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stage d'anglais vacances

Apprendre une langue étrangère pendant les vacances, c’est possible avec VivaLing!

Pour qu’une langue étrangère soit vivante, rien de mieux que de pratiquer intensivement. L’immersion a ses qualités, mais la téléportation reste à inventer, le temps et le budget manquent parfois pour glisser un séjour à l’étranger dans le planning de l’été.

L’alternative gagnante est de s’inscrire à des stages intensifs de langue en ligne chez VivaLing !

stages de langues grandes vacances  

Privilégier les cours individuels sur mesure

Pour maîtriser une langue, il faut pratiquer. Le débat, jamais tranché, sur les compétences innées et acquises fait toujours rage. Que ce soit la règle des 10,000 heures de Malcom Gladwell ou le 20 fois sur le métier, remettez votre ouvrage, les études se succèdent et se contredisent sur les pourcentages respectifs d’acquisition. Dans tous les cas, la pratique fait la différence, mais pas n’importe laquelle.

Le Professeur K. Anders Ericsson, psychologue à l’université de l’État de Floride a démontré qu’un apprentissage focalisé permettait de développer ses compétences de manière infaillible. Cette approche implique des sessions individuelles où le professeur motive son élève, lui donne un feedback immédiat et rebondit sur les erreurs pour progresser. Recherchez des stages qui privilégient au maximum l’interactivité avec votre professeur, un engagement actif de votre part.

L’immersion est-elle toujours la meilleure solution pour apprendre une langue ?

Un stage intensif en ligne est différent d’un séjour en immersion. Mais l’immersion est-elle toujours la solution idéale ? Vivre dans le milieu de la langue cible, ne pas avoir d’autre choix que communiquer dans la langue à étudier est un accélérateur… conditionnel.Pour un débutant, une immersion totale va titiller la curiosité mais pas obligatoirement démultiplier ses compétences linguistiques dans la mesure où les capacités d’apprentissages sont sur-sollicitées et que les fusibles fondent rapidement. Un stage intensif en ligne adapté offre une courbe d’apprentissage plus ciblée et efficace.L’immersion a aussi un aspect psychologique important. Une personnalité timide ou réservée peut vivre l’expérience comme un baptême du feu désagréable et développer une aversion pour la langue étrangère.L’immersion n’est pas non plus adaptée aux très jeunes apprenants ou aux personnes qui ont des difficultés pour se déplacer. Alors qu’un cours en ligne qualitatif est ouvert à tous.

Je privilégie les critères motivants pour maximiser l’attention

Il faut d’abord se donner des objectifs réalistes. Une heure de session par jour pendant une semaine ne va pas vous transporter au pinacle du bilinguisme. Mais vous pouvez acquérir les outils pour tenir une conversation spécialisée (sur la coupe du monde de football féminin par exemple), maîtriser votre prochaine présentation professionnelle en anglais ou pouvoir jouer en ligne à Fortnite avec un joueur à l’autre bout du monde !

Bien entendu, comme pour les abdominaux, et Sisyphe avec son rocher, il faut impérativement programmer de poursuivre les apprentissages régulièrement après votre camp.

Un autre atout des stages personnalisés : les cours sont adaptés au niveau de l’apprenant, à ses objectifs mais aussi à ses centres d’intérêts. On a plus d’appétence à communiquer sur des sujets qui nous tiennent à cœur que de chercher Bryan et Jenny dans toute la maison. Or l’attention sélective est l’un des piliers de l’apprentissage comme le souligne le spécialiste des neurosciences, Stanislas Dehaene.

Je choisis des stages qui abordent toutes les compétences linguistiques

Comme une session de sport nécessite de mélanger endurance, musculation, étirements et cardio pour stimuler les muscles efficacement, l’apprentissage des langues étrangères passe par le mélange d’activités variées au sein d’une session.

Une compétence linguistique étudiée isolément limite la progression. On peut regarder 100 heures de films sous-titrés, améliorer sa compréhension et son niveau de vocabulaire mais rester paralysé lorsqu’il s’agit de communiquer. De même, les applications de langues répétitives développent les connaissances lexicales et syntaxiques mais isolent ces compétences de la pratique de la langue vivante, ce qui décourage de nombreuses vocations.

Un stage linguistique efficace offre un travail simultané sur les 4 compétences socles : communication et compréhension orale, écriture et lecture.

Un stage linguistique intéressant offre un travail varié, avec des matériaux engageants.

Intensif en vacances ? Au secours !

Mais intensivement allongé sur un hamac avec une citronnade fraîche et une paille recyclable, ça change tout !

Les recherches en neurosciences ont montré qu’une connaissance est acquise lorsqu’elle devient automatisée. L’automatisation s’acquiert par l’entraînement et la répétition. Comment bâtir une nouvelle habitude ? Il faut revenir au minimum 3 fois sur un concept pour qu’il s’ancre durablement. Cherchez donc des stages qui intègrent la révision des éléments étudiés avec l’acquisition de nouvelles connaissances à chaque séance.

Ah non ! Pas les écrans pendant l’été.

Pour les plus jeunes, et à juste titre, les parents souhaitent contrôler le temps d’écran, tout particulièrement en vacances. La nuance intéressante est d’équilibrer contrôle et apprentissage intelligent de leur usage.

Dans de nombreux établissements scolaires anglo-saxons, les enfants travaillent dès le collège exclusivement sur ordinateur.  Les enseignants n’en contrôlent pas l’usage pendant les cours et les premiers pas sont assez chaotiques. Mais la démarche pédagogique éduque rapidement les élèves à gérer leur rapport aux écrans. On leur apprend à vérifier la qualité des informations trouvées (les sources doivent être mentionnées et sélectionnées) et de puissants logiciels vérifient que les réponses ne soient pas du copié-collé de basse matière.

Exposer ses enfants à des ressources digitales intelligentes est très formateur.

stage de langues

Je module mon programme

Pouvoir planifier ses cours à un moment qui vous convient ou convient à votre famille est un must.  Pour les enfants pendant leur séjour chez les grands-parents, à la pause déjeuner au boulot, le soir avant l’apéro sur le hamac. Cherchez une durée compatible avec votre emploi du temps (l’essentiel est d’être régulier, pas marathonien). La capacité de concentration est un élément clé pour bien choisir son temps quotidien, une session individualisée et personnalisée demande un gros effort d’attention.

VivaLing propose des stages intensifs personnalisés en ligne pour toute la famille et pour toutes les vacances.

A votre rythme (25min ou 55 min par jour, 5 jours par semaine), à votre heure et en 5 langues anglais, espagnol, mandarin, français et allemand.

Pas d’idée particulière pour vos enfants ? VivaLing a concocté des thèmes alléchants. Vous avez un projet particulier ? Les coaches VivaLing adorent les challenges et sauront vous accompagner dans tous vos projets (préparer un entretien d’embauche, ficeler une présentation ou une réunion…) Des professeurs natifs et diplômés construisent vos sessions sur-mesure, interactives et stimulantes, de 3 ans à 103 ans. Un écran, un hamac, une limonade fraîche, et

 

Amusez-vous bien !  Enjoy ! ¡Que la pasen bien ! Eine schöne Zeit wünschen wir Ihnen ! 祝学习愉快

professeur d'anglais et d'allemand

Etre multilingue, à quoi ca sert?

Les études abondent sur les avantages d’être multilingue à un stade précoce et pour le reste de sa vie. Nous avons pensé qu’il serait encore plus intéressant de demander à l’un de nos coachs, Russell, qui est lui-même un polyglotte talentueux, quels sont les intérêts réels de pouvoir parler plusieurs langues quotidiennement. Voici ses propos…éclairants et stimulants ! 

 

professeur d'anglais et d'allemand

Compter en 4 langues à 6 ans

Comme un premier signe de son intérêt farouche et précoce pour la linguistique, Russell comptait déjà dans de nombreuses langues avant même de savoir lire ou écrire. « J’ai commencé à compter en anglais, français, allemand et espagnol à l’âge de 6 ans, explique Russell. J’ai demandé à ma mère et à ma famille de noter les chiffres dans ces langues et je me promenais dans la maison pour compter toute la journée. »

Grâce à ces débuts prématurés, les compétences linguistiques de Russell sont aujourd’hui multiples : «  je parle couramment le néerlandais, l’anglais, le français, l’allemand et l’espagnol. » Sa soif d’apprendre des langues n’a jamais cessé et reste un processus continu dans sa vie : « Actuellement, j’apprends le portugais, ce qui est plutôt facile comparé au mandarin, l’autre langue que j’apprends. »

Une relation unique à chaque langue

Pour chacune des langues qu’il maîtrise, Russell a une relation spécifique avec elle. « Le néerlandais est ma langue maternelle, nous explique-t-il. Je ne parle néerlandais qu’au téléphone avec ma famille. » Comme on pouvait s’y attendre, la passion de Russell pour les langues l’a amené à sortir de sa zone de confort et à étudier dans des écoles étrangères comme l’Université d’Ottawa et, avant cela, dans une institution française.

« Je considère le français comme ma langue académique dans laquelle je me sens le plus à l’aise d’écrire puisque la plupart de mes études se sont déroulées en français. En revanche, j’associe l’anglais aux nouvelles opportunités, à la mondialisation et aux affaires. »

Plus récemment, en s’installant en Amérique du Sud, il a développé une relation affective avec une nouvelle langue : l’espagnol.  « C’est une langue de culture et d’amitié pour moi, la langue de ma vie quotidienne ici en Amérique du Sud. » Enfin, la langue de Goethe est liée à ses racines et à son enfance. « L’allemand représente une langue qui est proche de chez moi puisque j’ai vécu près de la frontière allemande pendant 18 ans et en Autriche pendant un certain temps. »

multilinguisme

Des avantages indéniables du multilinguisme

« Le plus grand avantage de parler plus d’une langue est que vous pouvez vivre et vous sentir chez vous dans plus d’un pays et vous faire de nouveaux amis partout où vous allez. » déclare Russell. « Pour faire simple : avec les langues, vous êtes chez vous n’importe où. Se faire des amis et parler à quelqu’un dans sa langue maternelle, ça change quelque chose. »

Russell est un ardent défenseur de la question linguistique, qu’il enseigne tous les jours à nos enfants, chez VivaLing. Pour illustrer sa pensée, il aime citer Mandela :

« Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela atteint son esprit. Si vous lui parlez dans sa langue, cela le touche au cœur. »

 

multilinguisme et voyages

Voir le monde en plusieurs couleurs

A la question des facultés apportées par son multilinguisme, le fait d’être un citoyen du monde lui vient directement à l’esprit : « L’apprentissage des langues vous aide à développer un sentiment d’empathie envers d’autres cultures, peuples et traditions. J’ai parfois l’impression d’avoir des identités multiples parce que je peux passer d’une réalité à l’autre avec une liberté de choix illimitée en conséquence. »

Plus encore, cela lui a permis de réfléchir à des situations avec plus de subtilité, faisant preuve d’un meilleur discernement : « parler une autre langue vous fait prendre conscience des autres et que votre réalité n’est pas la seule existante, cela vous ouvre de nouvelles fenêtres et vous permet de réfléchir à deux fois aux différents problèmes auxquels vous êtes confrontés dans votre vie quotidienne.

Comme disait Charlemagne : avoir une autre langue, c’est comme posséder une autre âme. »

A écouter Russell on ne peut que penser que tous les enfants devraient être élevés avec la capacité de penser le monde non seulement dans une seule langue, mais dans plusieurs !

Etre plurilingue présente de nombreux avantages : créativité, empathie, intelligence culturelle et ouverture d’esprit, et permet d’aborder les choses (même les matières à l’école) sous des angles variés et complémentaires. Une langue différente, c’est est une version différente de la vie, c’est pourquoi l’apprentissage des langues est si essentiel.

A quel âge apprendre l'anglais

Une nouvelle étude du MIT révèle quel est le meilleur âge pour apprendre les langues !

 

 

De nombreuses études suggèrent qu’il est plus difficile d’apprendre une nouvelle langue à l’âge adulte que pendant l’enfance. Les scientifiques ont ainsi mis à jour ce qu’on appelle la “période critique” pour l’apprentissage des langues.

Une nouvelle étude réalisée par le MIT suggère que les enfants ont une capacité accrue à apprendre une nouvelle langue jusqu’à 17 ou 18 ans. Cependant, l’étude révèle également qu’il est presque impossible d’atteindre des compétences semblables à celles d’un locuteur natif à moins de commencer à apprendre une nouvelle langue avant l’âge de 10 ans.

 

“Si vous voulez avoir une connaissance et une maîtrise de la grammaire anglaise de type natif, vous devez commencer vers l’âge de 10 ans. Nous ne voyons pas beaucoup de différence entre les gens qui commencent à la naissance et ceux qui commencent à 10 ans, mais nous commençons à voir un déclin après 10 ans “, déclare Joshua Hartshorne, professeur adjoint de psychologie au Boston College, qui a mené cette étude en post-doctorat au MIT.

 

L’étude démontre que les personnes qui commencent à apprendre une langue entre 10 et 18 ans apprennent quand même rapidement, mais comme elles ont moins de temps avant que leur capacité d’apprentissage ne diminue, elles n’atteignent pas le niveau de compétence des locuteurs natifs.

 

Les résultats sont basés sur l’analyse d’un test de grammaire auquel ont répondu près de 670 000 personnes, ce qui constitue de loin l’ensemble de données le plus important que quiconque ait réuni pour une étude sur les capacités d’apprentissage des langues.

 

“Il a été très difficile jusqu’à présent d’obtenir toutes les données dont on avait besoin pour répondre à la question de savoir combien de temps dure cette période critique “, explique Josh Tenenbaum, professeur au MIT en sciences du cerveau et cognitives et auteur de l’article. “C’est l’une des rares occasions en sciences où nous avons pu travailler sur une question très ancienne, à laquelle de nombreuses personnes intelligentes ont pensé et adopter une nouvelle perspective et voir quelque chose que d’autres personnes n’ont peut-être pas vu.

 

Un apprentissage rapide

 

Bien qu’il soit typique pour les enfants d’apprendre les langues plus facilement que les adultes – un phénomène souvent observé dans les familles qui immigrent dans un nouveau pays – cette tendance a été difficile à étudier en laboratoire. Les chercheurs qui ont amené des adultes et des enfants dans un laboratoire, leur ont enseigné de nouveaux éléments de langage, puis les ont testés, ont constaté que les adultes étaient en fait meilleurs pour apprendre dans ces conditions. Mais de telles études ne reproduisent probablement pas fidèlement le processus d’apprentissage à long terme, déclare M. Hartshorne.

 

Suivre les gens dans leur apprentissage d’une langue pendant de nombreuses années est difficile et prend beaucoup de temps, c’est pourquoi les chercheurs ont proposé une approche différente. Ils ont décidé de prendre des instantanés de centaines de milliers de personnes qui en étaient à différentes étapes de l’apprentissage de l’anglais.

 

En mesurant la capacité grammaticale de nombreuses personnes d’âges différents, qui ont commencé à apprendre l’anglais à différents moments de leur vie, ils ont pu obtenir suffisamment de données pour arriver à des conclusions significatives.

 

L’estimation initiale de Hartshorne était qu’ils avaient besoin d’au moins un demi-million de participants – un nombre sans précédent pour ce type d’étude. Face au défi d’attirer tant de sujets, il a entrepris de créer un quiz de grammaire qui serait suffisamment divertissant pour être viral.

 

Avec l’aide de quelques étudiants du MIT, Hartshorne a parcouru des articles scientifiques sur l’apprentissage des langues pour découvrir les règles grammaticales les plus susceptibles de faire trébucher un non-anglophone. Il a écrit des questions qui révéleraient ces erreurs, telles que déterminer si une phrase comme “Yesterday John wanted to won the race” est grammaticalement correcte.

 

Pour inciter un plus grand nombre de personnes à passer le test, il a également inclus des questions qui n’étaient pas nécessaires pour mesurer l’apprentissage des langues, mais qui étaient conçues pour révéler quel dialecte de l’anglais parle le candidat au test. Par exemple, un anglophone du Canada pourrait trouver la phrase “I’m done dinner” correcte, alors que la plupart des autres ne le trouveraient pas.

 

Quelques heures après avoir été publié sur Facebook, le quiz de 10 minutes “Which English ?” était devenu viral.

“Les semaines suivantes ont été consacrées au fonctionnement du site Web, car la quantité de trafic que nous recevions était tout simplement incroyable “, explique M. Hartshorne. “C’est comme ça que j’ai su que l’expérience était suffisamment amusante.”

 

Une longue période critique

 

Après avoir répondu au questionnaire, les utilisateurs ont été invités à révéler leur âge actuel et l’âge auquel ils ont commencé à apprendre l’anglais, ainsi que d’autres informations sur leurs antécédents linguistiques.

Les chercheurs se sont retrouvés avec des données complètes pour 669 498 personnes, et une fois qu’ils ont eu cette énorme quantité de données, ils ont dû trouver comment les analyser.

 

“Nous avons dû nous demander combien d’années quelqu’un a étudié cette langue, quand il a commencé à la parler et quel genre d’exposition il a eu : apprenaient-ils en classe ou étaient-ils immigrés dans un pays anglophone ?” Hartshorne dit.

 

Les chercheurs ont mis au point et mis à l’essai divers modèles de calcul pour déterminer lequel correspondait le mieux à leurs résultats, et ils ont constaté que la meilleure explication de leurs données est que la capacité d’apprentissage de la grammaire demeure forte jusqu’à 17 ou 18 ans, date à laquelle elle diminue.

 

Les résultats suggèrent que :

 

la période critique pour l’apprentissage de la langue est donc beaucoup plus longue que ne l’avaient cru les spécialistes des sciences cognitives.

 

“C’était surprenant pour nous, dit Hartshorne. “Le débat était de savoir s’il déclinait dès la naissance, commençait à décliner à l’âge de 5 ans, ou commençait à décliner dès la puberté.”

 

Les auteurs notent que les adultes sont encore bons dans l’apprentissage des langues étrangères, mais qu’ils ne pourront pas atteindre le niveau d’un locuteur natif s’ils commencent à apprendre dès l’adolescence ou à l’âge adulte.

 

“Bien qu’il ait été observé depuis longtemps que l’apprentissage d’une langue seconde est plus facile au début de la vie, cette étude fournit la preuve la plus convaincante à ce jour qu’il existe un moment précis dans la vie après lequel la capacité d’apprendre la grammaire d’une nouvelle langue diminue “, dit Mahesh Srinivasan, professeur adjoint de psychologie à l’Université de Californie à Berkeley, qui ne participe pas à cette étude. “C’est un grand pas en avant pour le terrain. L’étude ouvre aussi des questions surprenantes et nouvelles, car elle suggère que la période critique se termine beaucoup plus tard que prévu.”

 

On ne sait toujours pas ce qui cause la fin de la période critique vers l’âge de 18 ans. Les chercheurs suggèrent que les facteurs culturels peuvent jouer un rôle, mais qu’il peut aussi y avoir des changements dans la plasticité du cerveau qui se produisent autour de cet âge.

 

“Il est possible qu’il y ait un changement biologique. Il est également possible qu’il s’agisse de quelque chose de social ou de culturel “, dit M. Tenenenbaum.

Dans de nombreuses sociétés, il y a à peu près une période où l’on est mineur jusqu’à l’âge de 17 ou 18 ans environ. Après cela, vous quittez votre domicile, vous travaillez peut-être à temps plein ou vous devenez un étudiant universitaire spécialisé. Tout cela pourrait avoir un impact sur votre rythme d’apprentissage pour n’importe quelle langue.

 

Hartshorne prévoit maintenant de mener des études connexes dans son laboratoire du Boston College, dont une qui permettra de comparer les hispanophones natifs et non natifs de l’espagnol. Il prévoit également d’étudier si les aspects individuels de la grammaire ont des périodes critiques différentes, et si d’autres éléments de la compétence linguistique comme l’accent ont une période critique plus courte.

 

Pour en savoir plus sur l’étude: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0010027718300994

Cerveau et apprentissage des langues

Mieux apprendre les langues grâce aux neurosciences

Cerveau et apprentissage des langues

Comment le cerveau fait-il pour maîtriser une langue?

Même si les recherches récentes montrent que de nombreuses régions de notre cerveau s’activent lors de la moindre opération mentale, les fonctions utiles au langage trouvent leur source dans deux aires qui ont donc une importance primordiale : l’aire de Wernicke et l’aire de Broca. La première nous permet de comprendre les langues et la deuxième sert à s’exprimer oralement dans une ou des langues. Le fonctionnement de ces deux aires est différent. L’aire de Broca crée un espace spécifique pour chaque langue alors que celle de Wernicke ne fait aucune différenciation.

Les cerveaux des enfants élevés dans des milieux bilingues ou multilingues sont un peu différents de ceux des enfants monolingues puisque l’aire de Broca ne distingue pas les langues apprises simultanément. Ce qui explique pourquoi les enfants bilingues n’ont aucun mal à passer d’une langue à l’autre dans une même phrase.

Sachant qu’il y a deux aires cervicales impliquées dans la maîtrise d’une langue, on conçoit alors qu’il soit possible de comprendre très bien une langue tout en ayant des difficultés à la parler. Si c’est le cas de votre enfant, ne le découragez pas : faites seulement travailler un peu plus son aire de Broca en pratiquant son expression orale. Ce qui rejoint complètement l’adage qui dit que “pour maîtriser une langue, il faut pratiquer” !

cours de langues pour enfants

Quelle est la meilleure méthode pour apprendre?

La grande majorité des experts s’accorde aujourd’hui sur une chose : l’apprentissage des langues sur le modèle « traditionnel » ne fonctionne pas au niveau neurologique. En effet, il faut envoyer au cerveau des signaux indiquant clairement que l’on est dans un processus d’apprentissage linguistique, pour que les fonctions dévolues au langage se mettent en activité. Alors, si votre enfant apprend une langue comme il apprend un cours d’histoire, par exemple, en mémorisant des listes de mots comme des dates d’évènements, cela ne fonctionnera pas. Il retiendra des listes de dates et des règles de grammaire, mais il sera incapable de sortir trois mots ou de comprendre une phrase simple dans la langue cible…

Les recherches scientifiques démontrent qu’il existe 4 éléments nécessaires pour bien maîtriser une langue :

1- L’utiliser régulièrement.

2- L’utiliser avec un but, ajouter un projet en parallèle qui justifie l’apprentissage (exemples : monter une pièce de théâtre, jouer à un jeu etc.).

3- Avoir accès à du matériel authentique. Il faut des extraits audio et vidéo provenant de réels échanges et situations qui emploient le langage (verbal et non verbal).

4- L’utiliser en interaction avec les autres.

Il n’y a donc pas de solution magique pour apprendre une langue, ni de “code génétique national” plus apte que d’autres à l’apprentissage linguistique. Si les Allemands et les Danois parlent l’anglais mieux et plus tôt que les Français, c’est tout simplement parce qu’ils apprennent mieux cette langue. Cela exige de la patience et beaucoup de pratique.

Il est donc préférable de faire pratiquer la langue le plus tôt possible, avec différents interlocuteurs. L’immersion obligera le cerveau à assimiler plus rapidement et durablement le vocabulaire et la grammaire afin de se faire comprendre des autres.

Sources: Cursus.edu