ludique, interactif et, de ce fait, plus efficace.

Alors qu’attendez-vous pour inscrire votre enfant chez VivaLing?

 

[1] http://www.simplypsychology.org/vygotsky.html

[2] http://www.webmd.com/david-elkind

[3] http://ecereport.ca/media/uploads/pdfs/early-years-study3-2011.pdf

 

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6 Astuces pour une rentrée réussie !

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Ça y est, c’est la fin des vacances et avec elles une certaine forme d’insouciance et de légèreté. La rentrée est pour beaucoup synonyme de stress et d’appréhension.  Pour les enfants, il faut se refaire de nouveaux amis, rencontrer de nouveaux professeurs et, pour les parents, installer une nouvelle routine avec une myriade d’activités et une multitude de contraintes à gérer. VivaLing vous aide à aborder cette période de l’année avec confiance et sérénité en vous livrant 6 conseils.

 

  • Favorisez le sommeil.

Pendant l’été, les enfants n’ont pas d’horaire de coucher fixe, ce qui est compréhensible. Mais le sommeil est essentiel pour une année scolaire sereine et productive. Aidez vos enfants à se remettre sur la bonne voie en les mettant au lit et en les réveillant plus tôt au moins une semaine avant la reprise des cours.

  • Rencontrez les enseignants de vos enfants.

Vous aurez certainement l’occasion d’assister à des journées portes ouvertes et à de multiples réunions de présentation au début de l’année scolaire, mais aucune ne vous donnera la chance de passer du temps de qualité avec les enseignants de vos enfants. Essayez de trouver quelques minutes avant ou après l’école pour les rencontrer en tête-à-tête. À tout le moins, envoyez-leur un e-mail d’introduction afin de vous présenter et demander des conseils sur la meilleure façon d’aider votre enfant tout au long de l’année.

  • Faites des devoirs un moment privilégié.

Planifiez dans l’emploi du temps de votre enfant un créneau quotidien pour les devoirs. Définissez avec lui un endroit tranquille et confortable dans la maison où il pourra travailler (sa chambre, un bureau…) et équipez-le des fournitures nécessaires pour bien étudier (recharges de stylo, feuilles, cahiers…). Plus votre enfant disposera d’un moment et d’un endroit privilégié, plus il sera motivé pour faire bien travailler tout au long de l’année.

  • Planifiez un temps de lecture quotidien.

La lecture est un facteur clef de réussite scolaire : cela permet d’enrichir le vocabulaire de votre enfant, son aisance à l’oral comme à l’écrit. Cela développe son imagination, sa créativité et enrichit son univers intérieur. C’est aussi un moment de partage unique qui vous permet d’explorer de nouveaux mondes et de vivre de nouvelles aventures avec votre enfant. Essayez donc de consacrer chaque jour 20 minutes pour lire avec votre enfant. En grandissant, votre enfant conservera ce gout et ce plaisir de lire au quotidien.

  • Encouragez et motivez.

Chaque année scolaire qui commence est un nouveau défi à relever pour votre enfant. Quel que soit ses résultats passés, faites-lui part de votre soutien et de votre confiance pour cette nouvelle année. Encouragez-le à faire de son mieux, dédramatisez les échecs et rappelez-lui qu’il peut toujours vous solliciter en cas de besoin.

  • Sélectionnez les bonnes activités.

Chaque enfant a des goûts et des aptitudes différents. En ce début d’année, prenez le temps de vous asseoir avec votre enfant pour comprendre ce dont il a envie et besoin, et voir ce qui peut tenir raisonnablement dans son emploi du temps et dans le vôtre. Apprendre une nouvelle langue vivante fait partie des activités qui dotera votre enfant d’un formidable atout pour l’avenir, tant au niveau personnel que professionnel. VivaLing vous offre la possibilité de faire ce magnifique cadeau à votre enfant dans les meilleures conditions : des cours ludiques et interactifs, 100% personnalisés avec un professeur particulier qualifié et expérimenté, sans avoir à sortir de chez vous !

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Pourquoi les enfants apprennent mieux : la science nous éclaire enfin

Le commun des mortels l’a observé et la science expérimentale l’a confirmé : les enfants sont plus aptes que les adultes à apprendre les langues étrangères et à atteindre un niveau élevé. Quelles en sont les raisons ? Toutes choses égales par ailleurs, ce sont la neurologie et la psychologie qui vont nous fournir la réponse.

Les explications neurologiques s’intéressent à l’état du cerveau et sa capacité à mener à bien une tâche donnée à un certain stade de son développement. Plusieurs pistes furent explorées dès les années 60. L’une portait sur la maturation du cerveau et suggérait que celui-ci était comme une tablette d’argile : une fois gravée avec la langue maternelle elle ne pouvait s’effacer, être réécrite ou complétée par une langue étrangère. Une autre explication se concentrait sur les interférences de la langue maternelle et affirmait qu’une fois celle-ci acquise, c’est le mécanisme d’apprentissage lui-même qui était complètement démantelé, afin de réaffecter les tissus neuronaux – ressource rare – à d’autres tâches. On sait aujourd’hui que ces explications extrêmes sont pour certaines fausses et pour d’autres incomplètes et simplistes.

En revanche, on en sait beaucoup plus sur d’autres phénomènes liés à l’âge et affectant la capacité à apprendre une langue étrangère. Le premier d’entre eux est la diminution de plasticité cérébrale avec le temps. La neuro-plasticité, ou plasticité cérébrale, ou encore plasticité du cerveau, désigne le changement des circuits neuronaux sous l’effet de l’environnement ou de l’expérience. A chaque nouvel apprentissage (que ce soit un savoir ou une aptitude), de nouveaux câblages cérébraux se créent de sorte à permettre la transmission de l’information et son traitement. A l’inverse les connexions inutilisées sont détruites pour optimiser le fonctionnement et la performance du cerveau. A la naissance, chaque neurone (et on en compte quelque 100 milliards) possède 2500 synapses permettant les connexions neuronales. A l’âge de 2-3 ans, ce nombre de synapses par neurone a augmenté à 15000, soit … le double de la quantité à l’âge adulte. En effet par élagage neuronal, la densité synaptique décroit progressivement à partir du milieu de l’enfance et de l’adolescence à un rythme propre à chaque partie du cerveau. De plus, la myélinisation (« gainage » des axones) renforce encore l’efficacité des transmissions neuronales retenues, au détriment de flexibilité du cerveau à établir de nouveaux circuits neuronaux. La spécialisation des zones du cerveau à des fonctions spécifiques et très précises se poursuit. La neuro-plasticité diminue donc inexorablement avec la maturation du cerveau. Les processus comme l’apprentissage des langues connaissent une fenêtre d’opportunité privilégiée qui succède aux fonctions sensorielles de base et précède les fonctions cognitives supérieures.

Hensch - Brain plasticity

Sur la base de la plasticité cérébrale, l’apprentissage connait des périodes sensibles successives concernant : les sens à la petite enfance, les langues et les fonctions motrices à l’enfance, et plus tard les fonctions cognitives supérieures (mathématiques, pensée critique, etc…) (credit : adapté de Hensch, 2005, Nature Reviews Neuroscience)

 

David Birdsong, l’un des chercheurs actuels en pointe sur les effets de l’âge d’acquisition, en recense d’autres causes. D’abord, le déclin généralisé des capacités cognitives avec l’âge est un phénomène régulier qui n’épargne pas l’apprentissage des langues. Ensuite, les interférences de la langue maternelle augmentent probablement avec l’âge – qui marque la durée d’usage de cette langue. Enfin, selon les psych0-linguistes, avec l’âge disparaît l’accès à la Grammaire Universelle – cette capacité innée à apprendre le langage chère à Chomsky – ou tout autre mécanisme d’apprentissage spécifique aux langues.

Les causes socio-psychologiques liées à l’âge sont de nature complètement différente mais non moins significatives. Les enfants ne ressentent pas de gêne à la nouveauté, puisque tout est nouveau et que du même coup rien n’est vraiment anormal. Les sons même très différents de ceux de la langue maternelle ne sont pas effrayants pour autant. Les enfants les prononcent avec conviction là où les adultes pourraient hésiter à les appuyer avec la même énergie, tant ils sont « étranges ». De manière plus importante encore, l’enfant n’aura pas peur d’essayer même sans être complètement sûr, de se lancer, quitte à se tromper et à recommencer. Les autres enfants ne porteront d’ailleurs pas de regard critique, du moins pas dans les mêmes proportions. L’adulte, lui, pourra ressentir une certaine gêne, celle de faire des erreurs ou de ne pas être à la hauteur. Il pourra craindre que son statut social exprimé naturellement dans sa langue maternelle se trouve dégradé par une maitrise moins bonne de l’autre langue. Bref, la conscience sociale plus aigüe joue parfois contre l’apprentissage des langues par les adultes.

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Indépendamment de la qualité des conditions d’apprentissage – dont nous reparlerons-, l’enfant aura donc plus de facilité à apprendre une langue étrangère que l’adulte, pour des raisons à la fois neurologiques et socio-psychologiques. Voilà pourquoi il faut profiter de la période sensible de l’enfance, si favorable.

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Chaos dans la seconde langue de mon enfant – c’est grave docteur ?

Avez-vous déjà été déconcerté par la progression imprévisible et chaotique de votre enfant dans l’apprentissage d’une seconde langue ? Des progrès fulgurants semblent suivis de périodes plus lentes, voire laborieuses, voire même de régression. Une notion qui semblait acquise, et voilà soudain que votre enfant fait une faute là où il ne butait jamais. Ce verbe irrégulier, pourquoi le conjugue-t-il maintenant comme un verbe régulier ? Et pourquoi ne comprend-il plus ces tournures qui lui paraissaient si évidentes auparavant ? Mais ce n’est pas le dernier rebondissement : quelques temps plus tard, il vous surprend par des expressions inattendues qui vous surprennent à nouveau.

C’est que l’apprentissage d’une seconde langue est aussi chaotique que, par exemple, les phénomènes météorologiques. Vous souvenez-vous de ce papillon imaginé par Lorenz qui, en battant des ailes à Tokyo, modifiait le climat à Dallas ? Une action apparemment anodine et à peine perceptible peut ainsi avoir des conséquences considérables, bien loin de son lieu de première manifestation et de manière complètement imprévisible.

Même le plus élémentaire des systèmes complexes, le double pendule ou pendule à deux degrés de liberté, présente un comportement extrêmement difficile à anticiper. Non pas que les équations n’existent pas, mais le système est tellement sensible que toute prevision dynamique en devient impossible. Dans la variante du double pendule filmée ci-dessous, regardez-donc le mouvement de la petite boule rouge quand le pendule principal est mis en branle. Bien malin qui pourrait en prévoir la trajectoire.

 

L’apprentissage des langues s’apparente lui aussi à un phénomène complexe. Il est remarquablement bien décrit par la théorie des systèmes dynamiques (Dynamic Systems Theory ou DST) qui a fait son apparition en linguistique il y a moins de vingt ans. L’apprentissage des langues dépend en effet d’un grand nombre de variables à la fois cognitives et sociales : la quantité de langue cible entendue et produite, le feedback reçu, la motivation intrinsèque et extrinsèque de l’apprenant, ses interactions avec les individus, les groupes ou la société l’environnant, sa connaissance en langue première et en langue seconde, l’historique et la durée d’apprentissage … et la liste fine est encore longue. Ces variables sont non seulement très nombreuses mais aussi interconnectées dans des dynamiques riches et complexes.

L’apprentissage est éminemment non linéaire : les effets ne sont pas proportionnels aux efforts. Prenez maintenant l’image, pour le parcours d’apprentissage, d’une longue randonnée. Au cours de la randonnée les jalons seront croisés et franchis les uns après les autres ; les acquis linguistiques, eux, ne forment jamais une suite régulière d’éléments maîtrisés proprement les uns après les autres. Ils constituent plutôt un ensemble mouvant dont les composantes se recouvrent, le tout dans un relief parsemé de fossés dont il est difficile de s’extraire ou de montagnes difficiles à gravir. Chaque nouvel état d’apprentissage est le résultat de l’effet conjugué d’influences multiples sur l’état précédent. Enfin, l’apprentissage dépend étroitement du point de départ de l’enfant, neurologique, physiologique, psychologique.

En êtes-vous maintenant convaincu ? Le chemin précis de l’apprentissage d’une seconde langue est dans une grande mesure imprévisible. Cependant, pour les enfants, le résultat final sera statistiquement une très bonne maîtrise de la langue. Le chaos en soi n’est donc pas à craindre mais à apprivoiser. La leçon pour l’enseignant, on le sait bien, est de personnaliser à l’extrême l’enseignement à l’apprenant, son histoire, son état présent; de réagir minutieusement à chaque évolution et de l’accompagner ainsi vers son objectif ultime. La leçon principale pour l’apprenant et sa famille est que, une fois trouvé le bon enseignant, il ne faut jamais céder au découragement mais au contraire persévérer et toujours encourager son enfant dans ses efforts. C’est ce que vous faites déjà, n’est-ce pas ? Ceci conduira votre enfant du chaos à l’apprentissage, de la difficulté à la réussite.

 

Pour en savoir plus :

De Bot, K., Lowie, W. & Verspoor, M. (2007). A dynamic systems theory approach to second language acquisition. Bilingualism : Language and Cognition, 10(1), 2007, 7-21.

 

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7 Tips to Help your Child Learn a New Language

Here are some tips to encourage and support your child in his learning journey. And you’ll see, you can do a lot to help!

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1- Show interest in your child’s Language learning experiences and encourage him or her to share them with you

2- Encourage your child to learn through meaningful language games

3- Read newspapers and books together, starting with books with attractive illustrations

4- Bring your child to the library or bookshops to cultivate a reading habit

5- Watch quality television programmes in the target language together

6- Make use of objects in your environment such as road signs and advertisements to engage your child in conversations in the target language

7-Build up your child’s confidence by not correcting his or her mistakes excessively

 

* Tips from “The new Chinese language curriculum for primary schools” by Singaporean MOE

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Le parcours de votre enfant avec VivaLing

Commencer tôt, bien apprendre, ne pas oublier : voilà les étapes simples du parcours de votre enfant avec VivaLing. Découvrez-en plus ci-dessous sur le cadre théorique conçu par VivaLing et sa mise en œuvre pour favoriser l’obtention de résultats concrets. Vous pouvez aussi vous référer aux articles correspondants de notre blog.

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VivaLing - Facteurs d'apprentissage

Trois facteurs déterminants pour l’apprentissage des langues par les enfants

Prenez un enfant à un stade donné de son développement. Toutes choses égales par ailleurs, l’efficacité de son apprentissage de langue étrangère sera déterminée par trois facteurs clés : la quantité d’activité langagière, la motivation, et l’interaction sociale.

Ce que nous résumons par activité langagière est en fait la réunion de plusieurs concepts différents et complémentaires qu’énonce parfaitement Shumei Zhang (2009). L’input est la quantité de langue cible à laquelle l’apprenant est expose et que son cerveau traite. L’input est indispensable, mais pas suffisant pris isolément. Le feedback, ou retour d’information (parfois appelé interaction), est nécessaire à l’apprenant pour la prise de conscience et la correction des erreurs. L’output, enfin, ou langue produite par l’apprenant, lui permet entre autres de tester ses hypothèses sur la langue cible et de développer l’automaticité de son discours. Notre cerveau étant un “super-ordinateur (…) doteé de puissants et rigoureux mécanismes d’inférence statistique“, comme le souligne Stanislas Dehaene (2013), professeur au Collège de France, l’input, le feedback et l’output seront d’autant plus efficaces qu’ils viendront en grande quantité et avec la qualité requise.

Il faut donc parler abondamment à l’enfant dans la langue cible, si possible régulièrement, et avec un bon niveau de langue (sans faute, de manière suffisamment claire pour qu’il comprenne et suffisamment sophistiquée pour que cela le fasse progresser). L’enfant doit être fortement incité à parler lui-même dans la langue cible, quitte à se lancer sans être sûr du résultat. Enfin il ne faut pas hésiter à le reprendre en cas d’erreur : ce n’est pas un reproche ou une réprimande mais bien une étape indispensable à son apprentissage.

 

L’input est indispensable à l’apprentissage de langue … mais pas suffisant

L’input est indispensable à l’apprentissage de langue … mais pas suffisant

Rebecca Oxford (1994) de l’Université d’Alabama le rappelle  : « la recherche démontre que la motivation influence directement la fréquence avec laquelle les étudiants utilisent des stratégies de seconde langue, combien ils interagissent avec des locuteurs natifs, combien d’input de langue cible ils reçoivent, dans quelle mesure ils réussissent a leurs examens, quel niveau général de langue ils atteignent, à quel point ils persévèrent dans leurs efforts et conservent leur niveau lorsque l’apprentissage formel est terminé. » La motivation, en effet, est l’un des facteurs d’apprentissages des langues les plus puissants. La motivation peut pallier certaines déficiences d’aptitude ou de quantité ; à l’inverse sans motivation, point d’apprentissage.

Un enfant désirera typiquement apprendre une langue pour s’insérer dans son milieu et avoir des amis ou bien pour réussir à ses examens ; sa motivation sera intrinsèque, par intérêt pour la langue ou par désir de réussite, ou bien extrinsèque, impartie avec plus ou moins de succès par son entourage. Les enseignants jouent un grand rôle dans la motivation de leurs élèves. La motivation tient aussi à l’absence de facteurs de démotivation : les parents, par exemple, ne doivent pas projeter leurs propres appréhensions vis-à-vis d’une langue qu’ils croient trop dure ; la société ne doit pas émettre de jugements négatifs sur une langue jugée inappropriée pour une raison ou une autre.

 

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La motivation, essentielle pour l’apprentissage des langues, varie d’un individu à l’autre en nature et en intensité (credit termcoord.eu)

L’Interaction sociale est le troisième facteur d’apprentissage. Il est déjà partiellement couvert par les deux précédents : en effet le feedback est souvent donné au cours d’une interaction sociale (et non par une machine), et la motivation provient bien souvent de l’intervention bénéfique d’une personne. Mais le phénomène va beaucoup plus loin. Sarah Roseberry (2011), du centre iLabs de l’Université de Washington, s’est intéressée à l’apprentissage linguistique d’un groupe de 42 enfants de moins de trois ans dans des conditions expérimentales différentes : d’abord avec un adulte présent en chair et en os, ensuite avec un adulte présent virtuellement via une interface en ligne de type Skype, enfin avec un adulte enregistré dans une séquence vidéo.

Les résultats sont sans appel : l’adulte vivant, qu’il soit présent physiquement ou à distance, permet un apprentissage équivalent alors que l’enregistrement vidéo a beaucoup moins effet. Ainsi, on peut douter très fortement, au moins pour les enfants en bas âge, de l’efficacité pédagogique des émissions et programmes pour enfants préenregistrés, même lorsque le personnage principal fait semblant de poser une question et d’attendre la réponse de l’enfant. Le fait est que l’enfant ne se laisse pas duper. Il a besoin, pour apprendre, d’une interaction réelle où son interlocuteur réagit effectivement à la direction de son regard, son expression faciale, ses changements d’attitude, ses temps d’arrêt ou de reprise, bref a la dynamique de son comportement et de son apprentissage.

 

Les personnages de certains dessins animés populaires ne dupent pas les enfants, même lorsqu’ils posent une question et font semblant d’attendre une réponse

Les personnages de certains dessins animés populaires ne dupent pas les enfants, même lorsqu’ils posent une question et font semblant d’attendre une réponse

Quantité d’activité langagière, motivation et interaction sociale : ne négligez aucun de ces aspects pour l’apprentissage de langue étrangère par votre enfant.