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Un cerveau en pleine forme pour apprendre les langues

Le cerveau est l’organe par excellence dès lors qu’il s’agit d’apprendre. Et, pour apprendre une nouvelle langue, il faut avoir un cerveau en pleine forme. Grâce à Robbie, personnage inventé par Eleonore Bayen, médecin et praticien hospitalier (MCU-PH), découvrez les 8 habitudes de vie quotidienne qui permettent de prendre soin de son cerveau.

 

1- Apprendre

Pour avoir un cerveau en pleine forme, il faut apprendre et rester curieux tout au long de sa vie. Découvrir de nouvelles choses, essayer de comprendre des phénomènes inconnus, partir à la découverte du monde qui nous entoure, lire, jouer, ou encore apprendre une ou plusieurs langues vivantes: tout cela contribue à la bonne santé du cerveau. Et peu importe l’âge: il faut rester curieux et vouloir apprendre tout au long de sa vie !

2 – Bouger

Pour garder un cerveau en pleine forme, il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport nécessitant de la tactique et de la stratégie. Il suffit de bouger ! Le minimum d’activité physique recommandée est de 30 minutes par jour, mais si on peut faire plus, c’est encore mieux.

En effet, des études scientifiques ont démontré que des mouvements intenses stimulent la production de BDNF, une protéine qui dope la croissance de nouveaux neurones. De plus, toute activité qui entraîne un apport d’oxygène à nos cellules cérébrales leur est bénéfique.

3 – Attention à la tête

Le cerveau est un organe fragile et un choc trop violent peut l’endommager de manière irrémédiable. Alors, dès qu’on fait des activités à risques (vélos, rollers, ski…), il faut mettre un casque pour renforcer la protection fournie par la boîte crânienne.

4 – Manger équilibré

Afin de garder un cerveau en pleine forme, il est conseillé de consommer :

=> de l’huile d’olive, des noix et des poissons gras riches en oméga 3

=> des fruits et légumes riches en antioxydants

=> des oeufs

=> des épices aux vertus anti-inflammatoires comme la cannelle, le curcuma ou le gingembre

Il est également conseillé de réduire fortement sa consommation de sucre (surtout de sucre raffiné), de viande rouge et de produits gras (frites…).

5 – Attention aux substances dangereuses

L’alcool, la cigarette, les drogues sont de véritables dangers pour notre cerveau. Toutes ces substances modifient l’action de messagers chimiques au niveau des synapses, entraînant l’altération de la sensibilité et la modification des comportements.

6 – Bien dormir

A l’age de 10 ans, il faut dormir 10 heures. Le sommeil est au coeur de tous les processus d’apprentissage et de mémorisation. Selon une étude chinoise menée à l’hôpital de Guangzhou, les insomniaques chroniques présentent une matière cérébrale moins dense que la moyenne. A l’inverse, bien dormir entretient la mémoire et aide l’organisme à réparer les cellules cérébrales.

7 – Bien se soigner

Les maladies chroniques ont un impact sur le cerveau. Voir régulièrement son médecin, prendre ses médicaments et faire attention au bon fonctionnement de son corps font partie des réflexes à avoir pour bien entretenir son cerveau.

8 – Voir ses amis et sa famille

Rien n’est plus mauvais pour vos neurones que la solitude. Pour avoir un cerveau en pleine forme, il faut cultiver les relations sociales et la bonne humeur. Les interactions sociales sont primordiales pour la santé mentale.

 

Chez VivaLing, nous prenons grand soin du cerveau de nos élèves! Nous leur proposons des activités qui stimulent l’ensemble des parties cérébrales mobilisées pour apprendre les langues. Notre pédagogie ViLLA repose d’ailleurs sur les principaux moteurs de l’apprentissage mis en évidence par les neuro-sciences  comme l’attention, la consolidation, l’exposition, la motivation et l’interaction.  N’hésitez pas à vous inscrire sur notre site et à prendre rendez-vous avec l’un de nos Responsables Parents qui répondra avec joie à toutes vos questions. Aucune risque: c’est sans engagement !

 

cerveau bilingue VivaLing

Etre bilingue, c’est bon pour le cerveau!

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est bilingue ou multilingue. Il existe des avantages évidents à être bilingue, comme la capacité de communiquer avec des gens partout dans le monde pour les affaires ou simplement pour socialiser. Mais au-delà de ses avantages « sociaux », la recherche scientifique a mis en évidence de nombreux autres avantages au niveau cérébral. VivaLing vous propose un état des lieux des dernières découvertes scientifiques.

 

Bilinguisme VivaLing

 

  • Les enfants bilingues sont plus attentifs et concentrés

Les enfants bilingues sont capables de fixer leur attention sur un objectif précis et inhiber les éléments perturbateurs. Ceci a notamment été démontré par une expérience menée par Diane Poulin-Dubois (Université Concordia à Montréal) en 2010. La différence entre les enfants bilingues et les enfants monolingues tient au fait que le lobe frontal, partie du cerveau qui est notamment associée dans l’élaboration de processus cognitifs complexes tels que la planification ou le raisonnement déductif, est plus sollicité chez les bilingues.

 

  • Le bilinguisme permet de développer des facilités d’adaptation

 

En 1999, Ellen Bialystok (Université York à Toronto) a démontré que le bilinguisme permet de développer des facilités d’adaptation précoces. Pour son expérience, la chercheuse avait formé deux groupes d’enfants : un groupe d’enfants monolingues et un groupe de bilingues de 4 à 5 ans. Chaque enfant devait classer des cartes sur lesquelles figuraient des cercles ou des carrés, rouges ou bleus, par forme puis par couleur. Résultat : les enfants bilingues ont mieux réussi ces deux tâches que les enfants monolingues. Ces derniers, perturbés par le changement de consigne (classement par forme puis par couleur), ont moins su s’adapter.

cerveau bilingue VivaLing

  • Le bilinguisme permet de retarder l’apparition des maladies mentales

 

En 2010, des chercheurs de l’Université York à Toronto ont étudié 211 patients présentant une démence, en analysant plus particulièrement l’historique de la maladie (âge à partir duquel elle s’est déclarée, différents stades d’aggravation, etc.) et le niveau d’éducation (et notamment la maîtrise ou non de deux ou plusieurs langues). L’analyse de ces données a permis de démontrer que chez les patients multilingues la maladie s’est déclarée 4,3 ans plus tard que chez les patients monolingues. Une autre étude parue dans la revue Neurology en 2013 a confirmé ces résultats. Le bilinguisme permet un retard de 4 à 5 ans en moyenne de l’acquisition de certaines maladies comme Parkinson ou Alzheimer. Une activité cérébrale intense entretient en quelque sorte le “jeu cérébral” et permet donc de retarder les dégénérescences neurologiques.

 

  • Les enfants bilingues sont plus créatifs

 

Dans une étude menée en 2010 en Israël, des enfants de 4 à 5 ans (bilingues et monolingues) ont dessiné soit une maison soit une fleur fantastique. L’examen des dessins a montré que les enfants bilingues étaient plus imaginatifs, plus créatifs et qu’ils maîtrisaient mieux les concepts abstraits.

 

enfant bilingue vivaling

  • Le bilinguisme améliore les compétences de planification et de résolution de problèmes

 

En 2015, des chercheurs espagnols ont mis en évidence le fait que les personnes maîtrisant deux langues sont plus rapides et performantes sur des tâches cognitives complexes faisant appel aux fonctions de contrôle exécutif telles que la planification et le raisonnement. De manière générale, les neuropsychologues s’accordent sur le fait que le bilinguisme augmente les performances du système cognitif des fonctions exécutives, qui sont responsables de tous les processus impliquant l’attention, la sélection, l’inhibition, le changement, etc… Le bilinguisme permet donc de créer de nouvelles connexions au sein du cerveau. Grâce à une capacité de développement plus avancée, les enfants ont alors la capacité de comprendre et de passer plus facilement d’une matière à l’autre. D’où l’importance de développer le bilinguisme dès le plus jeune âge afin d’acquérir des facilités dans d’autres domaines par la suite.